Le Journal du Real
·24 aprile 2026
Le divorce entre Dani Ceballos et le Real Madrid est-il définitif ?

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·24 aprile 2026

Neuf ans après son arrivée sous le statut de grand espoir du football espagnol, Dani Ceballos s'apprête à quitter le Real Madrid par la petite porte. Une fin d'aventure totalement silencieuse qui résume à elle seule l'immense impasse sportive du milieu de terrain dans la capitale.
Pas de conférence de presse d'adieu, ni de banderoles de remerciement dans les tribunes du Santiago Bernabéu. Juste un nom mystérieusement absent de la feuille de match lors du déplacement face au Betis, son club formateur, comme si le symbole était devenu trop lourd à porter.
AS le confirme d'ailleurs sans aucun détour : le joueur et le club ont convenu de se séparer cet été, un an avant le terme officiel de son contrat. La boucle madrilène est définitivement bouclée.
Retour en 2017. Le Real Madrid vient de remporter sa deuxième Ligue des champions consécutive sous l'ère Zidane et cherche à hispaniser un effectif dominé par les stars étrangères. Le club débourse 16,5 millions d'euros pour s'offrir la révélation du Betis, coiffant au poteau le Barça et l'Atlético. Le technicien français voit alors en lui le successeur naturel de Luka Modric pour assurer la rotation.
Sauf que le légendaire trio Casemiro-Kroos-Modric était tout simplement indéboulonnable. Sans le moindre espace pour s'exprimer, Ceballos se contente de 56 apparitions en deux saisons avant de fuir en prêt. S'il retrouve des couleurs à Arsenal avec 77 matchs disputés, il manque toujours de cette continuité cruciale qui transforme un grand espoir en joueur de classe mondiale.
Le véritable coup du sort intervient lors des Jeux olympiques de Tokyo à l'été 2021. Ce qui ressemblait à une banale entorse de la cheville après un vilain tacle égyptien se révèle en fait être une rupture complète des ligaments. Cinq mois d'absence totale. Lorsque Dani Ceballos était de retour, le train madrilène était déjà passé sans lui.
Les années suivantes n'ont fait que confirmer ce terrible schéma : des apparitions en pointillés, de rares fulgurances techniques (comme son but décisif à Villarreal en Coupe), et des rechutes physiques venues perpétuellement briser son élan.
En cette saison 2025-2026, les statistiques sont devenues impitoyables pour le milieu de 29 ans. Dani Ceballos n'a disputé que 804 minutes réparties sur 22 matchs (dont seulement 7 titularisations). Cela représente à peine 16 % du temps de jeu disponible, avec un apport offensif totalement neutre (aucun but, aucune passe décisive).
La radio COPE enfonce le clou avec un détail particulièrement révélateur sur son déclassement : Dani Ceballos ne s'échauffe même plus lors des dernières rencontres. Sa dernière titularisation remonte à la mi-décembre en Coupe du Roi face au modeste club de Talavera. L'affront ultime a eu lieu à Albacete, où Álvaro Arbeloa a préféré lancer deux jeunes du Castilla (Palacios et Manuel Ángel) plutôt que lui.
Malgré les rumeurs persistantes depuis des années, le feuilleton d'un retour romantique au Betis ne devrait pas avoir lieu. AS précise que la direction madrilène exige toujours 15 millions d'euros pour racheter sa dernière année de contrat, une somme que la formation sévillane refuse catégoriquement d'investir.
L'été dernier, l'Olympique de Marseille avait pourtant formulé une offre concrète sous forme de prêt avec option d'achat obligatoire (11 millions d'euros plus 4 de bonus). Si la Casa Blanca avait validé l'opération, Ceballos avait bloqué le transfert à la dernière minute, s'attirant de vives crispations en interne.
Cette fois, il n'y aura plus de volte-face. La porte de sortie la plus sérieuse mène actuellement aux Pays-Bas. Jordi Cruyff, figure de la direction sportive de l'Ajax Amsterdam, voit en lui le profil technique idéal pour encadrer un effectif néerlandais en pleine reconstruction.
À l'aube de ses 30 ans, Dani Ceballos s'apprête à faire ses valises avec 400 matchs professionnels au compteur et une éternelle question en suspens : quelle aurait été sa trajectoire dans un club où le timing lui aurait enfin souri ?
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