Let's Go Metz
·2 febbraio 2026
Face à Angers, le bateau du FC Metz a continué de prendre l’eau

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·2 febbraio 2026

La maison brûle et le FC Metz n’a toujours pas trouvé le moyen d’éteindre les flammes. Sur la pelouse d’Angers ce dimanche 1er février 2026, les Grenats ont encaissé une quatrième défaite consécutive (1-0) et restent lanterne rouge de Ligue 1.
C’est l’histoire d’un supplice qui n’en finit pas de se prolonger. À domicile comme à l’extérieur, le FC Metz ne semble plus retrouver le bout du tunnel qu’il a perdu il y a désormais presque trois mois. Il subsistait pourtant quelques raisons d’imaginer qu’il aurait pu s’entrevoir sous les néons du stade Raymond-Kopa.
Cette équipe d’Angers, qui n’avait pas fait forte impression lors de sa venue à Saint-Symphorien mi-septembre en arrachant péniblement un match nul grâce à un pénalty, semblait à la portée des Grenats. Puis après tout, ils n’avaient plus remporté le moindre match depuis mi-décembre…
Malheureusement, les espoirs messins allaient rapidement s’effacer à mesure que la semelle de Jean-Philippe Gbamin allait glisser sur le ballon et frotter le tibias d’Haris Belkebla (9′). Un excès d’engagement pour lequel le défenseur finissait par être expulsé après intervention de l’arbitrage vidéo.
Malgré une entame de match volontariste, avec une première tentative d’alerte d’Habib Diallo (4′), les joueurs du FC Metz se retrouvaient rapidement à court d’idées, laissant le ballon à des Angevins dans la gestion, attendant patiemment la faille. Et elle ne mettait pas bien longtemps à arriver : Branco Van den Boomen lançait Carlens Arcus – tout seul – dans la profondeur, qui trouvait ensuite Louis Mouton – encore tout seul – au beau milieu de la surface. La frappe croisée qui s’ensuivit finissait dans le petit filet droit de Jonathan Fischer (25′).

La joie de Louis Mouton, unique buteur de la partie. Photo : Dave Winter/FEP/Icon Sport
En infériorité numérique, sans réelle capacité de sursaut mais sans ménager d’efforts non plus, les Grenats ne pouvaient faire autre chose que subir les – trop nombreux – assauts angevins (17 tirs, contre 5 messins). « Même à 10 contre 11, on a eu des récupérations mais on a eu trop de déchet technique, rembobine Benoît Tavenot. Il fallait être capable de garder un peu plus le ballon et on aurait pu les déséquilibrer sur certaines récupérations. »
Dans leur calvaire, ils pouvaient compter sur un Jonathan Fischer impliqué, auteur d’arrêts décisifs (48′, 56’…) sans toutefois en recevoir les dividendes. Ces derniers auraient presque pu s’avérer décisifs si le temps fort inespéré des dix dernières minutes finissait par être concluant. Mais la frappe de Koffi Kouao dans la surface, qui concluait un contre éclair bien mené, s’envolait au-dessus de la cage d’Hervé Koffi (82′). Et la tête plongeon de l’Angevin Jordan Lefort, sur un centre de Giorgi Tsitaishvili, était finalement détournée par le gardien alors qu’elle filait tout droit dans son but (88′)…

Jonathan Fischer a été la seule véritable satisfaction de cette rencontre. Photo : Dave Winter/FEP/Icon Sport
Si près, mais si loin à la fois, ce point du match nul aurait pu récompenser la volonté de ne rien lâcher, mais les lacunes étaient trop importantes pour achever l’ébauche d’un miracle. « On ne peut pas dire ce soir que les joueurs n’ont pas couru, n’ont pas défendu les couleurs, constate Benoît Tavenot. Mais ça ne paye pas aujourd’hui, parce qu’il faut être meilleur avec le ballon, c’est une évidence… »
Quinze jours après l’arrivée de l’ancien entraîneur du SC Bastia, l’électrochoc espéré ne s’est – visiblement – toujours pas déclenché et le sort s’acharne malgré la bonne volonté de joueurs « pas tricheurs » mais qui ne peuvent espérer mieux à ce stade. « Ils essaient de me contenter, croyez-moi », atteste le nouvel entraîneur du FC Metz.
Mais lui-même le sait, « il n’y a que la victoire qui ramène du baume au cœur à tout le monde, qui ramène une énergie positive ». Et « tant qu’elle n’arrive pas, il faut charbonner, charbonner en permanence et ne pas être sur de mauvais constats. » Des propos qui trouveront sans doute un certain écho auprès d’un public messin parfois échaudé. Après une fin de match où de légères tensions ont pu apparaître entre joueurs et fans présents dans le parcage visiteur, Benoît Tavenot s’est longuement entretenu avec les supporters qui ont fait le déplacement jusqu’en Anjou.
Était-ce une discussion constructive ? « L’avenir nous le dira, juge-t-il. Je sais que ce sont des gens passionnés, ils aiment leur club, ils sont investis… Je pense qu’il vaut toujours mieux discuter que pas, assure l’entraîneur. Mais qu’est-ce qui fera que ça avancera ? C’est que le FC Metz regagne, c’est tout. » Et désormais, plus que jamais, le temps presse…
au stade Raymond-Kopa d’Angers (Maine-et-Loire), Mehdi Abirez.
Angers SCO : Koffi – Arcus, Camara, Lefort, Ekomié (Hanin, 57′) – Belkebla (Djibrin, 57′), Van den Boomen (Courcoul, 69′) – Belkhdim, Mouton, Sbaï (Raolisoa, 81′) – Peter (Koyalipou, 69′).
FC Metz : Fischer – Kouao (Mbala, 85′), Gbamin, Yegbe, Ballo-Touré (Colin, 58′) – Traoré (Abuashvili, 68′), Stambouli, Munongo (Deminguet, 58′) – Hein (Touré, 58′), Diallo, Tsitaishvili.
Buts : Mouton (25′).
Avertissements : Gbamin (expulsé, 9′), Van den Boomen (30′), Yegbe (67′), Mouton (81′).
Arbitre : Benoît Millot.
Affluence : 10 367 personnes.








































