Les Girondins de Bordeaux de Gérard Lopez (ex-LOSC), qualifié « d’aventurier » au Portugal, saisi le CNOSF | OneFootball

Les Girondins de Bordeaux de Gérard Lopez (ex-LOSC), qualifié « d’aventurier » au Portugal, saisi le CNOSF | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Le Petit Lillois

Le Petit Lillois

·23 luglio 2026

Les Girondins de Bordeaux de Gérard Lopez (ex-LOSC), qualifié « d’aventurier » au Portugal, saisi le CNOSF

Immagine dell'articolo:Les Girondins de Bordeaux de Gérard Lopez (ex-LOSC), qualifié « d’aventurier » au Portugal, saisi le CNOSF

Les Girondins de Bordeaux, relégués administrativement en Régional 1, vont saisir le CNOSF, leur dernière carte pour se sauver. En parallèle, André Villas-Boas, président du FC Porto, n’a pas été tendre avec Gérard Lopez, leur propriétaire.

Ancien dirigeant du LOSC et actuel propriétaire des Girondins de Bordeaux depuis juillet 2021, Gérard Lopez doit gérer des situations complexes avec ses formations, en France comme au Portugal.


OneFootball Video


Après avoir vu le club bordelais être rétrogradé administrativement en National 2 et contraint au dépôt de bilan en 2024, l’homme d’affaires luxembourgeois avait obtenu un sursis en juin 2025 grâce à un plan de continuation validé par le tribunal de commerce de Bordeaux. La dette du club était ainsi réduite de 94 à 26 millions d’euros. Mais la situation s’est de nouveau dégradée : fin juin 2026, la DNCG a exclu les Girondins de l’ensemble des compétitions nationales, faute de garanties financières suffisantes pour boucler le budget de la saison à venir.

Malgré une procédure d’appel et un projet de reprise par le fonds britannique Sparta Capital, la commission d’appel a confirmé cette exclusion le 15 juillet dernier, plongeant l’écurie bordelaise vers une possible liquidation judiciaire et une rétrogradation jusqu’en Régional 1, soit le sixième échelon du football français.

Saisir le CNOSF

Les Girondins de Bordeaux n’ont néanmoins pas encore abandonné, prêts à jouer leur va-tout. Ils ont annoncé ce mercredi qu’ils allaient saisir le CNOSF, avec l’idée d’obtenir un ultime délai pour réunir les fonds nécessaires afin de maintenir le club en National 1.

La formation au scapulaire a assuré, au travers de la publication de son communiqué, s’être « pleinement mobilisée afin d’étudier et de mettre en œuvre les solutions susceptibles d’assurer son avenir ». Saisir le CNOSF pourrait lui permettre de gagner du temps, sans doute un peu plus d’une semaine, pour réunir la dizaine de millions d’euros nécessaires à sa survie.

De la rancune au Portugal

Dans la tempête à Bordeaux, Gérard Lopez l’est également au Portugal, là où le Boavista FC, club portugais dont il est actionnaire majoritaire, doit cesser ses activités à partir du 31 juillet 2026, faute de paiements.

Cette situation a été commentée par André Villas-Boas, président du FC Porto : « C’est une blessure dans le patrimoine sportif et social de la ville de Porto », a-t-il déclaré en marge d’une remise de médaille du mérite. Le dirigeant portugais ne cite jamais son homologue luxembourgeois, mais les sous-entendus paraissent plutôt clairs. « C’est une alerte face aux aventuriers, aux intérêts des collectivités territoriales et aux malfaiteurs qui continuent de traiter des institutions centenaires comme des produits jetables, oubliant que les clubs appartiennent à l’histoire, aux communautés et aux personnes », a relayé Nicolas Vilas Boas, journaliste français présent sur place.

Visualizza l' imprint del creator