Équipe de France : touché par les décès de son père et de Diogo Jota, Ibrahima Konaté se livre sans langue de bois | OneFootball

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·4 giugno 2026

Équipe de France : touché par les décès de son père et de Diogo Jota, Ibrahima Konaté se livre sans langue de bois

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Actuellement à Clairefontaine pour préparer le Mondial 2026, Ibrahima Konaté (27 ans) a accordé un entretien poignant ce mercredi. Le défenseur de Liverpool a accepté de fendre l'armure.

Lors d'un entretien au micro de France Inter, Ibrahima Konaté à évoqué un sujet tabou dans le sport de haut niveau : le deuil. Au cours de l'année écoulée, l'international français a en effet dû surmonter coup sur coup la perte de son père et celle de son coéquipier portugais à Liverpool, Diogo Jota.


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La perte de son père combiné au choc Diogo Jota, "Même aujourd'hui, c'est dur à réaliser"

En début de saison, la santé du père d'Ibrahima Konaté, qui luttait contre la maladie depuis de longues années, s'est subitement dégradée. Une période de détresse psychologique pour le joueur, tiraillé entre ses obligations professionnelles et sa vie intime. "Mon père est allé à l'hôpital pendant plusieurs semaines... Moi, dans ma situation, je ne savais pas quoi faire, je ne savais pas si je devais arrêter de jouer, parce que l'équipe aussi avait besoin de moi..." Le choc de sa disparition en début d'année est resté immense. Quelques mois avant ce drame familiale, Konaté avait déjà été profondément sonné par la mort de Diogo Jota l'été dernier. Les deux hommes avaient partagé 4 saisons sous le maillot des Reds mais leur complicité dépassait le cadre du terrain : "C'était aussi mon voisin, donc je partageais un peu plus de moments avec lui. C'était un gars exceptionnel, qui voulait juste être heureux". L'onde de choc de cet accident de la route a été terrible pour le défenseur central, qui admet avoir traversé une phase de dépression : "Je n'avais plus goût à rien à ce moment-là".

À Anfield, le souvenir de l'attaquant portugais, qui a d'ailleurs été symboliquement intégré à la liste du Portugal pour la Coupe du Monde, reste gravé dans le quotidien : "En toute honnêteté, il y a toujours son casier dans le vestiaire". Revenant sur sa propre pudeur face à la souffrance, celui qui attise aujourd'hui les convoitises du Real Madrid a profité de cette antenne pour faire passer un message d'utilité publique sur la santé mentale, incitant les personnes traversant des épreuves similaires à ne pas s'enfermer dans l'isolement : "Pendant cette période, je gardais tout pour moi. Mais quand on a un mal-être, il faut en parler autour de soi. Ça peut vous aider et vous faire du bien". Une prise de parole courageuse et d'une grande maturité qui rappelle que derrière les athlètes se cachent avant tout des hommes sensibles.

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