Le Journal du Real
·6 febbraio 2026
Le cauchemar des matchs à l'extérieur hante de nouveau le Real Madrid en Euroligue

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·6 febbraio 2026

Le Real Madrid peine à trouver la bonne formule à l'extérieur en Euroligue et semble incapable de voyager sereinement cette saison. Alors que l'équipe semblait renaître de ses cendres, elle se heurte toujours au même mur : une fragilité chronique loin de la Movistar Arena. Le bilan comptable commence à peser lourd avec désormais 16 victoires pour 11 défaites au global. Comme le souligne AS, les Blancos viennent d'encaisser deux revers en l'espace de seulement trois jours. D'abord face à un cador européen, le Panathinaikos (82-81), crucifiés par une action décisive de Jerami Grant, puis contre l'équipe imprévisible de Dubaï (93-85), qui a fait exploser la défense madrilène par son jeu vertical et rapide. Avec un bilan plus que compliqué de quatre succès pour dix défaites à l'extérieur à onze journées de la fin, le spectre du "play-in" menace sérieusement le club.
Pourtant, la réaction d'orgueil avait bien eu lieu. Après le revers à domicile contre le Barça le 4 janvier, le groupe s'était remobilisé pour enchaîner huit victoires consécutives, consolidant son leadership en Liga Endesa et remontant au classement européen. Mais l'illusion était parfaite : cinq de ces succès sont survenus à domicile, et les déplacements concernaient des équipes assez modestes. Dès qu'il a fallu voyager sur les parquets de grosses écuries, à Paris puis en Grèce et aux Emirats arabes unis, la réalité a rattrapé le groupe. Ce mal-être à l'extérieur constitue un problème structurel que l'équipe de Sergio Scariolo ne parvient toujours pas à résoudre.
Les chiffres rapportés sont alarmants et historiques. Avec déjà dix défaites à l'extérieur en Euroligue, le Real Madrid égale son "pire total historique". Un chiffre déjà atteint la saison passée, mais le pourcentage de victoire pourrait être encore plus bas cette année au terme des 38 journées. Une anomalie pour un club de ce standing.
Depuis l'instauration du format actuel en 2016-2017, le Real Madrid n'avait jamais affiché un visage aussi pâle loin de ses bases, hormis l'année dernière. La friabilité de l'équipe à l'extérieur trahit une usure physique et mentale inquiétante pour cette période charnière de la saison.
Le calendrier n'attend pas et la pression monte. Il reste donc onze "finales" en Euroligue : six à la maison et cinq à l'extérieur. Entre-temps, la Coupe du Roi se profile du 19 au 22 février à la Roig Arena. Un rendez-vous où l'erreur n'est pas permise pour Scariolo et sa troupe. Pour l'Europe, l'objectif est limpide mais s'annonce ardu : il faut impérativement sécuriser l'avantage du terrain pour les quarts de finale. Vu l'incapacité actuelle de l'équipe à s'imposer en terrain hostile, devoir jouer un match décisif à l'extérieur en playoffs s'apparenterait à une mission quasi impossible. Il s'agirait d'inverser la tendance avant que la saison ne bascule du mauvais côté.








































