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·18 marzo 2026
L’origine des Kops de Geoffroy-Guichard

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À l’ASSE, les mots “Kop Nord” et “Kop Sud” font partie du vocabulaire des supporters. Ces tribunes emblématiques de Geoffroy-Guichard sont devenues les symboles de la ferveur stéphanoise. Mais l’origine du mot “Kop” est bien plus ancienne et inattendue : elle remonte à une bataille en Afrique du Sud au début du XXe siècle. Dans une vidéo YouTube, Couleur Sainté nous en apprend plus !
Quand on se rend au stade Geoffroy-Guichard, impossible de passer à côté d’eux. Le Kop Nord et le Kop Sud encadrent la pelouse et donnent au Chaudron une atmosphère unique en France. Ces tribunes populaires derrière les buts sont aujourd’hui l’âme du stade. Pourtant, peu de supporters connaissent réellement l’origine du mot “Kop”.
Pour comprendre pourquoi ces tribunes portent ce nom à Saint-Étienne, il faut faire un détour par l’histoire… et même quitter la France.
L’histoire commence en 1900, pendant la guerre des Boers en Afrique du Sud. À cette époque, l’Empire britannique affronte les colons boers dans un conflit particulièrement violent.
Lors de cette guerre, une bataille très meurtrière se déroule sur une colline appelée Spion Kop. Des centaines de soldats britanniques y trouvent la mort. Cette tragédie marque profondément l’opinion publique en Angleterre.
Pour rendre hommage aux soldats tombés lors de cette bataille, plusieurs lieux britanniques adoptent le nom de “Spion Kop”. Et le monde du football n’y échappe pas.
Au début du XXe siècle, dans certains stades anglais, les supporters se regroupent debout derrière les buts sur des buttes de terre assez raides. À Liverpool, au stade d’Anfield, un journaliste local fait alors le rapprochement entre cette tribune pentue et la célèbre colline sud-africaine. Il baptise cette zone “Spion Kop” dans ses articles.
Le terme se simplifie rapidement pour devenir simplement “Kop”. Le mot entre alors définitivement dans le vocabulaire du football anglais pour désigner une tribune populaire derrière les buts.
Reste une question : comment ce terme anglais s’est-il retrouvé dans le vocabulaire stéphanois ?
Il faut remonter aux grandes épopées européennes de l’ASSE dans les années 1970. À cette époque, Geoffroy-Guichard se fait connaître dans toute l’Europe pour son ambiance exceptionnelle.
Un match symbolise particulièrement cette réputation : la rencontre face à Split le 6 novembre 1974. Ce soir-là, les Verts s’imposent 5-1 dans un stade bouillant. La fumée des usines voisines flotte au-dessus des tribunes et la ferveur des supporters impressionne la presse européenne. C’est à cette période que Geoffroy-Guichard gagne son célèbre surnom : le Chaudron.
Quelques années plus tard, en mars 1977, l’ASSE affronte Liverpool en Coupe d’Europe. Les journalistes et supporters stéphanois découvrent alors la fameuse tribune du Kop d’Anfield.
La comparaison saute aux yeux. Les deux stades partagent de nombreux points communs : des villes ouvrières, une culture populaire forte et surtout une ferveur exceptionnelle derrière les buts. Progressivement, les supporters et les médias commencent à utiliser le mot “Kop” pour désigner les tribunes populaires de Geoffroy-Guichard.
L’histoire des Kops à Saint-Étienne ne s’arrête pas là. À la fin des années 1980, le mouvement ultra arrive dans le Chaudron et va profondément transformer l’ambiance du stade.
En 1988, les Fighters 88 s’installent derrière les buts et posent les bases du futur Kop Nord. Après leur dissolution, une nouvelle génération de supporters prend le relais avec la création des Magic Fans en 1991.
Un an plus tard, en 1992, les Green Angels voient le jour. Installés d’abord en Kop Nord, ils rejoignent définitivement le Kop Sud en 1997.
Aujourd’hui, les deux Kops comptent chacun environ 8 000 places (jusqu’à 10 000 avec les balcons ouverts). Chants, tifos, fumigènes, animations : ces tribunes sont devenues une véritable signature du stade Geoffroy-Guichard.
Et surtout, l’ASSE possède une particularité rare en France : deux Kops actifs, qui se répondent pendant les matchs et contribuent à faire du Chaudron l’un des stades les plus bruyants.
Derrière ce mot simple se cache donc un étonnant voyage dans l’histoire. De l’Afrique du Sud à Liverpool, puis jusqu’à Saint-Étienne, le terme “Kop” est devenu un symbole de passion et d’identité populaire.









































