Le Journal du Real
·29 marzo 2026
Les 3 secondes de folie d'Andrés Feliz avec le Real Madrid

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·29 marzo 2026

Il y a trois journées à peine, sur le parquet de Gran Canaria, Andrés Feliz avait déjà offert la victoire au Real Madrid sur un un-contre-un résolu dans les ultimes dixièmes de seconde. Ce samedi soir à Gérone, le meneur dominicain a de nouveau enfilé sa cape de héros, mais cette fois-ci de l'autre côté du terrain pour sauver les siens. Comme le relate le quotidien AS, le joueur s'est littéralement jeté sur le ballon pour l'arracher des mains de Needham, l'empêchant ainsi d'armer le tir à trois points de la victoire.
Cette action défensive gagnante permet au Real Madrid de valider un dixième succès consécutif en championnat, où l'équipe n'a plus trébuché depuis le 4 janvier dernier. Ce déplacement en Catalogne s'annonçait pourtant particulièrement piégeux pour les leaders de la Liga.
En cette fin de saison régulière, la tension et la pression émotionnelle augmentent logiquement pour les équipes qui jouent pour leur survie dans l'élite. Mais pour le Real Madrid, leader disposant d'un confortable matelas d'avance, l'heure est surtout à la gestion physique des troupes.
Après avoir livré quatre combats d'une intensité folle en moins d'une semaine sur la scène européenne (Zalgiris, Barcelone, Hapoel et Efes), Sergio Scariolo, le coach du Real Madrid, a fait le choix fort de voyager sans Facundo Campazzo, Sergio Llull ni Gabriel Deck, tous laissés au repos à Madrid. Aborder une rencontre sans le chef d'orchestre argentin reste toujours un défi majeur pour l'animation offensive. La première période a d'ailleurs été marquée par une incroyable série de montagnes russes tactiques, avec quatre gros runs en seulement 15 minutes de jeu.
Le cinq madrilène le plus efficace de ce premier acte était d'ailleurs composé de Maledon, Abalde, Procida, Lyles et Garuba, permettant de prendre jusqu'à 10 points d'avance. Cette profondeur de banc a permis de compenser la soirée très difficile de Mario Hezonja au tir, qui a terminé avec un inhabituel 6 sur 19. La seule véritable ombre au tableau de ce match reste d'ailleurs la blessure à la cheville droite du pivot ukrainien Alex Len, dont l'indisponibilité pourrait peser lourd pour les prochaines échéances européennes.
Au retour des vestiaires, le rythme s'est follement emballé sous l'impulsion de l'attaque adverse. Porté par la très belle activité et l'adresse d'un Gabriele Procida qui continue de laisser d'excellentes sensations, le Real Madrid pensait pourtant avoir fait le plus dur en reprenant 12 unités d'avance à la 34e minute (71-83). Mais c'était sans compter sur la résilience exceptionnelle des joueurs de Moncho Fernández. La fin de match s'est alors transformée en un véritable feu d'artifice offensif que personne n'avait vu venir.
Le Bàsquet Girona a empilé 22 points dans les cinq dernières minutes, porté par un insolent 8 sur 13 à trois points dans le dernier quart-temps. Otis Livingston (24 points) et Needham (17 points) ont pris feu pour ramener les locaux à un petit point (90-91). Dans une atmosphère devenue totalement irrespirable, Alberto Abalde a manqué son premier lancer franc avant de réussir le second à 3,5 secondes de la fin. C'est alors que Needham a tenté de forcer le destin de son équipe sur l'ultime possession.
Freiné dans sa course par une excellente défense de Théo Maledon, l'arrière américain a vu le ballon lui échapper au moment d'effectuer un dribble dans le dos. Andrés Feliz s'est alors sacrifié en plongeant sur le parquet pour sceller définitivement la rencontre. Le Dominicain, homme du match incontestable, boucle sa formidable soirée avec 17 points, 7 rebonds et 4 passes décisives. Il prouve ainsi qu'il a bel et bien les épaules pour pallier les absences de marque dans les moments de haute tension.









































