Foot National
·25 gennaio 2026
Entretien - Mamadou Touré (Équipe de France Futsal) : "On s’attend à une ambiance très chaude contre la Lettonie"

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·25 gennaio 2026

Après un match nul inaugural frustrant contre la Croatie (2-2), l’équipe de France de Futsal n’a déjà plus le droit à l’erreur. Ce dimanche (16h), les Bleus défient la Lettonie, l'un des pays hôtes, dans une ambiance qui s'annonce bouillante. Un véritable choc pour la qualification face à une nation en pleine confiance. Avant ce rendez-vous décisif, Mamadou Touré, le meneur de jeu tricolore aux 59 sélections, s'est confié sur le début de tournoi des Bleus, leur nouveau statut et l'évolution de la discipline en France.
Mamadou, l’équipe de France a été bousculée physiquement en début de match contre la Croatie (2-2). Comment expliques-tu ce retard à l’allumage ?
C'était le match d'ouverture du Championnat d'Europe. Comme on l'a vu en ce début de compétition, les équipes annoncées comme prétendantes au titre ont parfois un peu plus de mal. Il est vrai que la Croatie est une équipe robuste, difficile à manoeuvrer. Notre identité de jeu repose sur l'impact et l'intensité, mais nous n'avons pas réussi à mettre cela en place dès le début de la rencontre. C'est pour cette raison que nous avons été bousculés par les Croates.
Quels ont été les mots du sélectionneur, Raphaël Reynaud, dans le vestiaire après ce nul ?
Après le match, le coach a tenu un discours extrêmement positif. Quand on ne peut pas gagner un match, il faut savoir ne pas le perdre. Il était important de prendre des points dès l'entrée en lice pour rester dans la course à la qualification. Aujourd'hui, nous avons toujours notre destin entre nos mains.
On parle beaucoup du froid dans la salle. Penses-tu que cela a réellement pesé sur les sensations techniques de l'équipe et sur votre capacité à entrer tout de suite dans l'intensité du tournoi ?
Honnêtement, je ne pense pas. Le premier match d'une compétition internationale est toujours difficile à négocier, peu importe les conditions.
La Lettonie, pays hôte, arrive avec le plein de confiance après sa large victoire contre la Géorgie (4-0). À quel type de match t’attends-tu ce dimanche ?
On s'attend à une ambiance très chaude. La Lettonie a fait le plein de confiance avec une large victoire et un clean sheet. Ils jouent à domicile. De notre côté, on se prépare pour répondre aux différents problèmes que l'on va rencontrer. C'est une équipe qui s'appuie énormément sur son pivot, avec un numéro 10 assez mobile qui est leur joueur phare. Mais le plus important est de nous concentrer sur nous-mêmes et de mettre les ingrédients qui nous ont manqué contre la Croatie pour s'imposer.

"Le niveau de cette édition est très relevé et surtout très homogène"
Avec seulement deux qualifiés par groupe, ce match ressemble déjà à une petite finale. Est-ce que tu sens que la pression est montée d'un cran au sein du groupe ?
Effectivement, c'est un match extrêmement important. Mais c'est une pression positive. On sait que l'on a les qualités pour bousculer cette équipe lettone. C'est ce dont on a besoin pour performer.
Après votre demi-finale à la Coupe du Monde en 2024, comment vis-tu ce nouveau statut d'équipe favorite et désormais très attendue ?
Effectivement, notre statut a changé après notre parcours à la Coupe du Monde. Les équipes nous attendent désormais plus bas sur le terrain. On inspire de la crainte chez nos adversaires, ils prennent le temps de nous étudier. On l'a vu contre la Croatie : certains de nos joueurs, comme Ouassini Guirio, ont été victimes d'un marquage individuel très strict. On doit forcément trouver d'autres solutions. Ce changement de statut a été un peu difficile à digérer au départ, mais il faut passer par là pour devenir une grande nation. On doit accepter les exigences du haut niveau. Il faut se réadapter, aller de l'avant en restant positifs et trouver les meilleures clés pour contrer nos adversaires.
Entre le Portugal (tenant du titre), l'Espagne ou l'Ukraine, la compétition est relevée. Quelle nation est la plus redoutable selon toi ?
Le niveau de cette édition est très relevé et surtout très homogène. Le Portugal, l'Espagne et l'Ukraine font partie des favoris, mais tout est possible. Les Ukrainiens ont perdu contre l'Arménie (1-2) et la Lituanie a accroché la République tchèque (3-3). Rien n'est écrit d'avance dans cet Euro.
Quel regard portes-tu sur le développement du futsal français par la FFF ces dernières années ?
Je porte un regard extrêmement positif. Personnellement, je suis arrivé dans le futsal sur le tard. En discutant avec mes coéquipiers présents depuis longtemps, comme Sid Belhaj, Souheil Mouhoudine ou Abdessamad Mohammed, je vois que les moyens matériaux et financiers ont considérablement augmenté. La discipline a énormément progressé et on avance dans le bon sens vers une professionnalisation accrue.
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