Coupe du monde 2026 : la sélection de l'Espagne décryptée par un journaliste du pays | OneFootball

Coupe du monde 2026 : la sélection de l'Espagne décryptée par un journaliste du pays | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: OnzeMondial

OnzeMondial

·21 giugno 2026

Coupe du monde 2026 : la sélection de l'Espagne décryptée par un journaliste du pays

Immagine dell'articolo:Coupe du monde 2026 : la sélection de l'Espagne décryptée par un journaliste du pays

Tenue en échec par le Cap-Vert (0-0) lors de son entrée en lice, l'Espagne aborde déjà un rendez-vous important face à l'Arabie Saoudite ce dimanche. Malgré ce faux départ, la Roja conserve un statut de prétendante au titre mondial. Pour le journaliste espagnol Dani Gil Lopez, cette confiance s'inscrit dans une continuité historique : celle d'une sélection qui a appris à gagner et qui s'appuie aujourd'hui sur une génération talentueuse emmenée par Lamine Yamal et Pedri.

L'héritage des années dorées, socle de l'Espagne moderne

Pour comprendre les ambitions espagnoles, Dani Gil Lopez invite à remonter aux racines du succès de la Roja. Selon lui, le véritable tournant intervient à l'Euro 2008 sous la direction de Luis Aragonés. L'Espagne possédait déjà du talent, mais il lui manquait la conviction nécessaire pour dominer les grandes nations.


OneFootball Video


Le journaliste rappelle que la génération menée par Xavi Hernández et Andrés Iniesta a transformé l'image du football espagnol. Grâce à une maîtrise technique exceptionnelle et une domination du ballon sans précédent, cette équipe a marqué durablement l'histoire du jeu. « Ce n’est qu’à partir de l’Euro 2008 que l’Espagne a vraiment commencé à croire qu’elle était capable de gagner et d’être meilleure que les autres sélections », souligne-t-il.

La suite appartient à la légende. Le sacre mondial de 2010 puis le titre européen de 2012 ont installé l'Espagne au sommet du football mondial. Pour Dani Gil Lopez, ce cycle reste « merveilleux et inoubliable », tout en ayant laissé un héritage compétitif qui profite encore aujourd'hui à la sélection.

Une Roja plus directe portée par Yamal et Pedri

Si l'identité espagnole reste associée à la possession et au jeu de passes, l'équipe actuelle a considérablement évolué. Dani Gil Lopez observe une sélection plus verticale, plus agressive dans ses projections offensives et moins attachée à construire patiemment chacune de ses actions.

L'émergence de Lamine Yamal symbolise cette transformation. Aux côtés de Nico Williams, capable d'attaquer constamment la profondeur, le jeune prodige du FC Barcelone apporte une capacité de déséquilibre qui distingue cette génération de celle des années 2010. « L’Espagne actuelle est une équipe plus verticale, avec davantage d’instinct », analyse le journaliste.

Au cœur du système demeure néanmoins Pedri. Pour Dani Gil Lopez, le milieu de terrain canarien reste l'élément indispensable à l'équilibre collectif. « Pedri reste cependant le cerveau de l’équipe, et l’Espagne a besoin qu’il arrive dans les meilleures conditions, car c’est autour de lui que s’articule tout le fonctionnement de la sélection », explique-t-il. Une dépendance qui souligne l'importance du joueur du Barça dans les ambitions espagnoles.

Une nation qui se voit déjà parmi les favorites

Malgré quelques interrogations, notamment au poste de gardien où le cas Joan Garcia alimente les débats, l'optimisme reste largement dominant en Espagne. Dani Gil Lopez reconnaît certaines fragilités défensives, mais estime que la richesse technique du milieu et de l'attaque compense largement ces incertitudes.

Le journaliste ne voit d'ailleurs aucun favori incontestable dans cette Coupe du monde 2026. Dans un tournoi qu'il juge très ouvert, l'Espagne possède selon lui tous les arguments pour viser le trophée. « Je ne pense pas qu’il y ait un grand favori qui se détache pour remporter la Coupe du monde. L’Espagne pratique un football joyeux et sait déjà ce que c’est que de gagner un grand titre », affirme-t-il.

Cette confiance est également portée par l'enthousiasme populaire. À quatre ans de la Coupe du monde 2030 que l'Espagne coorganisera, les supporters rêvent d'arriver à ce rendez-vous en tant que champions du monde en titre. « Les supporters espagnols attendent cet été avec le sentiment qu’il n’y a aucune sélection meilleure que la leur », conclut Dani Gil Lopez. Un état d'esprit qui illustre parfaitement les ambitions intactes de la Roja malgré son match nul inaugural face au Cap-Vert.

L'ensemble des participants à la Coupe du monde est présenté en détail dans le Hors-série d'Onze Mondial, disponible dans tous les kiosques et sur notre boutique en ligne accessible sur ce lien.

Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.

Visualizza l' imprint del creator