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·13 aprile 2026

« Ni pour, ni contre, bien au contraire »

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Six points pris contre le Paris SG, mais zéro contre le Paris FC. Sébastien Pocognoli a réussi l’improbable exploit de redonner espoir à des supporters monégasques sur les nerfs tout en perdant tous ses matchs contre les promus ! Après avoir enchaîné les exploits pour rétablir une situation mal embarquée, l’équipe du Rocher a trouvé le moyen de se saborder. A cinq journées de la fin du championnat, tout n’est pas à refaire, mais presque. Les Rouge et Blanc seront-ils sur le podium en mai prochain ? L’homme politique Jean Lecanuet pensait peut-être à l’ASM lorsqu’il a répondu à une question embarrassante : « Je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire ».

Paris FC – AS Monaco : 4-1


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Paris FC : Ikoné 4’, 21’, Immobile 8’, Koleosho 71’ / AS Monaco : Balogun 36’

Vendredi soir, l’AS Monaco a vécu l’une de ces soirées que tout supporter connaît trop bien. Face au Paris FC, fraîchement promu, l’ASM a sombré, concédant une défaite large et sans véritable appel. Une défense aux abonnés absents, des difficultés à se replacer, des erreurs grossières… bref, un match à oublier sur le plan sportif. En face, soyons honnêtes, le Paris FC a fait ce qu’il fallait. Efficace, opportuniste, parfois même euphorique, le club parisien a pleinement profité des largesses monégasques. Au coup de sifflet final, joueurs et supporters ont logiquement célébré cette victoire comme un exploit historique, et pour eux, ça l’est sans doute.

Mais du côté du parcage monégasque, étonnamment, pas de colère excessive. Pas d’aigreur non plus. Juste ce sentiment bien connu : « oui, encore un match raté… et alors ? » Être supporter de l’ASM, ce n’est pas seulement juger un club à l’aune d’un vendredi soir raté. C’est encourager une institution à part dans le football français, un club qui a une âme, une histoire, des titres, des soirées européennes gravées à jamais. Car à bien y réfléchir, au-delà du score, le contraste est frappant entre l’AS Monaco et le Paris FC. Du haut de ses cents années d’existence, Monaco, c’est un imaginaire collectif : des générations de joueurs exceptionnels, des épopées en Ligue des Champions, des émotions fortes, bonnes ou mauvaises. Le Paris FC, lui, peine encore à raconter une histoire. Un stade sans véritable personnalité, aucun palmarès, une existence quasi inexistante dans la mémoire du football français. Un club moderne, propre et structuré… mais encore terriblement artificiel. Alors oui, le Paris FC a gagné, et bravo à eux. Ils ont fêté leur victoire, et c’est bien normal. Mais ce genre de défaite n’enlève rien à ce que nous sommes. Encourager l’AS Monaco, c’est accepter les soirs sans, parce qu’on sait que derrière, il y a bien plus qu’un résultat : une identité, un héritage, une passion qui traverse les décennies.

Vendredi soir est déjà derrière nous. Car être supporter de l’ASM, c’est aussi savoir tourner la page rapidement. Le week‑end prochain contre l’AJ Auxerre, il ne sera plus question de Paris FC, ni de soirées sans. Juste de cette équipe qu’on suivra encore, quoi qu’il arrive, parce qu’avec ce club, l’espoir ne meurt jamais. Vive le football, vive Aladji Bamba et surtout vive l’AS Monaco !

Photo by Baptiste Fernandez/Icon Sport

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