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·5 febbraio 2026

Florian Thauvin : « C’est mon année la plus forte en émotions depuis 2018 »

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Suspendu et resté à la maison hier soir pour suivre la qualification des siens en Coupe de France, Florian Thauvin sera bien de retour samedi pour la réception de Rennes à Bollaert-Delelis. 

Lensois.com : Florian Thauvin, racontez-nous votre soirée d’hier ! J’ai passé une bonne soirée, je suis de bonne humeur aujourd’hui. J’ai suivi l’équipe à la maison, bonne prestation, la qualif’ au bout, le plus important. Mais au-delà de tout ça, je suis fier et heureux de voir que tout le monde participe et tout le monde y va avec un élan hyper positif. Même s’il y a des joueurs qui ont moins de temps de jeu, ils sont toujours exemplaires. Et ça, je trouve que c’est à l’image de notre équipe, de notre groupe, de notre club. Et en plus de ça, ils ont été récompensés parce que tout le monde a été performant. Quand je vois par exemple un Flo Sotoca qui a passé au club de nombreuses années, qui a un peu moins de temps de jeu cette année, je suis super heureux aujourd’hui de le voir pouvoir marquer, faire marquer, être décisif. Je pense qu’il est un exemple pour nous tous au quotidien. Il a toujours la même attitude et il pousse toujours le groupe vers le haut, il est hyper positif et franchement, hier, j’étais super content pour lui.


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Votre arrivée a été beaucoup commentée l’été dernier, ça vous a surpris ? Pour être tout à fait honnête, je savais ce que j’étais capable de produire et à quel niveau j’étais en train de jouer, notamment en Italie. J’ai rigolé quand je voyais certains commentaires de gens qui disaient qu’il viendrait pour encadrer un petit peu le groupe et rentrer en fin de match. Mais sur le moment, je ne pouvais rien dire, je pense que les gens n’avaient pas conscience du niveau auquel j’évoluais en Italie. Donc pour moi, ça n’a pas été une surprise, ça a simplement été de mettre la lumière en France sur ce que j’étais en train d’accomplir. Après, collectivement, l’équipe, l’année dernière, a réalisé une saison correcte, mais l’objectif, c’était de franchir un cap, de se positionner sur un classement européen pour la saison prochaine. C’est pour cette chose-là que je suis venu, pour essayer d’apporter ce petit plus. Donc ça se passe super bien pour nous aujourd’hui collectivement et pour moi aussi personnellement. Après, pour être tout à fait honnête, on ne pensait pas que ça se passerait si bien. Du moins, pas dès la première année. C’était l’objectif, mais pas dès la première année. Les choses vont, pour l’instant, plus vite que ce qui était prévu. C’est du bonheur, on va être honnête.

Parlez-nous de cette attente qui ne faiblit pas à votre sujet… La première chose déjà, c’est de remercier toutes les personnes qui nous soutiennent et qui me soutiennent. Je crois que c’est quelque chose d’extraordinaire et vraiment, ça, ça me touche au cœur. Quand j’ai eu des périodes compliquées, j’avoue que les gens qui vous soutiennent se font de moins en moins nombreux. Aujourd’hui, je mesure le poids de cette chance d’avoir des gens qui me soutiennent et qui sont derrière moi. C’est aussi une grande responsabilité parce que, forcément, l’attente est grande. Mais je pense qu’aujourd’hui, avec mon âge, mon expérience et ma maturité, c’est quelque chose qui me donne plus chaud au cœur que ça ne me met une pression sur les épaules. Donc vraiment, merci à toutes les personnes qui me témoignent de cet amour parce que c’est quelque chose qui est important pour moi.

« J’ai eu un mois de janvier un peu plus compliqué. »

Il y a malgré tout cette forme d’irrégularité qui vous suit depuis quelques matches, comment l’expliquer ? Je suis d’accord, c’est des choses qui accompagnent les sportifs de haut niveau tout au long de leur carrière. La première bonne nouvelle que je vois, et la chose positive, c’est qu’on n’est pas des robots. Ça prouve qu’on est tout simplement humains. La deuxième, ce que je peux vous dire, c’est que c’est ce qui fait la beauté du sport de haut niveau. C’est parce que le sport de haut niveau est un sport collectif. On vit des émotions grâce aux performances et c’est aussi grâce aux contre-performances qu’il peut y avoir des surprises. Et parfois, c’est grâce à ça qu’on vit de grandes émotions dans le foot, comme ça peut être le cas dans les matches de Coupe de France, quand il y a le petit poucet qui vient challenger l’équipe favorite. On a des hauts, des bas, en fonction de plusieurs caractéristiques qui peuvent être l’état de forme, la fatigue, l’état moral, en fonction de l’hiver, des choses comme ça. Je sais que moi, personnellement, l’hiver, j’ai un peu plus de mal quand il me manque un peu le soleil. Le soleil, c’est un peu plus difficile pour moi (sourire). Donc il y a aussi, en fonction des compositions d’équipe, les joueurs qui vous entourent. C’est quelque chose de global. Et ce qui est le plus important, c’est que les contre-performances n’impactent pas le niveau de l’équipe collectivement. Et voilà. Donc chacun notre tour, on passe par des périodes comme ça. Et c’est pour ça que le collectif reste la chose la plus importante. Je l’accepte totalement. Pour moi, c’est très simple. Quand ça va bien et quand ça va mal, on reste positif, on reste focus, on continue de travailler. On fait le dos rond et ça finit par revenir. J’ai eu un mois de janvier un peu plus compliqué.

Est-ce que cette saison, en termes d’émotions positives, est la plus forte depuis 2018 ? Je suis certain que c’est mon année la plus forte en émotions depuis 2018. J’ai réalisé peut-être, en termes de statistiques, une meilleure saison, il me semble, en 2019, la saison d’après, où j’ai été vraiment performant au niveau des statistiques. Mais ça avait moins de saveur parce que je m’y étais, on va dire, habitué. J’étais à un stade de ma carrière où c’était normal de vivre des saisons et des moments comme ça, alors qu’en réalité, ça ne l’est pas. Donc j’avoue que depuis 2018, c’est la saison où, émotionnellement, je prends le plus de plaisir. Et comme je le disais juste avant, plus on prend de l’âge, plus on prend des années avec l’expérience et la bouteille. On apprécie plus tout ce qui se passe au quotidien, dans la vie en général, dans la situation professionnelle aussi. On accepte et on vit les émotions de manière plus forte. Le Vélodrome, c’était forcément quelque chose d’important pour moi.

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Parlez-nous aussi de la préparation invisible ? J’ai mis des choses en place autour de moi qui me permettent d’essayer d’être le plus performant possible. Même quand il y a des périodes qui sont un peu plus compliquées. C’est le chef qui décide ce que je mange et il est en corrélation avec le nutritionniste. Et la deuxième chose, c’est qu’on échange avec le coach, avec le staff, pour essayer de gérer au maximum, pour être le plus performant possible. Le plus important dans ces choses-là, c’est d’avoir des conversations, c’est d’échanger et de savoir quel est l’objectif, où on va et comment on y va. Donc ce qui est bien, c’est qu’on peut le faire avec le staff et c’est top.

Comment est-ce que vous en parlez de l’Europe entre vous ? On est hyper calmes à ce sujet depuis le début de saison. Notre objectif, il a toujours été de prendre match après match, et puis c’est comme ça qu’on a construit notre parcours. Maintenant, ayant réalisé une première partie de saison aussi réussie, je pense qu’on est obligés de regarder devant nous et de continuer sur les mêmes bases que ce qu’on a pu faire en première partie de saison. Donc l’objectif, il est toujours le même, prendre match après match, mais bien évidemment qu’aujourd’hui, on est obligés de regarder devant nous et de se fixer des objectifs élevés.

Que reste-t-il du sacre mondial de 2018 en vous ? Quand vous vivez quelque chose comme ça dans une vie, c’est quelque chose d’exceptionnel. Je me rappelle d’un discours du coach Didier (Deschamps) après le match, au moment d’être champion du monde, où il nous dit : à partir d’aujourd’hui, votre vie sera différente parce que vous n’êtes plus seulement des joueurs de foot, vous êtes des champions du monde. Donc c’est un statut qui est différent pour toute la vie, c’est une nouvelle responsabilité. Mais c’est quelque chose aussi qui vous unit pour la vie parce que nous, on s’est rendu compte qu’on est toujours en contact, on est toujours liés et puis on a même un groupe WhatsApp, on a aussi créé une association. Donc on est liés pour la vie et puis ce sont des souvenirs qui sont exceptionnels. Je pense que peut-être que le moment où on y pense le plus, c’est quand on est dans la difficulté. Me concernant, je pense qu’il y a des fois où, quand c’est un petit peu plus difficile et qu’on a du mal à trouver les ressources, c’est là où on se dit : attends, t’es champion du monde, c’est pas donné à tout le monde, tu vas trouver les ressources nécessaires pour le faire et tu vas t’en sortir. C’est aussi, et c’est beaucoup psychologique, quelque chose que j’ai appris d’Alexis Sanchez. Quand il est arrivé à l’Udinese, il a posé un trophée qu’il avait gagné à sa place dans le vestiaire. Et en fait, quand j’ai discuté avec lui, j’ai compris que ce trophée, il ne l’a pas posé à sa place pour dire je suis Alexis Sanchez et je suis un champion et regardez mon trophée, non, c’est pour qu’il se rappelle tous les jours que c’est un champion et que c’est ce qui va lui donner la motivation de s’entraîner et de continuer de se battre tous les jours. Et donc, du coup, j’ai pris exemple sur lui. J’ai un cadre à ma place dans mon vestiaire avec la Coupe du monde et ce cadre, c’est pour les jours un peu plus compliqués. Je me dis que, quand c’est un peu plus compliqué, je regarde le cadre et ça me donne envie d’y retourner.

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