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·21 aprile 2026
Coupe de France : avant Toulouse, comment Lens s'est remis de la claque du derby face à Lille

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Le RC Lens a vécu une petite zone de turbulences après la lourde défaite dans le derby contre Lille (3-0) le 4 avril dernier. Avant la demi-finale de Coupe de France de ce mardi (21h10) contre Toulouse, tout semble être revenu à la normale.
Après l'orage lillois, l'horizon s'éclairci à Lens. Dauphin du Paris Saint-Germain en Ligue 1 et qualifié pour les demi-finales de la Coupe de France, les Sang-et-Or ont subi un petit épisode de tensions après la défaite dans le derby contre Lille (3-0, le 4 avril). Une partition qui avait eu le don d'irriter un poil Pierre Sage.
"Il ne s’est pas passé grand-chose. On est passé à côté. C’est comme si on se regardait dans un miroir, et on voyait une autre face que nous. On a le droit de perdre, mais pas de montrer ce visage-là dans un tel match ... Et maintenant on a le devoir de réagir" avait-il déclaré dans la foulée de la rencontre, insistant sur un comportement "plus proche de l'abandon de l'équipe que de la révolte".
Le technicien de 46 ans avait eu des mots forts en expliquant qu’il n’avait pas reconnu son équipe. S’en est suivi une prise de parole publique où il avait pointé du doigt des petits errements sur l'attitude. Une semaine après, lors du match contre Rouen, il confiait à Régis Brouard, l'entraîneur des Normands, avoir été déçu du comportement de certains de ses joueurs.
Après ce match amical, il avait aussi été très clair en envoyant un gros message à certains d'entre eux : "J’ai trop mélangé les équipes pour attendre des choses sur ce plan-là (collectif) et je sais que ça agit sur la coordination entre eux, mais plutôt sur le plan individuel. Donc certains joueurs se rapprochent de l’équipe, d’autres s’en éloignent au travers de la performance qu’ils ont livrée, à la fois aujourd’hui et, pour certains, déjà à Lille."
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Cette prise de parole publique où il mettait en avant les maux de son groupe est assez rare pour être souligner. Présent ce lundi après-midi en conférence de presse à la veille de cette demi-finale, l'ancien coach de l'OL est revenu sur le sujet. Était-ce une façon pour lui de créer un électrochoc ? : "Comme Florian (Sotoca) l’a dit, il estimait logique qu’on apporte une réponse après le derby contre Lille sur ce qu’on avait fait ou plutôt ce qu’on n’avait pas fait."
S'il avait évoqué un plaie en cours de cicatrisation, celle-ci semble bien avoir été refermée suite à cette victoire contre le TFC (3-2) vendredi dernier : "La réponse a mis beaucoup de temps à se dessiner vu qu’on était menés de deux buts au bout de quinze minutes (contre Toulouse vendredi). Mais les signaux étaient positifs pendant la semaine d’entraînement. Le groupe s’est resserré et le scénario de vendredi m’a conforté. J’ai bien aimé."
Au préalable, Florian Sotoca avait réagi sur l'impact que ce message du coach avait eu sur le groupe : "Le derby, ça a été un moment difficile car on est passé à côté de notre match. On sait très bien que passer a côté d’un derby, ça fait, excusez-moi l'expression, toujours chier. C’est toujours rageant. On a fait une bonne semaine d’entraînement après cela, on a su très bien réagir, l’équipe a su faire front."
Une petite remise en question qui a donc porté ses fruits : "Cette victoire (en championnat contre Toulouse) nous donne beaucoup d'énergie positive. La semaine d'entraînement avant ce match a été très positive et ça a poussé tout le monde pour faire un gros match contre Toulouse et c’est ce qu’on va essayer de faire demain."
Les connaisseurs du groupe n'ont pas perçu de relâchement, juste un raté sur le derby du Nord. Un rendez-vous qui n'avait visiblement pas été pris avec l'implication nécessaire, tant les premiers duels avaient montré une équipe qui n'affichait pas son investissement habituel. La réaction offensive de Pierre Sage ne s'inscrivait pas dans un cadre plus large que celui du derby, où son équipe était passée totalement à côté de son sujet. Dans les rangs, l'union est toujours de mise dans un groupe uni et qui vit très bien au quotidien en partageant des activités communes en dehors des terrains, notamment des sorties au restaurant.
L'horizon, qui est le ciel dans la célèbre chanson des Corons de Pierre Bachelet entonnée à la mi-temps de chaque rencontre à Bollaert-Delelis, s'est à nouveau éclairci dans l'Artois après une petite secousse ressentie à Pierre-Mauroy. Une union qui se voudra plus forte que jamais ce mardi soir (21h10) contre Toulouse au moment de jouer pour une place au Stade de France. Une finale de Coupe de France, le peuple lensois l'attend depuis 1998.
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