Le Journal du Real
·16 gennaio 2026
Mastantuono et Güler déçoivent au Real Madrid cette saison

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·16 gennaio 2026

Ils étaient censés incarner l’avenir. Apporter de la fraîcheur, du talent, un supplément d’âme. Aujourd’hui, ils sont surtout devenus deux sujets sensibles. À la sortie du Carlos Belmonte, Franco Mastantuono et Arda Güler apparaissent encore plus fragilisés, comme si cette élimination en Coupe avait été le point culminant de la déception qui les accompagne. Le Real Madrid ne juge pas uniquement les joueurs sur leurs promesses : il les juge sur ce qu’ils rendent, tout de suite, au très haut niveau. Et depuis plusieurs semaines, les deux ne répondent plus aux attentes.
Le contraste est d’autant plus violent que leur statut n’est pas anecdotique. Mastantuono représente un investissement massif (63,2 M€), un transfert pensé pour installer un joueur au cœur du projet. Güler, lui, symbolise l’opportunité talentueuse et stratégique (20 M€), la pépite que Valdebebas devait polir. Mais chez les Merengues, le temps s’écoule plus vite qu’ailleurs. Et l’impression qui domine désormais n’est pas seulement celle d’un retard à l’allumage. Beaucoup voient une régression, comme indiqué par AS jeudi.
Le cas d’Arda Güler commence à inquiéter pour une raison : son rôle. Depuis plusieurs semaines, le Real Madrid attend un joueur capable de calmer le jeu, de mettre le pied sur le ballon, d’ordonner le tempo quand l’équipe s’emballe. Or l’impression qui revient en interne comme autour du club, c’est que ce costume-là est encore trop large. Contre Albacete, malgré quelques fulgurances, Güler n’a pas dégagé ce contrôle que le Real cherche désespérément au milieu. Sa qualité de passe existe, son toucher reste rare, mais le match ne s’est jamais mis à tourner autour de lui.
Mais c’est peut-être Mastantuono qui cristallise le plus de malaise. Parce que chez lui, la question semble presque émotionnelle. L’Argentin avait débarqué avec une insolence assumée, cette envie d’éliminer, de provoquer, même au risque de se rater. Or ce qui saute aux yeux aujourd’hui, c’est une forme de frein à main. Il encaisse, il joue simple, il tente moins. Et surtout, il n’a plus ce mordant dans les 20 derniers mètres, cette faim qui transforme un talent en menace permanente.
Quand un joueur de ce prix donne l’impression de disparaître dès que le match s’envenime, le débat change de nature. Le Real Madrid peut accepter les erreurs, même les passages à vide. Mais il accepte difficilement l’invisible.


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