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·16 gennaio 2026

Le Real Madrid piégé par ses propres choix

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Le Real Madrid a basculé, en l'espace de quelques mois, d'un projet de renouveau ambitieux à une zone de turbulences majeure. Cette crise n’est pas née d’un seul match raté et n’est pas arrivée seule ; elle est la conséquence directe d’une succession de choix sportifs et institutionnels douteux. Le premier faux pas remonte sans doute au départ de Carlo Ancelotti.

Plus que la décision elle-même, c'est la méthode qui interroge. Voir son avenir avec le Brésil exposé publiquement avant même que le Real Madrid ne communique a laissé un goût étrange, presque humiliant. Comme si l'institution avait perdu la main sur sa propre narration. Surtout, ce départ s’est fait dans un contexte déjà délétère : le message du "Mister" ne passait plus, signe avant-coureur que le vestiaire se fissurait déjà.


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  1. À lire aussi : Les raisons qui ont poussé le Real Madrid à ne pas recruter Zubimendi

Le Real Madrid orphelin de son milieu et aveugle au mercato

Cet été, la direction du Real Madrid a également fait le choix fort de tourner la page Luka Modric. Le board a estimé qu’il fallait impérativement rajeunir l'effectif pour ouvrir un nouveau cycle. Sauf que la réalité du terrain est cruelle : sans Toni Kroos et sans le Croate, la créativité s'est évaporée. Les joueurs actuels, aussi talentueux soient-ils physiquement, ne savent pas contrôler le tempo quand le match se tend. Ils n’arrivent pas à absorber les temps faibles ni à dicter le rythme, laissant l'équipe se couper en deux.

Ces problèmes structurels sont aussi les conséquences d’un aveuglement au mercato, comme l'explique Marca. Xabi Alonso avait expressément demandé un profil pour stabiliser et organiser le jeu. Martín Zubimendi était la piste prioritaire, mais il avait déjà un accord avec Arsenal. D’autres opportunités existaient sur le marché, mais le club a décidé que ce renfort n’était pas nécessaire. C'est une erreur stratégique majeure. Ce chantier vital sera donc rouvert l’été prochain, mais avec un an de retard et une saison peut-être déjà gâchée.

Quand le vestiaire reprend le pouvoir

Le premier choc avec Xabi Alonso est survenu très tôt, bien avant la chute des résultats. Le Real Madrid l’a engagé mais l’a placé dans une situation inconfortable, en l’envoyant diriger une Coupe du monde des clubs qu’il n’avait pas préparée. Si les débuts furent encourageants, le projet s’est progressivement heurté à l'ego des joueurs. Sans soutien total de sa direction, un coach interventionniste devient vite un fusible pour cet effectif de stars.

Le cas Vinícius Jr a cristallisé ce malaise. Quand la tension entre le Brésilien et Xabi Alonso est montée, notamment après le Clásico, la direction du Real Madrid n’a jamais donné le sentiment de protéger son entraîneur. Au contraire, la perception, en interne comme à l’extérieur, est que la Casa Blanca a préféré préserver son joyau, à deux ans de la fin de son contrat, plutôt que d’imposer un cadre strict.

Ce manque de soutien a condamné le technicien basque. Séances vidéo jugées trop longues, exigences tactiques trop strictes... les joueurs ont fini par rejeter la méthode. Le vestiaire a repris le pouvoir et le Real Madrid a tranché en licenciant Alonso. Aujourd’hui, la dynamique est brisée, deux titres sont déjà perdus, et Álvaro Arbeloa hérite d'un chaos complet. Au bout du compte, cette crise n’est pas un accident, mais le résultat logique d'une gestion calamiteuse.

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