Olympique-et-Lyonnais
·22 aprile 2026
Exclu - Wendie Renard avant Arsenal - OL Lyonnes : "Un surplus de motivation plus qu'une revanche"

In partnership with
Yahoo sportsOlympique-et-Lyonnais
·22 aprile 2026

Olympique-et-Lyonnais : Il y a ce match contre Dijon ce mercredi (18h45), mais tout le monde ne pense qu'à Arsenal dimanche. Votre coach avait déjà la tête à cette demie avant même la trêve internationale...
Wendie Renard : Lui, dans sa tête, je pense que c'est clair, comme sa tactique (rires). Non, je pense que c'est clair pour lui, c'est un compétiteur et c'est quelqu'un qui a les idées très claires, qui est très pointilleux sur tout. Comme je l'ai dit, on les voit un peu tous les jours, soit les analystes ou les adjoints, et ça travaille beaucoup sur Arsenal. C'est important aussi de pouvoir nous donner à nous, joueuses, les bonnes informations, les images qu'on peut exploiter et, à l'inverse, d'être forcément vigilante défensivement.
Est-ce que le fait d'avoir cravaché un peu contre Wolfsburg, ç'a été une bonne préparation pour préparer ce choc contre Arsenal ?
Oui, je pense. Je l'ai dit à la fin du match, je ne peux pas dire que c'était le bon moment, parce qu'on n'aime pas perdre et en plus c'était la première défaite de la saison. Mais pour le groupe, que ce soit nous, joueuses, staff, je pense que c'est important, parce que, je l'ai dit inconsciemment, on peut se dire qu'on les a jouées en poule, on a réussi à gagner, on a dominé cette équipe. Mais je sais que les matchs contre les équipes allemandes ne sont jamais, mais jamais faciles. Et je me rappelle même déjà le match de poule : ce n'était pas aisé, on a réussi à le rendre facile en étant efficace.
Mais ce n'est jamais simple, ce sont des équipes qui ne lâchent rien, avec des joueuses qui sont capables de mettre la tête là où même le pied on ne veut pas mettre, qui sont agressives, qui donnent tout. Je pense que collectivement et individuellement, le fait d'avoir connu ça et le fait aussi d'avoir inversé la situation, je pense que c'est bénéfique. En termes d'expérience, on a du mal à accepter la défaite, de perdre de cette manière surtout. Donc ouais, ça remet forcément beaucoup de choses en question et tu repars au boulot et tu dis, je n'ai pas envie de connaître ça, donc je pense que c'est bien individuellement et collectivement.
Après cette qualification contre Wolfsburg, vous aviez dit que vous n'aimiez pas le mot revanche pour parler de la demie contre Arsenal. Pourquoi ?
C'est bien d'avoir ce sentiment, donc ce n'est pas que je n'aime pas ce mot, mais si je gagne là, ça ne va pas me ramener le titre de l'année dernière. Le titre, elles l'ont déjà gagné et l'histoire est déjà écrite pour elles. Et pour nous aussi parce qu'on a perdu et on fera partie de cette histoire. Donc forcément, quand on connaît quelque chose qui nous fait mal, où des fois on ne mange pas pendant des jours, on ne dort pas durant des jours, on n'a pas envie de connaître la même chose. Ça s'appelle pour moi l'expérience et cette expérience-là, tu n'as pas envie de la revivre.
Donc on va l'attaquer collectivement en n'oubliant pas ce qu'il s'est passé et je pense que le coach va s'appuyer aussi dessus, mais ça ne changera pas le passé. Au contraire, on a envie d'écrire le présent et le futur et pour l'écrire, il faut se faire violence. Donc on a deux fois 90 minutes minimum pour se faire violence et pour tout donner, ne pas revivre ce qu'on a connu l'année passée ou même l'année précédente. Ainsi ce sera l'objectif et je pense qu'on est assez conscientes et lucides là-dessus.
Retrouvez le reste de l'interview sur le YouTube d'Olympique-et-Lyonnais ou en cliquant sur la vidéo du dessus.









































