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·2 luglio 2026
En Seconde Ligue ou en Arkema Première Ligue, le RC Lens Féminin « est préparé »

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Une conférence de presse était organisée ce jeudi matin à la Gaillette, en présence d’Andreea Koenig, président du RC Lens Féminin, de Laurie Dacquigny, directrice sportive et Loïc Fiévet, successeur de Sarah M’Barek. L’occasion de faire le point sur les projets d’une section qui ne veut pas vivre la relégation en Seconde Ligue comme un coup d’arrêt, en attendant de savoir s’il y aura un repêchage.
L’actualité est particulièrement chargée cet été du côté du RC Lens Féminin. Relégué en Seconde Ligue, dans l’attente d’une décision des instances concernant l’avenir de Dijon en Arkema Première Ligue qui pourrait aboutir à un repêchage, la section ne reste pas pour autant dans l’expectative pour ouvrir un nouveau chapitre. Mais avant d’écrire la première page avec Loïc Fiévet, nommé sur le banc des Lensoises, il était important de mettre un point final à la dernière de l’ère Sarah M’Barek, qui restera la première entraîneure de l’histoire du RC Lens Féminin.
Un départ qui s’est opéré dans un contexte un peu confus, puisque la technicienne s’est dite « surprise » sur les réseaux sociaux après l’officialisation de son départ par le club. La conférence de presse organisée ce jeudi à la Gaillette pour présenter Loïc Fiévet était l’occasion d’inviter Andreea Koenig, présidente du RC Lens féminin, à préciser la position du club. Avec la volonté, avant tout, de remercier Sarah M’Barek et de se focaliser sur l’avenir, elle a répondu : « C’est une situation qui s’inscrit dans une séquence bien plus longue, ponctuée de plusieurs moments d’échange et de réflexion. Avec Sarah, cette année, ce n’est pas un film qu’on a eu, mais un feuilleton, avec des rebondissements, parfois d’un jour à l’autre. Mais à un moment donné, le club a dû prendre une décision et on l’a fait de la seule manière que l’on connaît : celle légale. On a respecté toutes les procédures prévues par le Code civil, par la Charte du football professionnel. Et donc, ça n’aurait pas dû être une surprise. Je profite de ce moment pour remercier Sarah pour les cinq belles années durant lesquelles elle a mené la barque, parfois contre vents et marées. Elle a affronté de nombreux challenges, qu’ils soient personnels ou professionnels. Donc, on la remercie beaucoup. »
La suite va se faire avec une équipe en pleine reconstruction. Pas moins de 18 départs ont été officialisés cette semaine. Tous n’étaient pas souhaités. Sept joueuses de l’effectif 2025-2026 restent au club. Et 12 arrivées ont déjà été annoncées, avec un alliage entre jeunesse et expérience. « L’ambition, c’est de faire du Lens, avec, en toile de fond, les valeurs du club », lance la directrice sportive Laurie Dacquigny. La native de Lens va beaucoup insister, dans son discours, sur l’identité lensoise et sur la formation. C’est dans ce sens que le Racing construit son effectif, mais a aussi choisi son entraîneur, Loïc Fiévet, issus du Douaisis, formateur à Valenciennes et qui a œuvré à la création de la section féminine du VAFC. La dirigeante poursuit : « Je pense qu’aujourd’hui, c’est important de repartir avec ces valeurs-là, de remettre la formation au cœur du projet aussi parce qu’on a la chance d’avoir cet esprit formateur ici au club. Il y a surtout la volonté d’avoir cette notion de collectif. On a envie aussi de placer l’équipe avant tout. Et donc, aujourd’hui, l’ambition, c’est de reconstituer un groupe qui reprend un peu tout ça : valeurs, formation, collectif. Je remercie Sarah et ses équipes, qui ont fait un boulot formidable. Et aujourd’hui, on s’inscrit dans un nouveau cycle. »

Laurie Dacquigny, directrice sportive du RC Lens Féminin.
La relégation et les 18 départs peuvent sonner comme un coup d’arrêt, mais le club compte bien accélérer sa progression en bâtissant sur du durable. Le club vise à obtenir les agréments pour pouvoir afficher le statut de centre de formation labellisé « pour mieux former et mieux rayonner sur le territoire » selon les mots de Laurie Dacquigny. Des investissements sont fournis pour développer les infrastructures, comme le bâtiment qui sort de terre dans l’enceinte de la Gaillette et qui va permettre à l’ensemble de la section féminine d’avoir son propre quartier général, non loin du stade Blin qui lui servira toujours d’enceinte à domicile. « On va bâtir quelque chose de fort avec un centre de formation, avec une équipe qui sera, j’espère, stable dans l’avenir au plus haut niveau. Sur le recrutement qui arrive, on voulait trois types de joueuses. Des joueuses d’expérience, qui vont justement nous amener une stabilité et nous aider à revenir au plus haut niveau. Des joueuses en devenir et puis des joueuses en formation, post-formation. Et c’est un peu à l’image de ce qu’il fait chez les garçons », détaille la directrice sportive, qui a tenu à souligner le soutien apporté par le club, que ce soit à travers le directeur général Benjamin Parrot ou Joseph Oughourlian, « un président qui croit au foot féminin ».

Loïc Fiévet, nouvel entraîneur du RC Lens Féminin.
Et quand il a fallu trouver un chef de file pour l’équipe première, le choix s’est donc tourné vers Loïc Fiévet : « On voulait une personne qui incarne ce projet, ce renouveau, avec une méthode claire, quelque chose qui va amener beaucoup d’exigence, beaucoup de travail, beaucoup de clarté. Et aussi une personne qui a une volonté d’accompagner les filles sur l’aspect collectif, mais aussi individuel. C’est ce qui nous a un petit peu manqué, je pense, ces dernières années, sur l’expertise qu’on doit y mettre au quotidien pour accompagner les jeunes joueuses également. On parle de formation et je pense qu’aujourd’hui, on doit voir ça sur un spectre un peu plus large. Et forcément, quand on a une personne qui vient de la formation, qui a un gros passé dans la formation des jeunes, c’était cohérent », assure Laurie Dacquigny.
Le RC Lens Féminin va maintenant devoir reconstituer un noyau dur de joueuses qui aideront à construire l’avenir du club sur le terrain. La reprise de l’entraînement a été avancée au 6 juillet car un gros travail de cohésion attend le staff de Loïc Fiévet. Avec la volonté d’être en mesure de répondre aux attentes d’un éventuel repêchage en Arkema Première Ligue. « Dijon, on le sait depuis deux jours et je n’ai pas attendu ça pour préparer la saison, rappelle la directrice sportive lensoise. On anticipe à la fois au niveau du staff, au niveau des joueuses. Dès le lendemain du dernier match d’Arkema Première Ligue contre le Paris FC, on a charbonné. Notre priorité, c’était de travailler en interne. On a une richesse avec les joueuses que nous avons gardées. Je suis très heureuse pour celles qui ont trouvé d’autres projets, en France ou à l’étranger. Mais je veux me focaliser sur celles qui restent, car c’est ça, l’avenir. Des joueuses nous ont fait confiance et croient au projet. Elles sont là pour certaines depuis quelques années, et je pense que ça, c’est notre base solide. On aurait aimé avoir une base un peu plus grande, un peu plus élargie, mais il faut aussi comprendre qu’on descend sportivement, il faut l’assumer. On n’avait plus que trois joueuses sous contrat, dont une en retour de prêt. Forcément, on hérite d’un travail qui avait été fait avant, et moi, je n’ai aucun souci avec ça. Le but, c’est de ne pas s’affoler, c’est de se dire qu’on sera prêtes. »
Évidemment, le RC Lens va maintenant suivre de très près ce qu’il se passe du côté de Dijon, pour l’instant relégué administrativement. Comme l’a expliqué Andreea Koenig, également vice-présidente de la ligue féminine, la législation a évolué. Le DFCO a finalement cinq jours et non plus sept pour faire appel. Dans tous les cas, elle aurait aimé que cela se passe différemment : « Sportivement, je trouve ça très triste qu’on en soit là, qu’on assiste à cela, que l’on parle de Dijon, ou de Reims aussi. Même quand on parle de repêchage, j’aurais mille fois préféré que cela se fasse sportivement plutôt qu’en profitant des malheurs des autres. Je suis vraiment très, très peinée qu’un club comme Dijon risque de fermer sa section professionnelle féminine. D’ici mi-juillet, on saura. Mais nous, on est préparés. » Au RC Lens féminin, un chapitre se referme, mais l’histoire est prête à reprendre sa marche en avant.
Propos recueillis par Christophe Schaad à la Gaillette-Gervais Martel.
À venir sur Lensois.com, une interview de Loïc Fiévet, nouvel entraîneur du RC Lens Féminin.







































