Le 11 Amiénois
·21 luglio 2026
Amiens SC – Zourab Sopromadze : « Quand on a connu le niveau en dessous, on ne peut qu’avoir la dalle »

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·21 luglio 2026

Auteur d’une grosse saison en National 2 l’an dernier, Zourab Sopromadze était un joueur particulièrement convoité cet été. Séduit par le projet de l’Amiens SC, le virevoltant meneur de jeu a posé ses valises en Picardie avec une faim de loup et l’envie de mettre ses qualités techniques au service d’un collectif en pleine reconstruction.
Quelle est votre première impression après ce deuxième match amical en deux jours, contre QRM, qui se solde par une deuxième victoire et même un but pour vous ?
Ce but vient récompenser la semaine de travail très intensive que nous venons de traverser, notamment avec ce petit stage. Nous sommes partis tous ensemble et nous avons vraiment bien bossé. Ce résultat et ce but récompensent tout ça.
Sur ce match, on a eu l’impression que vous êtes montés en régime. L’équipe a semblé un peu en difficulté durant la première mi-temps, ou au moins la première demi-heure, avant qu’il n’y ait un déclic. Comment l’expliquez-vous ?
C’est tout à fait ça. En première mi-temps, l’adversaire nous a posé de vrais problèmes. De plus, nous avions le vent contre nous, donc c’était assez compliqué d’alterner entre le jeu court, le jeu long et les ballons en profondeur. En deuxième mi-temps, avec le vent pour nous, le jeu allait beaucoup plus vite. C’était plus simples dans les échanges et cela nous a clairement avantagés.
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Cela ne reste que des matchs de préparation. Après la première défaite contre Paris 13, cela fait du bien d’enchaîner deux victoires, d’autant que vous renversez la situation à deux reprises…
C’est sûr que ça fait toujours plaisir de gagner. Mais voilà, ce ne sont que des matchs amicaux. Nous sommes là avant tout pour travailler et pour aller de l’avant. On répète souvent que nous sommes un groupe en reconstruction avec beaucoup de nouveaux ; ces matchs servent justement à apprendre à se connaître. Gagner ou perdre à ce stade ne veut pas dire grand-chose, mais c’est toujours mieux de l’emporter pour le moral.
Vous sortez d’une grosse saison en National 2 et vous étiez visiblement très courtisé. Qu’est-ce qui vous a convaincu de signer ici, à Amiens ?
Le projet, avant tout, ainsi que le coach (Alain Pochat, ndlr) et le directeur sportif (Lucas Clément, ndlr). J’ai longuement échangé avec eux. Je suis également venu visiter le club en avril ; on m’a fait découvrir toutes les infrastructures. Je viens de loin. Quand un tel projet se présente à moi, surtout avec la confiance qu’ils m’ont accordée dès le début, je ne pouvais pas refuser.
Vous dites que vous venez de loin, que vous avez dû cravacher pour en arriver là aujourd’hui…
C’est exactement ça. J’ai connu des hauts, j’ai connu des bas, mais je n’ai jamais lâché. Quand une opportunité comme celle-ci se présente, c’est surtout une immense fierté de ressentir l’envie d’un grand club comme Amiens.
« Mon objectif ? C’est de tout manger, de tout prendre ce qu’il y a à prendre et d’aller de l’avant avec l’équipe. »
La direction a déjà recruté par le passé des joueurs revanchards, qui avaient galéré et possédaient cette « dalle » supplémentaire. C’est vraiment cet état d’esprit qui vous anime ?
C’est ça, exactement. Quand on a connu le niveau en dessous, on ne peut qu’avoir la dalle quand on remonte. C’est cette envie-là que je dégage : mon objectif est de tout manger, de tout prendre ce qu’il y a à prendre et d’aller de l’avant avec l’équipe.
Comment vous sentez-vous personnellement au sein de cet effectif ?
Bien, franchement bien. Nous avons un super groupe, il n’y a que des bons mecs. On a presque l’impression de se connaître depuis un bon moment alors que nous sommes tous nouveaux. Tout le monde est très concentré et pleinement motivé.
Sur le terrain, vos qualités techniques dénotent et on sent que vous avez ce petit truc en plus. Beaucoup de supporters ont eu cette première impression en voyant vos vidéos. Vous en êtes conscient ? Vous jouez là-dessus ?
Non, pas du tout. Après, c’est mon jeu, c’est ma façon de faire, mais je suis là avant tout pour me mettre au service du collectif. Si j’arrive à faire des différences par ma technique, tant mieux pour l’équipe et tant mieux pour moi.
L’efficacité prime, mais est-ce qu’il y a tout de suite cette envie de régaler le public ou cela reste secondaire ?
C’est secondaire, vraiment secondaire. Je suis là avant tout pour l’équipe, comme je l’ai dit. Après, pourquoi pas, lors des matchs à domicile, si l’occasion se présente de montrer un peu de technique pour faire plaisir… Mais je vais me concentrer avant tout sur le collectif.
Collectivement, qu’ambitionnez-vous avec l’Amiens SC cette saison ?
Nous allons prendre les matchs les uns après les autres. On va essayer de gagner et d’aller de l’avant. On est un groupe en reconstruction, donc on ne peut pas prévoir l’avenir à long terme. On avance match par match et on verra bien où cela nous mène.
Vous êtes plusieurs à rappeler que ce groupe est en reconstruction, mais sur le terrain, on sent que des connexions se sont faites très rapidement, comme si vous jouiez ensemble depuis longtemps. Comment expliquez-vous que la mayonnaise prenne aussi vite humainement ?
Le coach et les dirigeants ont bien fait le boulot. Ils ont recruté des personnes avec une très bonne mentalité. C’est grâce à cela, à cet état d’esprit commun, qu’on arrive à bien se connecter si rapidement.
Tous propos recueillis par Romain PECHON
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Crédits photo : Amiens SC







































