Hacmen
·23 aprile 2026
JACE et son Gouzou : “Je savais que cette provoc’ allait piquer les Bordelais !”

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·23 aprile 2026

La ville du Havre est très réputée pour sa culture, notamment artistique. Nous avons ainsi eu la chance de poser des questions au street-artiste JACE sur son rapport au sport, à la ville, mais également sur un Gouzou bien particulier. Cet artiste est aujourd’hui reconnu dans la ville puisque ses œuvres font partie intégrante du paysage havrais. Il est impossible de ne pas en apercevoir une lors d’une simple sortie !
JACE parcourt le globe dans sa totalité. Et, de continent en continent, il laisse son empreinte avec son Gouzou. Ce dernier est devenu un symbole de reconnaissance bien au-delà de notre ville. Si La Réunion est son lieu de prédilection, Le Havre est celui de ses racines.
Peux-tu te présenter et nous parler de ton rapport avec Le Havre ?
JACE, street-artiste, né au Havre en 1973. Parti en 1982 à La Réunion à l’âge de 9 ans avec ma famille. Je commence le graffiti en 1989 et crée le « Gouzou » en 1992. Je reviens de 1993 à 1999 en Normandie pour finir mes études de biologie. Depuis, je reviens régulièrement voir mes parents qui sont toujours basés au Havre.
Pendant ton enfance au Havre, quelle place occupait le sport ?
Durant mon enfance au Havre, je faisais très peu de sport pour être honnête. J’ai dû faire quelques mois de judo. Par contre, mon grand frère faisait pas mal de foot.
Et est-ce que la place du sport a évolué au fil de ta vie ? Est-il essentiel dans ton métier d’artiste ?
Par la suite, adolescent, j’ai fait pas mal de basket étant avantagé par ma taille. Mais j’ai aussi fait du karaté, du bodyboard, du skate… J’étais très porté sur le sport. Puis, en étant adulte, j’ai ralenti pour reprendre depuis quelques années afin de m’entretenir et de pallier des problèmes de genoux. Je pratique donc pas mal la natation ainsi que le vélo. Cela me permet d’être plus en phase avec mon corps vieillissant.
Est-ce que tu considères tes Gouzous comme un moyen de rassembler, de créer une forme de communauté ou d’identité comme peut le faire le sport ?
Je n’avais jamais fait cette analogie, mais pourquoi pas. En tout cas, ça rassemble, c’est sûr ! Je suis toujours surpris de voir que des groupes d’amis se créent autour de ce petit personnage. Certains passent même des journées entières à le chercher. D’autres organisent des voyages en voiture ou en avion, parcourant des centaines voire des milliers de kilomètres pour le photographier !
En 2023, à Bordeaux, tu as réalisé avec Monsieur Poulet une œuvre de street art pour célébrer la montée du HAC en Ligue 1. Quelle était l’idée derrière ce projet dans un contexte où Bordeaux et le HAC étaient concurrence directe ?
Ahah, pour être transparent et au risque de décevoir les supporters, je n’en avais aucune idée au moment de le faire. Ce mur était sur un stade à moitié abandonné à Bordeaux. J’ai eu cette idée de buvette. Et tout naturellement, j’ai pensé à faire cet hommage au HAC car petit, j’accompagnais mon grand-père au stade Deschaseaux. Mais je savais que cette provoc’ allait piquer les Bordelais et que cette peinture ne resterait pas ad vitam eternam.

Aujourd’hui, si tu devais imaginer des Gouzous qui représentent le sport havrais, à quoi ressembleraient-ils ?
Le club de foot du HAC me viendrait en premier, bien sûr !









































