EXCLU – plan pour la Ligue 2, LFP, deal Coupe de France, Florent Houzot (beIN Sports) balance ses vérités ! | OneFootball

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·5 luglio 2026

EXCLU – plan pour la Ligue 2, LFP, deal Coupe de France, Florent Houzot (beIN Sports) balance ses vérités !

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Diffuseur exclusif de la Ligue 2, beIN Sports entend bien mettre le paquet sur ce championnat l'an prochain, grâce notamment à un casting XXL. Avant la reprise, Florent Houzot, le directeur des antennes, des programmes et de la rédaction s'est confié sur ce qu'entend mettre en place la chaîne, mais aussi son retrait de la Ligue 1, la diffusion de la Coupe de France mais aussi les échanges avec les clubs pour la programmation. De quoi y voir un peu plus clair sur la stratégie de la chaîne.

Cette année, le championnat de Ligue 2 s'annonce particulièrement relevé avec la présence de l'ASSE, de Nantes, de Montpellier, de Reims ou encore de Sochaux... Cela a presque des airs de Ligue 1. Finalement, pour beIN Sports, est-ce que sur le plan économique cela devient une aubaine d'avoir autant de clubs historiques dans cette compétition que vous diffusez depuis longtemps maintenant ?


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Nous diffusons la Ligue 2 depuis 2012. C'est un championnat que nous avons toujours conservé, avec un volume d'affiches variable selon les cycles et la durée des droits. Nous avons parfois eu le choix 1 plus le multiplex, ou le choix 1 et le choix 2. Depuis deux saisons, et c'est une première, 100 % des matchs de Ligue 2 sont diffusés par le même opérateur. Ce sera le cas jusqu'en 2029, puisque beIN Sports reste le diffuseur exclusif de l'intégralité de la Ligue 2 pour les prochaines saisons. Cette saison nous offre un plateau composé de clubs historiques de la Ligue 1 : Nantes, Saint-Étienne, Reims, Sochaux, Nancy, Metz, Montpellier, Guingamp... La Ligue 2 sera donc extrêmement compétitive. C'est une excellente nouvelle pour nous, mais nous n'y sommes pour rien : ce sont les dynamiques sportives, les montées et les descentes entre la Ligue 1, la Ligue 2 et le National qui en décident. Lorsque l'on s'engage sur un cycle de droits de 4 à 5 saisons, on accepte ce risque : une saison peut s'avérer plus faible et une autre s'avérer excellente. En l'occurrence, nous profitons d'une très belle saison avec un plateau de choix. Cela va nous permettre de proposer du beau football.

S'agit-il de la Ligue 2 la plus excitante qu'ait connue beIN Sports depuis qu'elle diffuse ce championnat, ou gardez-vous le souvenir d'autres saisons particulièrement relevées ?

Depuis 2012, nous avons majoritairement connu des saisons de Ligue 2 très riches. Nous avons d'ailleurs inauguré l'histoire de la chaîne et la diffusion de ce championnat en 2012 avec Monaco et Nantes qui évoluaient alors en Ligue 2. De même, le RC Lens est resté très longtemps dans ce championnat au cours de nos précédentes saisons de diffusion. Disposer de clubs comme Lens, Nantes ou Saint-Étienne en Ligue 2 est particulièrement intéressant pour nous. Ce sont des clubs attractifs, forts d'un passif historique en Ligue 1 et surtout performants en termes d'engouement populaire. Qu'il s'agisse de Lens, Nantes, Saint-Étienne, Reims ou Metz, ces clubs attirent énormément de public dans leur stade. Pour nous, il est primordial de retransmettre des rencontres bénéficiant d'une belle affluence, car cela garantit la notion de spectacle, d'intensité et d'ambiance. À partir du moment où le stade est plein, cela génère mécaniquement de l'audience devant la télévision et incite les amateurs de football à s'abonner pour suivre leur équipe.

"Saint-Étienne, Nantes, Reims, Metz ou Montpellier mobilisent leur public au stade et génèrent de fortes audiences"

L'an dernier, l'ASSE occupait de manière quasi exclusive la case du samedi à 20h, malgré la présence de clubs comme Montpellier ou Reims. Cette saison, on observe un changement dès la 4e journée avec l'affiche Guingamp-Nantes programmée le samedi à 20h. Quelle est votre stratégie sur ce point ?

Concernant la programmation d'une journée type, la Ligue 2 se déploie le vendredi soir avec un multiplex de 5 matchs. Les 4 autres affiches sont réparties sur des cases dites "décalées", où elles bénéficient d'une exposition exclusive : deux matchs le samedi à 14h, un le samedi soir à 20h, et un le lundi soir à 20h45. C'est sur ces créneaux que nous positionnons nos choix 1, 2 et 3. Le choix 1 correspond à la plus belle affiche de la journée, souvent programmée le samedi soir à 20h. Le choix 2 est fixé le samedi à 14h, et la troisième affiche est diffusée le lundi soir à 20h45. La saison dernière, Saint-Étienne occupait effectivement cette case du samedi soir presque systématiquement. Cette logique va se poursuivre, mais nous pouvons adapter la programmation selon les circonstances. Pour la 4e journée, la rencontre Guingamp-Nantes s'impose comme l'affiche phare, même si elle entrait en concurrence avec Dijon-Saint-Étienne. Cependant, la préfecture de Dijon a demandé à la Ligue de ne pas faire jouer ce match le samedi en raison d'une autre manifestation en ville nécessitant la mobilisation des forces de l'ordre. Le match ne pouvant être programmé le samedi, il a donc été décalé au lundi soir. Saint-Étienne, Nantes, Reims, Metz ou Montpellier mobilisent leur public au stade et génèrent de fortes audiences, seront logiquement mis en avant sur les matchs décalés du samedi après-midi, du samedi soir ou du lundi soir.

Robert Malm, consultant beIN Sports, à Geoffroy Guichard - Icon Sport

Recevez-vous des demandes directes de la part des clubs qui font pression pour obtenir ces cases de diffusion spécifiques ?

Ils formulent plutôt leurs demandes auprès de la LFP. Même si certains dirigeants me sollicitent parfois à titre amical, ce qui est naturel. En tant que diffuseur de la Ligue 2 depuis 2012, nos commentateurs, nos consultants et moi-même entretenons des relations régulières avec les présidents, les directeurs généraux et les entraîneurs. Je considère que la programmation des matchs constitue un paramètre important de la dimension sportive d'un club. J'y apporte donc une attention particulière et j'échange volontiers avec eux. Nous sommes un diffuseur et un partenaire, et à ce titre, nos choix entrent en ligne de compte dans la vie du club, même si nous veillons scrupuleusement à préserver notre indépendance et notre objectivité. Il arrive donc que des clubs expriment des besoins spécifiques. En général, ils le font en amont auprès de la Ligue. Dès le début de la saison, lors de la publication du calendrier mi-juin, la Ligue invite les clubs à signaler leurs contraintes ou demandes particulières (dates anniversaires, événements spéciaux) afin que le diffuseur, en l'occurrence beIN Sports, puisse les intégrer dans la mesure du possible.

De votre côté, comment gérez-vous ces choix de diffusion pour garantir un traitement équitable et éviter une exposition à deux vitesses qui privilégierait les gros clubs au détriment des structures plus modestes ?

Il n'y a pas de traitement de faveur ni de délaissement de certaines équipes à partir du moment où beIN Sports diffuse l'intégralité des rencontres. Tous les matchs sont accessibles. Les décisions de programmation que je prends répondent à un objectif partagé avec la Ligue et les clubs : optimiser l'exposition de la compétition. Cela consiste à placer sur chaque case horaire l'affiche répondant à deux critères essentiels : maximiser le taux de remplissage du stade et optimiser l'audience pour la chaîne. Collectivement, notre but est d'optimiser les créneaux horaires, les affluences et les audiences.

"Ce n'est pas beIN Sports qui détermine unilatéralement les cases horaires"

Quelles évolutions avez-vous constaté ?

Pour préciser le contexte : il y a deux ans, lors de la reprise des droits, nous avons fait face à des contestations de supporters affirmant que "le football c'est le week-end" et que "beIN tue la Ligue 2". Or, ce n'est pas beIN Sports qui détermine unilatéralement les cases horaires, c'est une décision concertée avec la LFP et les présidents de clubs. Lorsque nous avons investi 40 millions d'euros sur la Ligue 2, un montant inédit dans l'histoire de ce championnat, cette somme correspondait à une formule de programmation soumise aux clubs et à la Ligue permettant d'étaler la compétition sur trois jours. Auparavant, le vendredi soir accueillait le multiplex et le samedi ne comptait qu'une seule rencontre à 15h. Aujourd'hui, nous proposons trois cases le samedi. Nous avons ainsi répondu à une attente des clubs et des supporters pour optimiser l'affluence dans les stades. Certains clubs nous ont expliqué qu'il était plus simple pour eux d'organiser les rencontres et de mobiliser les supporters le week-end, notamment le samedi. C'est pourquoi nous sommes passés d'un seul match à trois matchs le samedi, complétés par la case du lundi soir. En étalant la diffusion, nous maximisons nos chances de satisfaire nos abonnés. Si l'on regroupait toutes les rencontres le même jour et à la même heure, les nombreux passionnés de Ligue 2 auraient le sentiment de ne pas profiter pleinement de l’offre.

"Masquer de mauvaises décisions ou orientations prises par le football français"

À quoi ressemblera le week-end de Ligue 2 sur beIN Sports?

À partir du 8 août, une journée type se structurera ainsi. Le vendredi soir, une tranche de diffusion de 19h15 à 22h30, comprenant un avant-match de 45 minutes, le multiplex de 5 matchs, l'intégralité des rencontres et un débriefing de plus d'une demi-heure. Le samedi après-midi dès 13h30, un avant-match sur beIN Sports 1 pour l'affiche de 14h, tandis que la deuxième rencontre sera diffusée en simultané. Le samedi soir, à partir de 19h15, l'avant-match de la grande affiche de 20h. Ce sera souvent Saint-Étienne, mais pas exclusivement, des confrontations comme Guingamp-Nantes, Montpellier-Reims ou Nantes-Reims bénéficieront de cette exposition. Et le lundi soir dès 20h, le retour d'un magazine dédié, Ligue 2 Extra, qui résumera l'ensemble de la journée avant de basculer sur l'affiche de la soirée jusqu'à 23h.

Florian Genton, journaliste beIN Sports - Icon Sport

Etes-vous satisfait de cette programmation ?

Aucune chaîne n'a jamais proposé un tel niveau de couverture et d'exposition pour la Ligue 2 par le passé. C'est cette mise en valeur historique que je souhaite souligner. Depuis 2012, beIN Sports porte le développement de ce championnat. Certes, les droits télévisés ne constituent qu'une partie du budget des clubs, mais injecter 40 millions d'euros alors que nous étions seuls sur les rangs et aurions pu proposer deux fois moins démontre notre engagement. beIN Sports est le principal contributeur du football professionnel français, avec plus d'un milliard et demi d'euros de droits télé versés depuis 2012. Il ne faut pas l’oublier. Je préfère que l'on mette cela en avant plutôt que de prétendre que beIN tue la Ligue 1 ou la Ligue 2. Ces arguments servent souvent à masquer de mauvaises décisions ou orientations prises par le football français depuis plusieurs saisons, qui le placent aujourd'hui dans une situation délicate. Ce n'est pas la responsabilité de beIN Sports. Notre rôle est de continuer à diffuser ces championnats et à les valoriser grâce à une excellente exposition, ce qui justifie notre investissement.

Concernant cette case du vendredi soir qui a pu être critiquée par certains supporters, avec le fameux slogan "beIN tu tues la Ligue 2"...

Permettez-moi de vous couper, mais c'est une critique trop facile. Au cours des vingt dernières années, l'essentiel de la Ligue 2 s'est toujours joué le vendredi soir. Nous n'avons pas hérité de cette programmation, c'est nous qui l'avons créée en 2012. Je prends souvent l'exemple de Robert Malm, consultant pour beIN Sports depuis 2012 et fin connaisseur de la Ligue 2 pour y avoir effectué une grande partie de sa carrière de joueur. Il me répète régulièrement : "Florent, quand j'étais joueur, la diffusion de la Ligue 2 se limitait à un seul match. Depuis que je suis consultant pour beIN, 100 % des matchs sont retransmis." C'est donc bien beIN qui a instauré ce rendez-vous du vendredi soir. Pour valoriser un championnat et lui offrir de la visibilité, il faut être réaliste : l'exposition footballistique du week-end, le samedi et le dimanche, est historiquement occupée par la Ligue 1, sans même mentionner le Top 14 en rugby.

"La majorité des joueurs, des entraîneurs et des dirigeants s'accommodent très bien du vendredi"

Il fallait donc créer une place spécifique pour la Ligue 2 ?

Exactement. Nous avons sanctuarisé un espace et créé de la valeur pour la Ligue 2. Si les droits atteignent aujourd'hui 40 millions d'euros, c'est grâce à beIN Sports. À un moment donné, lors d'un précédent cycle, nous n'avions plus le multiplex mais uniquement les deux plus belles affiches (le samedi après-midi et le lundi soir), tandis que Mediapro avait récupéré le volume global. Ils avaient alors positionné le multiplex le samedi à 19h afin de mutualiser leurs coûts de production avec la chaîne L'Équipe et de proposer une diffusion en clair. Mais la question que je pose aux dirigeants de clubs est la suivante : recherchez-vous une diffusion en clair ou des revenus de droits télévisés pour équilibrer vos budgets ? Si vous cherchez des revenus, ce n'est pas une exposition en clair qui vous les apportera. Lorsque nous avons repris l'intégralité de la Ligue 2 en 2024, nous avons hérité de cette organisation d'un multiplex le samedi soir, qui n'était plus viable. Quand on investit 40 millions d'euros, il est légitime de demander une programmation qui permette de valoriser cet investissement, et celle-ci a été validée par les clubs en conseil d'administration.

Les clubs sont-ils pour cette programmation du vendredi ?

À titre personnel, les staffs, les joueurs et les clubs préfèrent souvent jouer le vendredi soir pour pouvoir disposer de leur samedi et de leur dimanche. Ce n'est pas un secret de polichinelle. Il existe une différence de perception entre les dirigeants de clubs et une partie des supporters. Ces derniers, qui se déplacent dans les stades, préfèrent le week-end, et c'est pour répondre à cette demande que nous avons basculé à trois matchs le samedi. En revanche, la majorité des joueurs, des entraîneurs et des dirigeants s'accommodent très bien du vendredi soir, car cela leur permet d'être libres le week-end. De plus, organiser un match le samedi s'avère parfois plus complexe et plus coûteux pour les clubs en raison de la gestion des bénévoles et des surcoûts liés au week-end.

"En Espagne, le Real Madrid ou le Barça peuvent parfaitement jouer un dimanche à midi"

Et le lundi dans tout ça ?

La case du lundi soir, quant à elle, fonctionne très bien en termes d'audience et de public devant la télévision, car elle bénéficie d'une faible concurrence sportive par rapport au week-end. C'est aussi pour cela que le samedi soir, face à la concurrence de la Ligue 1 ou du Top 14, j'ai besoin de programmer une affiche dotée d'une forte résonance capable de dépasser le simple intérêt local. Saint-Étienne ou Lens possèdent des supporters dans la France entière, tout comme Nantes a un bassin de fans qui dépasse largement sa région. C'est un arbitrage essentiel pour le directeur de la rédaction et des programmes que je suis. À l'inverse, le multiplex du vendredi soir agrège des audiences de matchs plus locaux et moins grand public.

Vous nous avez notamment parlé d’échanges avec les supporters sur ce sujet. Qu'en est-il ?

Il est parfois difficile de faire comprendre ces impératifs, mais lors de nos réunions avec les clubs et les associations de supporters, nous nous efforçons de faire preuve de pédagogie. Ces échanges permettent aux supporters d'exposer leurs contraintes et au diffuseur d'expliquer ses impératifs économiques et d'audience, pour que chacun comprenne la réalité de l’autre. Les manifestations de supporters et les banderoles hostiles dans les stades ont pratiquement disparu. Quand on apporte 40 millions d'euros, on ne tue pas la Ligue 2, on garantit au contraire sa pérennité et son exposition télévisuelle. Je comprends l'argument selon lequel "le football c'est le week-end", mais pour un diffuseur de sport, le week-end commence dès le vendredi et s'étend parfois jusqu'au lundi, à l'image des grands championnats européens qui programment des rencontres sur ces créneaux, voire le dimanche midi. C'est purement culturel. En Espagne, le Real Madrid ou le Barça peuvent parfaitement jouer un dimanche à midi ou à 14h. C'est une question de culture et d'habitudes de diffusion.

Nous avons beaucoup parlé de la Ligue 2, à laquelle beIN Sports est historiquement associée. En revanche, l'année prochaine, il n'y aura plus de Ligue 1 sur beIN, le contrat pour votre match hebdomadaire étant arrivé à son terme.

C’est une décision de notre part de ne pas prolonger ce partenariat. Dans une relation de partenariat, il faut que les deux parties y trouvent leur compte. Les conditions n'étaient plus réunies, ce qui est regrettable pour nous, pour les clubs et pour la Ligue. Pour un seul match, notre contribution s'élevait à plus de 80 millions d'euros, ce qui représentait un investissement conséquent. Nous avons tenté de renégocier certaines modalités qui auraient dû être adaptées pour la deuxième saison, notamment pour tenir compte des contraintes liées au contrat initialement signé par la Ligue avec DAZN, contraintes que nous avions acceptées sans ciller la première année. À la suite du retrait de DAZN au bout d'une seule saison, il nous semblait légitime de rouvrir les discussions, mais nous n'avons pas trouvé de porte ouverte ni de volonté d'alléger ces critères. Nous avons donc choisi de ne pas poursuivre.

"Un accord de principe existe pour la Coupe de France

La porte est-elle définitivement fermée pour les années à venir, ou reste-t-elle entrouverte en cas de nouvelles négociations ?

Rien n'est jamais définitivement fermé ni ouvert sur le long terme. La réalité d'une chaîne comme beIN Sports est de renégocier et de se positionner régulièrement sur des appels d’offres, les droits vont et viennent. L'important est de conserver un catalogue riche et premium. Nous sommes le diffuseur historique de la Ligue 2 depuis 2012, et nous proposons aujourd'hui 100 % de la compétition. Concernant la Ligue 1, nous l'avons diffusée pendant longtemps, nous avons connu une coupure de trois saisons, puis nous y sommes revenus pendant deux ans avant cette nouvelle interruption. Nous verrons ce que réserve l'avenir.

La Coupe de France va rester sur beIN Sports - Icon Sport

Concernant la Coupe de France, confirmez-vous qu'un accord a été trouvé et signé avec la FFF pour la diffusion de l'épreuve à partir des 32es de finale ?

Un accord de principe existe puisque nous avons remporté un lot de l'appel d'offres. Le contrat n'est pas encore formellement signé, car le processus prévoyait un lot pour les chaînes payantes et un lot pour les chaînes gratuites. La partie concernant la diffusion en clair n'étant pas encore finalisée, nous attendons la résolution complète de ce dossier. J'espère que cela se fera rapidement, mais je vous confirme que beIN Sports continuera de diffuser l'intégralité de la Coupe de France dès les 32es de finale jusqu'en 2030.

beIN Sports garde-t-elle un œil sur d'autres compétitions qui ne font pas encore partie de votre catalogue mais qui pourraient vous intéresser à l'avenir ?

Dans l'absolu, nous nous intéressons à tout. Cependant, face à chaque opportunité de droits, nous évaluons plusieurs critères stratégiques : le coût de l'investissement, sa viabilité dans notre modèle économique global, son potentiel de recrutement de nouveaux abonnés, sa capacité de fidélisation et l'indice de satisfaction qu'il génère. C'est cette alchimie globale qui guide nos choix. Il est budgétairement impossible de détenir l'intégralité des droits. Depuis 2012, la réussite de beIN Sports repose sur l'acquisition de propriétés au juste prix, sans fragiliser notre modèle économique à long terme. La force historique de beIN est de ne pas être entrée dans une surenchère irrationnelle des droits en France. Lorsqu'un nouvel acteur arrive sur le marché et multiplie les prix par quatre ou cinq pour rafler une mise, il s'inscrit dans une logique de court terme qui déstabilise le marché de manière éphémère. Aujourd'hui, les deux acteurs pérennes du paysage de la télévision payante sportive en France restent Canal+ et beIN Sports.

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