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·27 luglio 2026
« Il fallait faire attention à ce que tu disais à l’un pour ne pas vexer l’autre », Will Still revient sur l’ancienne direction du RC Lens

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Will Still va de nouveau entraîner en Ligue 1 ! L’ancien coach de Reims et du RC Lens est de retour en France après une expérience délicate à Southampton. Il a livré à L’Équipe une interview à son image : franche.
À 33 ans seulement, le Belgo-Anglais est à la tête de son quatrième club en qualité d’entraîneur principal. Sans club depuis son départ de Southampton en novembre dernier, Will Still a pris le temps de souffler avant de replonger dans un nouveau défi.
« J’étais avancé avec d’autres clubs, comme Lorient ou Bristol (Championship). Et je me suis dit : “Laisse-toi guider par ton instinct.” C’était Auxerre, un club très accessible, à taille très humaine, commente l’entraîneur. J’ai entendu des trucs. Mais les gens ne savent rien. À la radio, ils ont dit : “Il doit refaire ses preuves. Auxerre, c’est un choix par défaut.” Non. J’avais eu des opportunités durant la saison, comme le Paris FC et Nantes. Mais je voulais prendre le temps. Les gens oublient que je n’ai que 33 ans. Il y a beaucoup de choses dans le foot avec lesquelles j’ai du mal. »

En développant son propos, Will Still s’est souvenu de son passage à Lens, lorsque la direction du club était notamment composée de Pierre Dréossi et Diego Lopez pour une saison. « La politique. À Lens, il y avait une nouvelle direction, il fallait faire attention à ce que tu disais à l’un pour ne pas vexer l’autre. C’est comme ça dans plein de clubs. Je veux une transparence totale, sinon on perd son temps. Et puis le monde extérieur… Je n’écoute quasiment plus rien. »
Le nouvel entraîneur de l’AJA est également revenu sur les épreuves personnelles qui l’ont amené à relativiser beaucoup de choses. « Ce sont les expériences de vie. Les gens qui disent : “Il est parti (à Southampton) pour sa femme”... Tant qu’un être humain n’a pas vécu ça… Dès que le mot cancer tombe (il souffle)… Emma se remet du cancer. Et l’encéphalite arrive. C’est le gonflement d’une partie du cerveau. Je ne savais pas ce que c’était. Tu arrives à l’hôpital : “C’est grave ?” Et on me répond : “Si vous n’étiez pas venus, on aurait pu la perdre d’ici 24 heures.” Un jour, j’ai envoyé un message à Nico et à Ed (ses frères, alors ses adjoints à Lens) : “Je ne crois pas que ça va aller.” J’ai raté deux ou trois jours d’entraînement, suis revenu la veille du match et me suis dit : “Qu’est-ce que je fous ici ? Will, t’es con.” J’aurais dû prendre plus de temps pour Emma et moi. Oui, le foot, c’est important. Mais c’est un jeu. »







































