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·22 luglio 2026
Bernard Caïazzo lâche une vérité sur la vente de l'ASSE

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L'ancien actionnaire de l'AS Saint-Étienne dresse un constat sans détour. Alors que 13 des 18 clubs de Ligue 1 appartiennent désormais à des capitaux étrangers, Bernard Caïazzo explique pourquoi il est devenu presque impossible de trouver un repreneur français capable d'assurer l'avenir d'un club professionnel.
La Ligue 1 n'a jamais compté autant de propriétaires étrangers. À l'aube de la saison 2026-2027, treize des dix-huit clubs de l'élite sont détenus par des capitaux venus de l'étranger. Une évolution qui illustre les profondes mutations économiques du football français. La baisse des droits télévisés, les besoins de financement toujours plus importants et l'essor de la multipropriété ont progressivement rebattu les cartes. L'AS Saint-Étienne n'a pas échappé à cette tendance. En juin 2024, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer ont cédé le club à Kilmer Sports Ventures, le groupe dirigé par le milliardaire canadien Larry Tanenbaum.
Interrogé par L'Équipe, Bernard Caïazzo estime que cette évolution est devenue inévitable. L'ancien dirigeant stéphanois rappelle les difficultés rencontrées au moment de trouver un repreneur capable de reprendre l'ASSE.
"Ce n'est pas facile de trouver quelqu'un avec la puissance financière nécessaire capable d'assurer la pérennité du club. Il y a quand même beaucoup de candidats dont on peut douter de leur véritable surface financière."
Pendant plusieurs années, de nombreux investisseurs ont été annoncés autour de l'ASSE, dont les plus farfelus, sans qu'aucun projet n'aboutisse. Finalement, c'est Kilmer Sports Ventures qui a convaincu les anciens propriétaires grâce à sa solidité financière et à son projet de développement.
Pour Bernard Caïazzo, cette situation dépasse largement le cadre du football. "Cette évolution n'est pas propre au football. On l'a vu dans d'autres secteurs d'activité de notre économie." L'ancien président observe ainsi une tendance de fond qui touche l'ensemble des entreprises françaises confrontées à des besoins de capitaux toujours plus importants.
Le constat dressé par Bernard Caïazzo rejoint celui de nombreux observateurs du football français. Les investisseurs nationaux se montrent rares, alors que les besoins financiers des clubs continuent de progresser. Dans le même temps, les groupes étrangers voient dans la Ligue 1 un marché attractif, notamment grâce à la qualité de la formation française et aux perspectives de valorisation des joueurs.
Avec treize clubs de Ligue 1 désormais détenus par des capitaux étrangers, le football français poursuit une transformation déjà largement engagée en Premier League ou en Serie A. Pour l'ASSE, cette réalité appartient désormais au quotidien depuis l'arrivée de Kilmer Sports Ventures. Les propos de Bernard Caïazzo rappellent surtout qu'au-delà des débats autour de la nationalité des propriétaires, la capacité à garantir la stabilité financière d'un club est devenue le premier critère au moment d'une vente.







































