Lucarne Opposée
·1 aprile 2026
Coupe du Monde 2026 : le casting est complet

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·1 aprile 2026

Alors que l’Europe bouclait sa course au Mondial, les deux derniers barrages intercontinentaux délivraient les deux derniers tickets. Et offraient des retours fracassants.
Cinquante-deux ans. Telle est l’immensité de l’attente subie par le peuple léopard pour retrouver une joie mondiale. Après une qualification sans véritablement convaincre mais avec la certitude du travail acquis, la Jamaïque se dressait ainsi face à une RDC annoncée favorite. Les hommes de Sébastien Desabre débutaient parfaitement la rencontre, Cédric Bakambu pensant même ouvrir le score d’entrée de partie avant de voir son but refusé pour un hors-jeu logique. Puis les débats s’équilibraient, la force de frappe des Léopards semblait supérieur à des Reggae Boyz pourtant bien disciplinés et qui livraient une bonne première période, se montrant même menaçant sur quelques tentatives longue distance, à l’image de cette occasion de Leon Bailey. Entre temps, Meschack Elia avait chauffé les gants d’André Blake. Les deux équipes rentraient aux vestiaires dos à dos. Bakambu butait sur Blake dans les premiers instants du second acte, c’était quasiment le seul frisson du deuxième acte. Au fil des minutes, les occasions s’amenuisaient, le match baissait de rythme. Mais on sentait que la RDC avait posé sa patte sur la rencontre, le deuxième but refusé pour hors-jeu en attestait. Il fallait donc passer par une prolongation, comme pour rappeler que cinquante-deux ans d’attente devaient passer par cent vingt minutes de barrage. La délivrance survenait à la centième minute quand, sur un corner venu de la gauche, Alex Tuanzebe surgissait plein axe et propulsait le cuir au fond des filets. Le but assommait davantage les Reggae Boyz qui restaient impuissants et passaient même souvent à un rien d’encaisser un deuxième but. La RDC retrouve ainsi la Coupe du Monde, pour la première fois de l’histoire, il y aura dix équipes africaines.
« Merci de nous avoir rapproché du ciel ». Tel est l’un des titres que l’on peut trouver dans la presse bolivienne ce matin. Car la Bolivie n’est pas parvenue à décrocher le rêve de toute une nation, celui de retrouver la Coupe du Monde. Vingt-deux ans après la seule, la Verde est tombée face à un Irak qui met de son côté fin à quarante ans d’absence. La bande à Graham Arnold, arrivée sans préparation et dans des conditions plus que difficile, a appliqué à la lettre sa partition : marquage serré et efficacité sur les coups de pieds arrêtés notamment. Cela se matérialisait par deux situations, une frappe lointaine d’Ibrahim Bayesh et un coup franc sur la barre d’Amir Al Ammari que Guillermo Viscarra envoyait ensuite en corner. Sur celui-ci, Ali Al Hamadi plaçait une tête imparable, l’Irak faisait la course en tête. La Verde réagissait, Ramiro Vaca et Miguelito Terceros se montraient à leur tour, la pression augmentait. Le verrou sautait lorsque la frappe de Vaca se transformait en passe pour Moises Paniagua qui allumait Ahmed Basil et ravivait l’espoir. Malheureusement pour la Bolivie, le deuxième acte débutait comme le premier : l’immense Aymen Hussein coupait un centre de Marko Farji, le piège irakien se refermait. Car la Verde ne parvenait pas véritablement se montrer dangereuse, à se frayer un chemin entre les mailles d’un filet parfaitement tendu. Mohanad Ali passait même à un rien de plier l’affaire, cela ne changeait rien, l’Irak sera du rendez-vous mondial et renvoie la Bolivie à ses larmes. Et l’Asie aura ses neuf représentants.









































