« Méthodes de travail dépassées », « surproduction de joueurs moyens », « fragilité mentale », le football italien n’a plus le choix | OneFootball

« Méthodes de travail dépassées », « surproduction de joueurs moyens », « fragilité mentale », le football italien n’a plus le choix | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Calciomio

Calciomio

·18 marzo 2026

« Méthodes de travail dépassées », « surproduction de joueurs moyens », « fragilité mentale », le football italien n’a plus le choix

Immagine dell'articolo:« Méthodes de travail dépassées », « surproduction de joueurs moyens », « fragilité mentale », le football italien n’a plus le choix

Comme le raconte la Gazzetta dello Sport, la peur ne doit pas devenir le visage du football italien. C’est une leçon vieille de près d’un siècle que rappelait Franklin D. Roosevelt au cœur de la Grande Dépression : « la seule chose dont nous devons avoir peur, c’est la peur elle-même ». Un message qui résonne aujourd’hui jusque dans le vestiaire de la Nazionale dirigée par Gennaro Gattuso.

Car l’Italie du football traverse une crise profonde. Entre inflation artificielle des prix sur le marché des transferts, surproduction de joueurs au niveau moyen et manque de talents émergents, le système semble grippé. À cela s’ajoutent des méthodes de travail parfois dépassées et, surtout, une fragilité mentale inquiétante. Le défaitisme s’est installé : chaque contre-performance alimente l’idée d’un déclin irréversible.


OneFootball Video


La lourde défaite contre la Norvège (1-4) a accentué ce sentiment. Pourtant, réduire l’Italie à ce seul revers serait une erreur. Les Azzurri ont aussi montré un visage séduisant, notamment face à la France et à la Belgique, et ont su dominer logiquement des adversaires plus modestes. Le problème n’est pas tant technique que psychologique : une équipe qui doute, qui oscille entre excès de confiance et paralysie au moment décisif.

Les échecs passés en témoignent. En 2017, contre la Suède, l’Italie s’était perdue dans ses divisions internes. En 2022, face à la Macédoine du Nord, c’est l’excès de certitudes qui avait coûté cher. Aujourd’hui, le groupe semble plus lucide, mais reste fragile.

Les barrages à venir offriront un test grandeur nature. Face à des équipes comme l’Irlande du Nord, puis potentiellement la Bosnie ou le pays de Galles, l’Italie n’est pas favorite, mais elle a les armes pour rivaliser. Portée par des joueurs comme Sandro Tonali, Gianluigi Donnarumma ou Federico Dimarco, elle peut encore croire en son destin.

Loin d’être une grande puissance intouchable, mais tout aussi éloignée de la médiocrité, la Nazionale est à un tournant. Plus que le talent, c’est la confiance qui déterminera son avenir.

Visualizza l' imprint del creator