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·21 marzo 2026

L'OL peut-il se relever de ce dernier mois ?

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Incapable de gagner depuis plus d'un mois, éliminé de deux compétitions en 15 jours, l'OL a perdu gros en mars. Attention à ne pas tout lâcher en Ligue 1.

Cette fin d'hiver ressemble à la traversée d'un tunnel sans fin. Après l'élimination aux tirs au but en Coupe de France contre Lens le 5 mars, on retenait la résilience d'un groupe affaibli mais combatif. Depuis jeudi, quelle image renvoie l'OL ? En tout juste deux semaines, il a vu deux objectifs s'envoler, dont l'un très important. La Ligue Europa représentait, au vu du plateau et des performances réalisées jusqu'à présent, une réelle opportunité de marquer l'histoire du club.

Au cœur d'une saison faite de très hauts et de bas, les Lyonnais ont échoué face au Celta de Vigo à domicile (0-2). Le carton rouge de Moussa Niakhaté est une explication, mais elle n'est pas la seule. Elle est surtout le symbole d'une période noire dont les coéquipiers de Corentin Tolisso n'arrivent pas à s'extraire. Sept parties sans victoire après les treize succès de rang, la bascule est rude.


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Bien conscients qu'ils étaient dans une spirale peut-être plus grave qu'ils ne le pensaient, les Rhodaniens avaient la mine déconfite après cette claque. "C'est sûr qu'on voulait faire autre chose, mais voilà, c'est le football, ça s'est passé comme ça, a lâché Orel Mangala. On doit se relever, on a un match dimanche (à la maison contre Monaco) à aller chercher et c'est sur ça qu'on doit se concentrer."

Le discours officiel : mobilisation générale

Le discours d'encouragement est plus ou moins le même pour Clinton Mata. "On savait qu'il y avait vraiment une possibilité de pouvoir continuer cette série. Mais on savait aussi qu'elle allait s'arrêter tôt ou tard. Malheureusement, ça s'est terminé après nos treize victoires. Voilà, c'est le football. Il faut directement se reconcentrer et remettre l'énergie qu'on a mise durant ces rencontres pour la prochaine", déclarait le défenseur, essayant de remobiliser les troupes.

Après tout ce qu'il a traversé l'été passé, l'OL s'est pris à envisager les plus belles choses. Il n'a pas encore tout perdu, puisqu'il est quatrième de Ligue 1. Mais sa dynamique actuelle suggère qu'il regarde vers l'arrière plutôt qu'en direction du podium. "On va devoir chercher l'énergie nécessaire. On n'a pas le choix. Il reste encore neuf journées et ça va être neuf finales pour moi (huit en réalité, NDLR), a insisté l'Angolais, un refrain déjà entendu à Décines il n'y a pas si longtemps. On ne va pas lâcher. Ça a toujours été notre ADN depuis le début de l'exercice et ce n'est pas aujourd'hui qu'on va décider de lâcher."

Le vestiaire en est-il capable ? Toute la question est là finalement. Il faudra trouver des ressources pour ne pas tout gâcher au printemps. "Le principal sera de récupérer mentalement. C'est frustrant parce que nous pensions pouvoir aller loin dans cette compétition. Maintenant, nous devons réagir. Je ne peux pas oublier qu'après Manchester United la saison passée, les dernières semaines ont été difficiles avec l'enchaînement à Saint-Étienne, notamment (défaite 2-1). La situation est la même, a observé Paulo Fonseca. Et Monaco est un adversaire plus fort que l'ASSE. Il va vite falloir se relever."

Le retour des blessés, un déclic suffisant ?

Quels ressorts doit activer l'Olympique lyonnais ? Les retours de l'infirmerie attendus en avril vont faire du bien pour régénérer l'effectif. Seront-ils suffisants ? Il faut l'espérer. "On doit remettre la même énergie. Je pense qu'on la met à chaque match. Tout le monde se bat, on défend ensemble. Mais il manque ce grain de chance. Ce petit truc qu'on avait avant de pouvoir terminer les actions. Heureusement qu'il y a des renforts qui sont revenus de blessures, positivait Clinton Mata. Malick (Fofana), Pavel (Sulc) et Afonso (Moreira) sont là. Ça va faire du bien à l'équipe de pouvoir avoir plus d'armes offensives."

Autant de joueurs qui ont manqué sur les semaines précédentes. Avec eux, le destin de l'OL aurait sans doute été différent. Sauf que la saison n'est pas encore terminée, et qu'il doit sauver ce qui peut encore l'être, sous peine d'une immense désillusion qu'il ne mérite pas forcément. Mais le mérite est une notion toute relative dans le sport, et il en fait l'amère expérience actuellement.

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