OnzeMondial
·23 luglio 2026
Coupe du monde 2026 : mauvais comportements et violences, le silence assourdissant de la presse argentine depuis la finale perdue face à l'Espagne

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Trois jours après la finale perdue, l'Argentine ne cherche plus de coupables. Elle attend. Et la presse locale a compris que rien ne se réglerait avant septembre. L'avenir est plus que floue pour l'Albiceleste
On connaît la tradition argentine : après un échec, les journaux ne font jamais dans la nuance. Cette fois, rien. Trois jours après la défaite en finale de Coupe du monde face à l'Espagne (1-0), aucun coupable désigné, aucun procès en lâcheté. Olé a même reconnu que la Roja avait « joué mieux, dominé, attaqué de partout » et méritait son titre, un aveu rare dans un pays qui digère habituellement mal la défaite. Clarín, La Nación, La Voz : tous ont préféré le bilan au réquisitoire. Un traitement à mille lieues de ce qui s'est écrit ailleurs en Europe, où la Gazzetta dello Sport est allée jusqu'à juger qu'une victoire argentine aurait été « une insulte au football », reprochant à l'Albiceleste d'avoir renoncé au jeu pour le combat.
Si personne ne tape, c'est que l'Argentine regarde ailleurs. Depuis lundi, un seul sujet occupe la presse : le double vide Messi-Scaloni. Le sélectionneur avait fondu en larmes en conférence de presse dimanche soir, évacué par son attaché de presse après avoir lâché qu'il irait « jusqu'en décembre, et qu'ensuite ce serait sans doute la coupure ». Le capitaine, lui, a écrit sur Instagram que « la douleur est immense et que cette blessure mettra du temps à se refermer », sans un mot sur la suite.
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Et c'est bien là le fait de cette semaine : rien ne sera tranché avant longtemps. Selon TyC Sports, la réunion entre Scaloni et Claudio Tapia, le président de l'AFA, n'aura lieu qu'à la prochaine fenêtre FIFA, entre le 21 septembre et le 6 octobre. Deux mois de silence en perspective, pendant lesquels le technicien restera contractuellement en poste jusqu'en décembre. Infobae souligne d'ailleurs que le « facteur Messi » pèsera lourd dans sa décision finale : le capitaine est sous contrat à l'Inter Miami jusqu'en 2028, année de la prochaine Copa América.
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Reste que cette bienveillance s'arrête aux frontières du pays. Car pendant que la presse argentine choisit la retenue, le reste du monde règle ses comptes. Une pétition intitulée « Argentina out » réclame ainsi l'exclusion pure et simple de l'Albiceleste de la compétition. Portée par des supporters convaincus que la FIFA et les arbitres favorisaient Messi et les siens, elle aurait recueilli plus de 23 millions de signatures dans 170 pays selon Euronews, très au-delà de l'objectif initial de cinq millions. Sans le moindre effet, évidemment : la FIFA n'a jamais bronché. En Argentine, on appelle ça une raison de plus de serrer les rangs.
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