Le Journal du Real
·2 febbraio 2026
Et si Jude Bellingham passait à côté de la Coupe du monde 2026 ?

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·2 febbraio 2026

Touché lors de la réception du Rayo Vallecano, Jude Bellingham connaît désormais la nature exacte de sa blessure. Le milieu de terrain du Real Madrid souffre d’une rupture du muscle semi-tendineux de la jambe gauche, une indisponibilité estimée à environ un mois.
Un coup d’arrêt pour l’Anglais, forfait pour les trois prochains matchs de Liga ainsi que pour les barrages de Ligue des champions face à Benfica. Si le Real Madrid doit composer sans l’un de ses cadres, la gestion de son retour soulève aussi des questions sur le plan international.
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En Angleterre, l’inquiétude est immédiate après cette blessure. À quelques semaines des derniers matchs de préparation à Wembley face à l’Uruguay et au Japon, Thomas Tuchel et son staff suivent l’évolution de la situation avec une attention extrême. L’absence potentielle de l’une des stars des Three Lions pourrait relancer les doutes autour de la place de titulaire du milieu madrilène, alors que la Coupe du monde se rapproche à grands pas.
Le Daily Mail va même plus loin en établissant un parallèle avec David Beckham et Wayne Rooney. L’inquiétude dépasse le simple mois d’indisponibilité annoncé : la presse anglaise redoute surtout de voir Jude Bellingham arriver diminué au Mondial. Beckham en 2002, Rooney en 2006 : tous deux avaient lutté pour être présents, avaient réussi à disputer la compétition, mais sans jamais être à 100 %, un état qui s’était ressenti sur le terrain. Reste désormais à observer comment le milieu du Real Madrid récupérera de cette blessure à la cuisse.
Opéré de l’épaule après la Coupe du monde des clubs, Bellingham avait déjà été contraint de renoncer à plusieurs rendez-vous internationaux, avant de retrouver progressivement sa place en sélection à l’automne.
Dans le même temps, la concurrence s’intensifie chez les Three Lions. Morgan Rogers gagne du crédit grâce à sa régularité et sa polyvalence, tandis que Jarrod Bowen, Anthony Gordon et Eberechi Eze profitent de chaque opportunité pour marquer des points, chacun apportant un profil différent au jeu anglais.
Sans remettre en cause le statut de Jude Bellingham, ces dynamiques rappellent une réalité incontournable du très haut niveau : la hiérarchie peut évoluer rapidement. Dans un contexte de calendrier chargé et de concurrence accrue, la disponibilité et la condition physique pèseront lourd dans les choix du sélectionneur. Un paramètre de plus à intégrer, alors que l’Angleterre prépare ses prochaines échéances avec exigence et continuité.
Indéboulonnable au Real Madrid, Jude Bellingham ne bénéficie pas du même statut en sélection anglaise. S’il reste considéré comme l’un des plus grands talents de sa génération, sa place chez les Three Lions n’apparaît plus aussi intouchable. Thomas Tuchel, son sélectionneur, n’a jamais hésité à s’en passer et ne semble pas prêt à s’encombrer de statuts.
Le technicien allemand l’avait déjà écarté lors du rassemblement d’octobre, alors même que Bellingham revenait de son opération de l’épaule et était déclaré apte à jouer. Un choix fort, assumé, qui avait envoyé un premier signal clair sur la nature de leur relation.
De retour en sélection en novembre, le milieu madrilène n’avait pas réellement vu la situation s’éclaircir. Thomas Tuchel avait alors insisté sur une concurrence directe avec Morgan Rogers pour le poste de meneur de jeu, évoquant une simple « compétition » à un poste clé du système anglais.
La tension est devenue visible lors du match face à l’Albanie. Remplacé par Morgan Rogers, Jude Bellingham avait affiché son mécontentement en agitant les bras sur le terrain. Une réaction qui n’a pas échappé à Tuchel, lequel avait répondu sèchement en conférence de presse : « Nous ne changerons pas notre décision simplement parce que quelqu’un agite les bras. »
Interrogé plus longuement sur l’attitude de son joueur, le sélectionneur avait tenu à rappeler ses principes : « C’est la décision qui a été prise et il doit l’accepter. Son coéquipier attend, donc il doit l’accepter, le respecter et continuer à aller de l’avant. Je ne veux pas en faire toute une histoire, mais le comportement est essentiel, tout comme le respect envers les coéquipiers qui entrent en jeu. C’est une question d’engagement et de respect mutuel. »
En interne, Thomas Tuchel reprocherait également à Jude Bellingham une attitude jugée parfois trop égocentrique, loin de l’état d’esprit collectif qu’il souhaite instaurer.
Annoncé comme l’un des visages de la Coupe du monde 2026, leader naturel d’une génération dorée, Jude Bellingham voit aujourd’hui son avenir immédiat s’écrire en pointillés. Entre incertitudes médicales, relation tendue avec son sélectionneur et concurrence féroce à son poste, le rêve mondial pourrait bien se transformer en immense frustration.
Une question plane désormais au-dessus de l’Angleterre : et si cette Coupe du monde se jouait sans Jude Bellingham ? Ou, du moins, avec un Bellingham bien moins indiscutable que prévu, affaire à suivre.








































