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·21 aprile 2026

OL : après "l'exploit" parisien, attention à la décompression

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Vainqueur superbe du PSG à l'extérieur, l'OL est plus que dans la course au podium de Ligue 1. Encore faut-il qu'il ne gâche pas ce résultat dès ce week-end contre Auxerre.

Tout le monde a bien profité dimanche soir et lundi ? En clôture de la 30e journée de Ligue 1, l'OL a réalisé la très belle performance de battre le PSG chez lui (1-2). Un résultat exceptionnel qui lui octroie la troisième place de Ligue 1 avec encore quatre rencontres à négocier. Autrement dit, il a son destin entre ses mains pour retrouver la Ligue des champions, ou au moins le top 4. Après cet "exploit", il s'agirait maintenant de ne pas tout gâcher.

En effet, il ne faudrait pas que cette victoire en terre parisienne soit sans lendemain, avouez que ça serait franchement dommage. C'est d'ailleurs ce que disait Clinton Mata après le choc dominical. "On se relance aujourd’hui mais si on perd demain, vous allez tous nous descendre. Il faut rester humble, il y a encore quatre "finales", on ne va pas être euphoriques maintenant, on fera les comptes en fin de saison."


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À présent, deux réceptions attendent les Rhodaniens. Le duel contre Rennes dans quinze jours sera immanquable, mais samedi, c'est Auxerre qui débarque à Décines. Barragistes, les Bourguignons n'ont pas dit leur dernier mot et veulent revenir sur Nice. Sur le papier néanmoins, cette partie est plus abordable qu'un déplacement chez le champion d'Europe.

Gare au piège bourguignon

Ce constat est évident, mais attention. "Ça peut aussi être un piège. Méfions-nous, même lorsqu'on affronte des équipes qui ne jouent plus rien. Elles sont décomplexées. L'AJA joue sa peau, viendra avec un bloc bas, et on sait que l'Olympique lyonnais a du mal face à ces formations en étant parfois scolaire, rappelait notre consultant formé à Tola-Vologe, Enzo Reale, dans Tant qu'il y aura des Gones. On a bien vu qu'il ne faudra pas se relâcher, à l'image de Lorient - Marseille (2-0). Si tu ne t'imposes pas, le succès au Parc n'aura servi à rien."

Un discours que rejoint le triple champion de France Nicolas Puydebois. "Je suis content que l'OL ait gagné, mais j'ai peur du relâchement. Tu n'as pas la même motivation contre Paris que face à Auxerre, c'est un tout autre contexte. Je crains ce rendez-vous, reconnaissait-il. En tant qu'anciens joueurs, on a déjà vécu ça à nos dépens. Des victoires de prestige suivies d'une mauvaise prestation car tu te reposes sur tes lauriers."

Souvenir du déplacement à l'Abbé-Deschamps en novembre

Afin qu'il y ait un lendemain à leur performance, les coéquipiers de Dominik Greif peuvent se souvenir de leur déplacement à l'Abbé-Deschamps en novembre 2025, soldé par un triste 0-0. Ce jour-là, le portier slovaque avait sorti un penalty. Une bonne piqûre de rappel que, même s'ils sont mal classés, les hommes de Christophe Pélissier sont difficiles à bouger. Monaco, tenu en échec à Louis-II ce week-end (2-2), peut en témoigner.

Sans être trop pessimiste non plus car la dynamique lyonnaise semble relancée, il convient de rester sur ses gardes. "Là, ils ont redoublé d'efforts parce que l'adversaire était un gros. Je pense qu'inconsciemment, tu peux avoir une décompression, une baisse d'attention et d'exigence face à une opposition présumée plus faible. Je ne dis pas qu'ils vont perdre, mais il faut être vigilant", poursuivait Nicolas Puydebois.

L'OL ne s'enflamme pas

Pour l'instant, cet effectif ne s'est jamais enflammé tout au long de l'exercice, ni dans un sens positif après les 13 succès consécutifs, ni dans l'autre, après les neuf sorties infructueuses. Il n'est donc pas dans ses habitudes de triompher avant la ligne d'arrivée. C'était encore le cas dimanche, avec un certain calme ressenti malgré le gros coup réalisé.

À l'image d'un Paulo Fonseca, qui ne tire pas de plans sur la comète. "Nous verrons à la fin, parce que nous avons quatre "finales" maintenant. Nous pouvons observer les résultats en ce moment, c'est difficile de se projeter sur le prochain match, confiait le Portugais. On le sait, nous avons un calendrier difficile. Mais nous savons aussi qu'avec ce succès, nous sommes dans la course." Et il compte bien la terminer en tête.

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