OnzeMondial
·24 giugno 2026
Angleterre - Ghana : pourquoi "la loi Vinicius" ne s'est pas appliquée à Bellingham ?

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·24 giugno 2026

La "loi Vinicius" fait parler d'elle. Appliquée contre Miguel Almiron lors du match entre le Paraguay et la Turquie, elle ne l'a pas été contre Jude Bellingham ce mardi soir lors d'Angleterre-Ghana. Explications.
L’apparition de la nouvelle directive arbitrale de la FIFA, surnommée par les médias la « loi Vinícius », continue de créer des débats au Mondial 2026. Cette règle permet désormais de sanctionner d’un carton rouge un joueur qui couvre sa bouche dans une situation de confrontation, afin d’empêcher la dissimulation de propos potentiellement injurieux ou discriminatoires.
Le contraste entre deux cas récents illustre parfaitement la difficulté d’application du règlement : l’expulsion de Miguel Almirón lors de Paraguay–Turquie et l’absence de sanction contre Jude Bellingham lors d’Angleterre–Ghana. Dans le cas d’Almirón, la situation a été jugée claire par l’arbitrage vidéo.
Le joueur paraguayen a été vu en train de couvrir sa bouche lors d’un échange tendu avec un adversaire turc. L’alerte a été donnée par les joueurs eux-mêmes, puis confirmée par la VAR, qui a estimé qu’il s’agissait d’une « situation de confrontation » entrant directement dans le champ de la nouvelle règle.
L’arbitre a donc appliqué strictement la directive, donnant lieu au premier carton rouge historique lié à cette infraction. En revanche, la situation de Bellingham face au Ghana n’a pas été interprétée de la même manière. Les images montrent bien le milieu anglais couvrant sa bouche lors d’un échange avec Jordan Ayew, mais le contexte a été jugé déterminant.
Selon les consignes de la FIFA, la sanction ne s’applique pas automatiquement : elle dépend du caractère « conflictuel » de l’échange. Or, dans ce match, plusieurs éléments ont joué en faveur de l’Anglais. Aucun geste d’agressivité manifeste n’a été relevé, aucune réaction forte de l’adversaire n’a été signalée et les arbitres n’ont pas considéré qu’il existait une suspicion de propos litigieux.
Dans ce type de situation, la directive laisse une large part à l’interprétation du corps arbitral, ce qui explique l’absence de carton. Une chose est sûre, ce degré d'interprétation risque de faire grand bruit et de nombreux débats devraient déjà apparaître face à l'instauration de cette nouvelle règle.
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