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·3 aprile 2026
Adrien Thomasson: «Encore ce matin, des enfants de 5-6 ans me parlaient du derby»

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Ce vendredi, la Ligue 1 reprend ses droits avec la 28e journée. Pour l’occasion, le Racing Club de Lens se déplace à Lille. Une rencontre toujours spéciale, avec ce supplément lié au classement cette saison, puisque le cinquième accueille le deuxième. A un peu plus de 24 heures de la rencontre, Adrien Thomasson évoque ce Derby du Nord.
Lensois.com : Adrien, pouvez-vous nous raconter cette trêve ? Est-ce qu’elle a été réparatrice pour le groupe ? C’est vrai qu’elle a été très bénéfique, cette trêve, surtout d’un point de vue mental. On a pu couper pendant quelques jours. Après, ça nous a aussi permis de récupérer des joueurs. Donc forcément, beaucoup de choses positives, mais je dirais plus sur l’aspect mental. On avait vraiment enchaîné depuis début janvier. Le fait d’avoir eu une coupure, ça nous a fait du bien. On a recommencé, surtout cette semaine, avec forcément beaucoup d’envie et de détermination pour aborder ce derby.
Quel est votre avis sur cette équipe de Lille ? D’ailleurs, elle est sur sept matchs sans défaite en Ligue 1. C’est une équipe qui est, quoi qu’on dise, en pleine confiance. Elle a retrouvé pas mal de garanties, surtout défensives. Après, il ne faut pas oublier qu’ils ont gagné à Rennes et à Marseille lors des deux derniers matchs de championnat, où tout le monde les voyait plutôt perdre des points. Donc, on s’attend à un match très compliqué, surtout chez eux. On sait aussi pertinemment qu’ils seront revanchards. C’est normal après le match aller. Après, je pense aussi que ce sera un match difficile pour eux parce qu’on y va avec une grande détermination. Mais on les a beaucoup analysés cette semaine. On sait que c’est une bonne équipe, qu’il y a de bons joueurs un peu à tous les postes. Et je pense qu’ils ont retrouvé un rythme de croisière sur les derniers matchs de championnat qui va, je pense, leur permettre de bien finir la saison, en espérant que demain, ça tourne dans notre sens.
Par rapport au match aller, qu’est-ce qui avait bien fonctionné ? Qu’est-ce qui va être la clé pour réussir ce match de demain ? Pour avoir revu très récemment le match aller, eux avaient mieux démarré la rencontre, surtout sur les 20 premières minutes, où Robin (Ndlr : Robin Risser) nous fait deux arrêts déterminants. Après, je pense qu’on a été très pragmatiques, on a été très efficaces sur les premières situations qu’on a eues quand on est venus dans leur surface de réparation. Je pense que c’est une des clés sur ce genre de match : être efficaces dans les deux surfaces. On avait vraiment su l’être en première mi-temps parce qu’on rentre à 2-0. Je pense que ça facilite toujours le scénario d’un match. En deuxième mi-temps, on avait eu la chance aussi de marquer très rapidement le troisième but. Mais une des clés du match, ça va être d’être très efficaces. On sait qu’ils vont vouloir nous mettre beaucoup de pression dès l’entame. À nous de garder ce qu’on fait, mettre beaucoup d’énergie, je dirais beaucoup d’intensité. Parce que pour moi, dans le foot actuel, encore plus dans ce championnat-là, quand on met beaucoup de détermination, beaucoup de courses, je dirais dans tout ce qui est le dynamisme avec et sans ballon, ça va être une des clés pour le match de demain.
La bataille du milieu de terrain va être importante demain. Comment jugez-vous ce milieu de Lille ? C’est un très bon milieu de terrain, avec des joueurs très complémentaires qui allient la jeunesse avec, forcément, Bouaddi, Mukau, et l’expérience avec Bentaleb et Benjamin André. On s’attend à un match compliqué et on sait très bien que la bataille du milieu de terrain va être très importante. Après, encore une fois, je pense qu’on a aussi des certitudes de notre côté. On sait de quoi on est capables. Ça va être encore une fois un bon test, même si on est plutôt sur la fin de saison. Mais ce sont toujours des matchs qui font progresser. C’est une équipe qui est en confiance, qui a pas mal de certitudes. Donc à nous de tout faire pour les contrecarrer. Encore une fois, on s’attend à un match difficile. On va bien se préparer parce que le match, ce n’est pas aujourd’hui, mais demain soir à 21h05. Ça ne sert à rien de se faire trop de films avant demain soir. Mais encore une fois, on va tout faire pour leur imposer un défi de taille.

Au-delà de remporter le derby, est-ce que ce match est également capital pour le classement ? Bien évidemment que c’est un match important à tout point de vue, notamment pour la rivalité. Mais comme vous l’avez dit, au niveau du classement, nous, l’ambition, forcément, c’est de gagner tous les matchs. On fera les comptes en fin de saison. Mais on sait très bien que si demain, on arrive à l’emporter, on écartera définitivement nos adversaires au classement. C’est une donnée qui est très importante dans la préparation du match. Après, de toute façon, ça reste un derby, ça reste un match à part. Sans parler du classement, on sait très bien que, quoi qu’il arrive, il y a cette rivalité qui est là, sur le terrain. Et puis moi aussi, à titre personnel, depuis que je suis arrivé au club, je n’ai jamais gagné à Lille. Donc, j’espère qu’on réussira à y remédier demain soir.
Ce derby reste un rendez-vous régional. Est-ce que vous sentez cette pression monter à l’approche du match ? Sur la route, avant d’arriver à La Gaillette, c’est vrai que j’ai vu tout le monde devant François-Blin, le terrain d’entraînement. On sent qu’il y a une énergie différente. Même quand je vais chercher mes enfants à l’école, tout le monde me parle du derby. C’est toujours sympathique. En tant que passionné de football, ce sont les matchs qu’on aime jouer. Forcément aussi, en tant que spectateur, qu’on aime regarder. Il y a pas mal de rivalités. En plus de ça, ça donne toujours de belles ambiances dans les stades. On ressent cette notion de derby constamment, toute la semaine, dès le lundi, j’ai envie de dire. C’est pour ça que, comme je le disais tout à l’heure, ça ne sert à rien de jouer le match avant dans les têtes parce que, forcément, ce n’est pas positif et on dépensera de l’énergie alors qu’on en a besoin pour le match.
Pouvez-vous attendre un supplément d’âme du côté des Lillois ? Car il y a eu la défaite du match aller. De plus, il peut y avoir une envie de leur part de ralentir Lens au classement. C’est sûr qu’ils vont vouloir nous écraser parce qu’au-delà du match aller, où il y avait pas mal de frustrations de leur part, au-delà du classement, au-delà de la rivalité régionale, toutes ces choses-là, c’est normal. Après, même si je n’aime pas trop comparer, l’année dernière, quand on avait perdu 2-0 à Bollaert, il y avait eu aussi des faits de jeu contre nous, on était revanchards pour le match retour, et pourtant, la première mi-temps, on avait été quasiment à la limite catastrophique. Donc, bien évidemment, on sait qu’ils vont vouloir imprimer un rythme très élevé dès le début. On va vouloir aussi confirmer le résultat du match aller, commencer encore une fois très fort le match, avec beaucoup d’intensité. Après, on verra, mais bien évidemment, on s’attend à un match compliqué.
Le fait d’ouvrir l’entraînement si proche de la rencontre, est-ce que cela vous aide à vous conditionner à cette ambiance du derby ? Je pense que c’est vraiment une bonne initiative, surtout, comme vous dites, pour les nouveaux joueurs, les joueurs étrangers qui ont peut-être un peu moins la notion de ce que peut représenter un match contre Lille. C’est très bien dans ce sens-là. Après, encore une fois, ça ne sert à rien de trop en faire aujourd’hui, parce que l’année dernière, je m’en rappelle, on avait perdu deux joueurs la veille du match retour. Deux défenseurs centraux, et ça nous avait coûté sur le match. L’aspect émotionnel va être très important, que ce soit aujourd’hui, mais encore plus demain. Encore une fois, c’est une bonne initiative qu’il y ait du monde aujourd’hui à notre entraînement, ça va nous donner de l’énergie, parce qu’on a besoin d’eux aussi pour aller à Lille demain et faire un grand match.
Les rendez-vous de la saison en Ligue 1 sont PSG-OM, puis Lyon – Saint-Étienne. Vous, qui venez d’une autre région, où pouvez-vous placer cette rivalité entre Lens et Lille ? Honnêtement, je n’ai pas été surpris par l’engouement que peut générer ce derby, parce que pour l’avoir beaucoup regardé et pour avoir beaucoup suivi les réseaux, je voyais déjà de l’extérieur qu’il y avait une grande attente de la part de tous les supporters de la région entière. Après, forcément, quand on est dedans, on se rend compte, comme je le disais aussi tout à l’heure, que ça touche tout le monde. Que ce soit les plus jeunes — encore ce matin, des enfants de 5-6 ans m’en parlaient — comme des parents d’élèves. C’est surtout là-dessus qu’on se rend compte que c’est de génération en génération et que c’est impressionnant et que, pour moi, il n’y a rien à envier. C’est ma région, mais le derby Lyon – Saint-Étienne, où il y a une grande rivalité, pour l’avoir vécu en tant que spectateur. Mais pour moi, la rivalité qu’on a avec le LOSC est aussi très importante.









































