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·25 febbraio 2026
Florian Sotoca : « On a juste envie de retourner sur le terrain pour montrer que c’était une erreur »

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·25 febbraio 2026

Déjà sept ans de présence au club pour l’un des joueurs les plus anciens de l’effectif lensois. Florian Sotoca a vu son temps de jeu baisser drastiquement depuis la saison dernière. L’attaquant reste néanmoins parfaitement intégré au projet du club. C’est d’ailleurs, un peu chahuté par ses compères Wesley Saïd, Jonathan Gradit et Adrien Thomasson, planqués en haut de l’amphithéâtre, qu’il s’est présenté en conférence de presse.
Lensois.com : Plus de 4 000 personnes sont venues à l’entraînement encourager l’équipe ce matin. Mentalement, ça fait du bien après l’échec face à Monaco ? Bien sûr. On sait que c’est toujours important d’être proche de notre public. On sait qu’on a des matchs importants qui arrivent, notamment celui de Strasbourg. On n’a pas encore Lyon en tête, mais on sait que la Coupe de France est aussi un objectif pour nous. Ça va être important de bien réagir. Cette année, on l’a bien fait, notamment après le match de Lyon lors de la première journée. Le match de Metz a été un tournant pour nous, puisqu’ensuite on a réussi dix victoires d’affilée. Le dernier exemple en date, c’est Marseille. On a su bien réagir. Ça va être à nous de faire un bon match contre Strasbourg. Je les ai vus jouer contre Lyon et c’est vrai que ça reste une belle équipe, malgré le fait qu’ils soient un peu en difficulté cette année comparé à l’année dernière. Donc on est vraiment concentrés sur ce match-là et on le prépare dans un bon esprit.
Quel rôle avez-vous eu après le revers concédé face à Monaco ? C’est bien d’être là dans les moments joyeux, mais c’est bien aussi d’être là dans les moments un peu plus compliqués. On sait très bien que pendant dix minutes, on a eu une absence, un trou noir. Ça arrive. On a essayé de limiter les temps faibles lors de la première partie de saison. On l’a d’ailleurs très bien fait. Ça va être à nous de bien réagir vendredi parce qu’on sait que Strasbourg est une équipe vraiment pas facile à jouer. Après le match, le coach a pris la parole très calmement. Il nous a dit que, tout simplement, c’était de notre faute et qu’on avait donné ce match-là parce que, sur l’ensemble, je pense qu’on ne mérite pas de perdre. Mais le foot, c’est comme ça. Dès qu’on se relâche un peu, dès qu’on fait deux ou trois petites erreurs, ça ne tourne pas à notre faveur. Depuis le début de saison, ça tournait beaucoup pour nous et là, c’est vrai qu’on leur a donné deux ou trois buts. Le football de haut niveau ne pardonne pas. À nous de corriger ces erreurs. Mais il n’y a pas non plus à s’alarmer sur l’ensemble du match. On mérite beaucoup mieux. À 2-0, on se sentait forts. On était dans notre match, on dominait. Mais Monaco, même s’ils sont en difficulté cette année, ça reste une belle équipe, une équipe de Ligue des champions. On a vu leur qualité.

Avec Strasbourg qui vous attend après avoir battu Lyon la semaine passée, vous ne pouvez pas avoir le temps de douter finalement… Tant mieux que ce match arrive rapidement. Comme l’a dit le coach après la rencontre, on a juste envie de retourner sur le terrain pour montrer que c’était une erreur. On est une équipe ambitieuse qui rêve d’aller le plus haut possible. On l’a montré ces dernières semaines avec deux grosses séries. Ça dénote de notre état d’esprit et on ne tire pas les uns sur les autres. Tout le monde peut faire des erreurs dans le football. Il n’y a aucun souci avec ça. Le plus important, c’est de regarder devant. Ça va arriver très vite puisqu’on joue dès vendredi un match important pour les deux équipes. Je pense que ça va être un beau match à regarder, avec deux équipes joueuses qui prennent des risques. Ça peut être une belle fête du football avec une belle communion entre les deux publics, qui sont réputés pour être de sacrés publics.
Est-ce que ce collectif se projette déjà dans le dernier tiers du championnat ? Se projeter, non, parce qu’on est assez sereins sur la situation. On a super bien enchaîné les derniers matchs, mais ce n’est pas pour ça qu’on va se prendre pour n’importe qui. On reste les pieds sur terre. On sait que c’est un championnat très difficile. Tous les matchs le sont. On l’a vu depuis le début de l’année, où on a eu très peu de matchs faciles. À nous de rester concentrés sur notre travail au quotidien et de tout mettre en œuvre pour garder cet état d’esprit. On a un noyau dur avec un état d’esprit exceptionnel. Que ce soit les joueurs arrivés en début d’année ou ceux arrivés en janvier, on tire tous dans le même sens. Je pense que c’est pour ça qu’on fait une belle saison. Les remplaçants jouent le jeu à l’entraînement et poussent les collègues amenés à être plus titulaires. Ça se ressent sur le terrain. On est un groupe uni. Ça fait plaisir parce qu’il n’y a pas vraiment d’états d’âme. Les égos sont de côté. Tant qu’on gardera ça, je pense qu’on pourra continuer. Il reste encore pas mal de matchs avant la trêve, puis il y aura des rencontres importantes après.
Dans quelle mesure cette saison peut vous rappeler celle de 2022-2023 avec Franck Haise ? C’est l’état d’esprit qu’on affiche. Il n’y a pas vraiment de mise en lumière sur quelqu’un en particulier. C’est vraiment un collectif. On retrouve ça avec la saison 2022-2023 où il y avait une osmose dans le groupe. On se disait : « Aujourd’hui, ça va être dur pour l’équipe adverse. » Cette année, je retrouve un peu ça. Il y a trois ans, je jouais beaucoup. C’est difficile d’avoir du recul quand on est dedans. Cette année, depuis le banc, j’ai peut-être un peu plus de réflexion. Je ressens cette force collective. On est une bande de potes avant tout et je pense que ça se ressent, que ce soit auprès des journalistes ou du public. Ça reflète bien les valeurs du club. Le staff l’a très bien compris. On est tous alignés et ça se ressent au quotidien.

Après Monaco, vous vous êtes plutôt dit : « Aïe, le PSG nous repasse devant » ou « Aïe, on manque l’occasion de prendre de l’avance sur les poursuivants » ? Je vais voir le côté positif. Le fait que Marseille et Lyon aient perdu, c’est une bonne chose pour nous. En plus, on a gagné quelques buts au goal-average. Je préfère voir ça. Paris, c’est autre chose. On sait que c’est très difficile de les accrocher sur une saison. On est à deux points. On va essayer de gagner le plus de matchs possible pour les faire douter jusqu’au bout. S’ils font un parcours parfait, on les félicitera. Si on reste à leur portée jusqu’à la fin, forcément, on y croira. Finissons le plus haut possible et on fera les comptes en fin de saison.
Propos recueillis par Eloïse De Mester à la Gaillette Gervais Martel.









































