Le Journal du Real
·14 maggio 2026
3 raisons pour le Real Madrid de se méfier du Real Oviedo

In partnership with
Yahoo sportsLe Journal du Real
·14 maggio 2026

Ce jeudi au Bernabéu, le Real Madrid et le Real Oviedo, deux équipes qui n'ont plus rien à jouer en Liga, vont tenter de récupérer la victoire et de rester digne dans une saison qui fut compliquée pour différentes raisons pour les deux formations.
Le Barça a été sacré champion d’Espagne dimanche dernier après sa victoire dans le Clasico. Cruel pour le club de la capitale, forcément. Mais pas vraiment surprenant au vu d’une saison trop irrégulière et trop souvent traversée sans vraie maîtrise.
Pour le Real Madrid, il reste trois matchs de Liga. Trois matchs sans titre à aller chercher. Trois matchs sans grand suspense. Mais trois matchs à gagner, comme l’a rappelé Álvaro Arbeloa. Simplement pour respecter le maillot, le Bernabéu, et une institution qui ne peut pas finir en roue libre.
Ce jeudi à 21h30, les Madrilènes reçoivent le Real Oviedo, lanterne rouge déjà condamnée à la Segunda División, mais les Carbayones viendront au Bernabéu avec l’envie de sortir la tête haute.
🔥 𝐌𝐀𝐓𝐂𝐇𝐃𝐀𝐘 ! 🏆 La Liga - J36 🆚 Real Oviedo 🏟️ Santiago Bernabéu ⌚️21h30 ❗️Balancez votre prono sur ce match !
La sentence est tombée. Le Real Oviedo est officiellement relégué en Segunda División et restera comme le premier club condamné de cette saison de Liga. La relégation a été actée après le match nul ce lundi entre le Rayo Vallecano et Girona (1-1), en clôture de la 35e journée.
Avec seulement 29 points au compteur et trois matchs encore à disputer, Oviedo ne pouvait plus mathématiquement rattraper la 18e place, occupée par Girona. L’écart de dix points a définitivement scellé le sort des Asturiens. Plus de miracle à espérer. Juste cette réalité froide : le retour en Liga n’aura duré qu’une saison.
Après près de 25 ans loin de l’élite, le club du nord-ouest de l’Espagne avait enfin retrouvé la lumière. Les grandes affiches, les soirées qui comptent… Tout cela devait marquer un nouveau départ. Au final, ce sera un passage éclair.
Sur le terrain, Los Azules n’ont jamais trouvé la régularité nécessaire pour survivre. Avec 18 défaites en 35 rencontres, dont 11 revers en 17 déplacements, Oviedo a trop souvent joué avec la peur au ventre. Les dernières sorties l’ont confirmé : défaite contre Elche, 0-3 face au Betis, puis nul contre Getafe. Courageux, oui. De quoi survivre en Liga, non.
Le grand problème du Real Oviedo cette saison se résume en un chiffre : 26 buts marqués. C’est la pire attaque de Liga. Dans un championnat aussi exigeant, survivre avec un tel rendement offensif relève presque de l’impossible.
C’est ce qui a plombé les Carbayones. Ils ont souvent manqué de tranchant, de créativité, de justesse dans les derniers mètres. Trop de matchs fermés. Trop de rencontres où l’équipe semblait capable de résister, mais pas vraiment de faire mal.
Pourtant, réduire le Real Oviedo à une simple lanterne rouge sans armes serait une erreur. Défensivement, le bilan est presque paradoxal. Avec 10 clean sheets, les Asturiens possèdent le sixième meilleur total de Liga dans ce domaine.
Le plan du Real Oviedo devrait être assez lisible : rester compact, fermer l’intérieur et pousser le Real Madrid à s’impatienter. Et cette saison, on l’a vu, la Maison blanche n’a pas toujours brillé quand il fallait user un adversaire.
Les visiteurs seront toutefois diminués. Javier López Carballo et Kwasi Sibo sont suspendus, tandis que Leander Dendoncker et Brandon Domingues sont absents. Ces forfaits risquent de peser dans l’entrejeu et sur le flanc gauche.
Même relégué, Oviedo n’arrivera pas au Bernabéu sans arguments. Le danger principal s’appelle Federico Viñas. L’attaquant uruguayen a inscrit 8 buts en 18 apparitions depuis le début de l’année et représente la menace la plus crédible de la formation de Guillermo Almada.
À ses côtés, Ilyas Chaira mérite aussi une attention particulière. Avec six buts l’ailier hispano-marocain fait partie des rares joueurs capables d’amener du danger par lui-même. Tout n’est pas maîtrisé, mais il a au moins le mérite de provoquer quelque chose.
Puis il y a Santi Cazorla. Forcément. Voir une légende du football espagnol vivre une relégation avec son club de cœur, c’est dur. Presque cruel. Oviedo est un club populaire, attachant et profondément enraciné. Mais en Liga, le romantisme ne suffit pas. Il faut des buts, des points, et de la régularité.
Pour les Oviedistas, ce déplacement au Santiago Bernabéu garde malgré tout une saveur particulière. Leur dernière visite dans l’antre madrilène remonte à janvier 2001. Venir ici en étant déjà relégué fait mal, évidemment. Mais pour le Real Oviedo, ce match historique reste un dernier rendez-vous à honorer en Liga : l’occasion de sortir avec dignité et de rappeler que les Carbayones ne se résument pas à une relégation.







































