Le Journal du Real
·31 gennaio 2026
Impuissant à 11 contre 10, le Castilla concède un nul inquiétant

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·31 gennaio 2026

L'alerte rouge est désormais activée au-dessus du stade Alfredo Di Stéfano. Ce qui volait comme une fusée il y a encore quelques semaines commence à piquer du nez dangereusement. Pour la troisième fois consécutive depuis la promotion d'Álvaro Arbeloa chez les "grands", le Real Madrid Castilla a calé.
Après le match nul contre Mérida (1-1) et la défaite à Tenerife (4-2), ce nouveau partage des points face à Osasuna Promesas (1-1) a un goût particulièrement amer. Le scénario est d'autant plus douloureux que l'adversaire du soir n'était pas un foudre de guerre. Osasuna Promesas se présentait comme l'équipe la moins prolifique du groupe (14 buts avant le coup d'envoi). Pourtant, le Castilla a terminé la rencontre avec une image d'impuissance qui a suscité quelques sifflets dans les tribunes.
Le diagnostic posé par la presse espagnole est sévère : abus de frappes lointaines non cadrées, manque de jeu intérieur et une incapacité chronique à "tuer" les matchs. López de Lerma ne semble pas encore avoir trouvé la formule magique, et pendant ce temps, le train des playoffs ne s'arrête pas pour attendre les retardataires.
Pourtant, les conditions semblaient idéales. Sur la pelouse du Di Stéfano, balayée par un vent favorable au sens propre comme au figuré, le Castilla a dominé le premier acte. Mais c'était une domination stérile, "grisâtre" selon les termes d'AS. Les jeunes du Castilla confisquaient le ballon sans pour autant montrer les crocs. Il aura fallu attendre un fait de jeu majeur pour débloquer la situation : une entrée téméraire de Mikel sur Yáñez.
Si l'impact n'a pas été total, l'agressivité du geste a conduit l'arbitre, Mme Gil Soriano, à sortir le carton rouge direct après consultation du VAR. À onze contre dix, la réserve a enfin trouvé l'ouverture dans le temps additionnel. Sur une action initiée côté gauche, le ballon est revenu sur César Palacios.
Le milieu offensif a fait parler son génie avec une reprise instantanée qui est venue se loger dans la lucarne opposée. Un "golazo" qui permettait au Castilla de rentrer aux vestiaires avec un avantage d'un but (1-0) et une supériorité numérique. Tout laissait penser que la première victoire de l'ère López de Lerma était enfin au bout du chemin.
Mais le football punit souvent l'arrogance ou la déconcentration. Au lieu de gérer tranquillement son avance, le Castilla s'est sabordé dès le retour des vestiaires. À la 50e minute, le drame survient : Valdepeñas, en position de dernier défenseur, perd le ballon de manière inexplicable. Arroyo n'en demandait pas tant. L'attaquant d'Osasuna file au but et glisse le ballon entre les jambes du gardien Fran González pour l'égalisation (1-1).
Ce but a eu l'effet d'un KO debout. Pendant près d'un quart d'heure, l'équipe a semblé sonnée, incapable de réagir face à ce scénario catastrophe. Il a fallu attendre l'entrée en jeu du jeune Arnu — qui faisait ses débuts officiels avec le Castilla après un doublé avec le Real Madrid C la semaine passée — pour voir un semblant de révolte. Les vingt dernières minutes ont été plus intenses, mais toujours aussi brouillonnes.
Les statistiques rapportées par AS illustrent cette fin de match désordonnée : beaucoup de tentatives, mais trop peu de danger réel. Si David Jiménez a obligé le portier adverse à une belle parade sur coup franc, la majorité des tirs, notamment ceux de Leiva, ont fini dans les nuages de Madrid. Yáñez, désigné comme le meilleur joueur de l'équipe, a tout tenté, forçant Rafa Fernández à plusieurs interventions de grande classe, mais le verrou a tenu.
Au coup de sifflet final, le constat est implacable : le Castilla a laissé filer deux points qui lui tendaient les bras. Contre une équipe réduite à dix et peu offensive, ce match nul sonne comme une défaite. Osasuna savoure ce point comme une victoire de prestige, tandis que la réserve madrilène voit la zone des playoffs s'éloigner encore un peu plus. La transition sur le banc de touche s'avère bien plus complexe que prévu, et l'urgence de résultats commence à se faire sentir.
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