« Nous nous sommes arrêtés le 9 juillet 2006 » : le constat glaçant de Materazzi sur l’incroyable dégringolade de la Serie A vingt ans après Berlin | OneFootball

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·12 luglio 2026

« Nous nous sommes arrêtés le 9 juillet 2006 » : le constat glaçant de Materazzi sur l’incroyable dégringolade de la Serie A vingt ans après Berlin

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Vingt ans après la finale de Berlin, le contraste est saisissant. En 2006, la Serie A était le centre de gravité du football mondial : 14 des 22 titulaires de la finale entre l’Italie et la France évoluaient dans le championnat italien. En 2026, ce même championnat ne représente plus que 9% de la valeur totale des effectifs des huit équipes encore en lice au Mondial, contre 37% pour la Premier League et 29% pour la Liga, selon une analyse de Standard Football.

Ce chiffre brutal résume vingt ans de déclin structurel. La Serie A n’est plus le lieu où se construit l’élite du football international. Le barycentre s’est déplacé vers l’Angleterre et l’Espagne, emportant avec lui les meilleurs joueurs, les investissements et le prestige.


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Marco Materazzi, l’un des héros de Berlin, ne cherche pas d’excuses. Dans un entretien accordé à France Football, l’ancien défenseur azzurro pointe une faute collective : « Beaucoup disent que l’Italie subit la malédiction de cette finale, mais la malédiction, c’est que nous avons gagné la quatrième étoile et que les institutions du football italien ont cru que nous allions remporter la cinquième pour égaler le Brésil. La France, qui peut aujourd’hui aligner quatre équipes-types, a continué à construire après 1998. Nous, nous nous sommes arrêtés le 9 juillet 2006. Même l’Euro 2021 a été gagné par vingt joueurs, pas par un système. »

L’Italie regarde ce Mondial à la télévision pour la troisième fois consécutive, pendant que la France de Deschamps dispute sa troisième demi-finale de suite. Berlin reste le symbole d’une époque révolue. Le Mondial 2026 ne fait que confirmer ce que tout le monde savait déjà : la Serie A n’est plus au centre du football mondial.

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