Olympique-et-Lyonnais
·13 maggio 2026
Laurent Nicollin (Montpellier) : "Mon père était amoureux de l'OL et de Di Nallo"

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·13 maggio 2026

Olympique-et-Lyonnais : C'est un jour triste pour l'OL avec la disparition de Fleury Di Nallo. Il avait un rapport particulier avec Montpellier et votre famille. Que représentait-il ?
Laurent Nicollin : Il représentait beaucoup plus pour mon père que pour moi, parce que mon père l'a connu tout jeune. Ils se connaissaient quand ils étaient plus jeunes sur Lyon, ils sont de la même année. Donc, Fleury, c'était quelque chose pour lui de très… Mon père était supporter de l'Olympique lyonnais. De ce fait, voir Fleury jouer, c'était toujours quelque chose de magnifique.
Il a réussi à le faire changer d'avis quand il a voulu arrêter sa carrière à l'OL, de venir jouer chez nous, quand on a créé le club. C'était quelque chose de fort. Il a été très fier. Après, il est revenu comme éducateur chez nous. Ça s'est très bien passé. C'est vrai que c'est le premier grand joueur à avoir rejoint notre club, c'est le premier grand joueur à avoir joué chez nous. Aujourd'hui, c'est compliqué, mais c'est comme ça, c'est la vie.
Dans le message du MHSC sur les réseaux, vous parlez de "pionnier". C'est le mot pour décrire Di Nallo à Montpellier ?
Oui, tout est parti de lui… Alors, pas la toute première, mais à un an ou deux près de la première génération qui a fait gravir les échelons. Il est arrivé quand on était tout en bas et il nous a laissés, pas tout en haut, mais il a contribué à nous faire grimper les échelons. Il y a eu les premiers exploits en Coupe de France quand on bat l'Olympique de Marseille qui est le tenant du titre de la Coupe de France en 32e à Alès. Nous, petit club de troisième division, et il doit être le capitaine de l'équipe.
Donc oui, oui, c'est le pionnier. Après, il a été, avec Mama Ouattara, éducateur chez nous pendant de nombreuses années, donc il y a quelque chose. Bien sûr, l'Olympique lyonnais est bien plus fort dans son cœur, mais je pense qu'il avait une petite part de lui qui était à Montpellier aussi.
Est-ce qu'il y avait encore des contacts ?
Quand on a fait les 50 ans du club la saison dernière, il est venu. Il a fait le coup d'envoi du match des anciens. C'était très émouvant de le voir. Il était déjà un peu fatigué, mais on sentait que ça lui faisait plaisir d'être là, de retrouver ses anciens coéquipiers, tous les jeunes qu'il avait formés à Montpellier.
Vous dites forcément que c'était avec votre papa qu'il avait plus de relations. Que pouvait dire "Loulou" de Fleury quand il vous en parlait ?
Mon père, c'est un Saint-Foniard (nom des habitants de Saint-Fons). Il supportait l'Olympique lyonnais. Pour lui, Fleury, c'était son idole. Il était ami avec Robert Nouzaret, parce que c'était la même génération. Mais on va dire que, et j'adore Robert, que Fleury a fait plus pour l'OL que Robert (sourire). C'était un joueur fabuleux. Mon père était amoureux de l'OL et amoureux des joueurs. Pour lui, Fleury, c'était quelque chose d'assez incroyable. C'était fabuleux, en tant que jeune homme, de voir l'Olympique lyonnais et de voir Fleury.
Mon père associait Fleury à l'Olympique lyonnais et l'Olympique Lyonnais à Fleury Di Nallo. C'est toute sa jeunesse. Ses premiers émois footballistiques, c'est l'OL. Et c'est avec Fleury, mais avec d'autres joueurs que je ne citerai pas, parce que je ne les connais pas. J'ai entendu parler des Rambert, des Nouzaret, mais je ne les ai pas vus jouer. Mon père était aussi très ami avec Jimmy Pistilli et d'autres jeunes joueurs qui étaient à l'OL. Mon père avait un amour fou pour l'Olympique Lyonnais et donc, automatiquement, pour Fleury Di Nallo.




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