Olympique-et-Lyonnais
·21 maggio 2026
OL Lyonnes au carrefour de sa saison

In partnership with
Yahoo sportsOlympique-et-Lyonnais
·21 maggio 2026

Dans beaucoup d'équipes, on se féliciterait déjà d'en être arrivé là. Pas à OL Lyonnes. Ayant remporté les deux coupes nationales, la formation rhodanienne dispute deux finales lors des neuf prochains jours (Ligue des champions et D1). En jeu, un possible quadruplé qui en ferait une des meilleures de l'histoire. Forcément, cela anime les joueuses, dont les plus anciennes, qui ont toujours connu cette ambition.
"On voulait faire quatre finales. On a réussi, maintenant, on vise les quatre trophées. C'est vrai que notre discours a évolué avec de nouvelles recrues et un nouvel entraîneur. On veut envoyer un message à tout le monde, montrer qu'on est là, qu'on progresse, comme nos adversaires", clamait par exemple Selma Bacha mardi.
Même celles moins expérimentées ont été contaminées par cet état d'esprit. "Notre dynamique est bonne, et on souhaite être dans cette continuité. On est dans nos standards, parce qu'à OL Lyonnes, on veut tout gagner, appuyait Melchie Dumornay. Les distinctions, c'est ce qui reste à la fin de l'histoire. Ça fait un moment qu'on n'a pas glané la Ligue des champions. On souhaite montrer qu'on s'est remises en question, qu'on a du caractère pour faire mieux que lors de la précédente confrontation (défaite 2-0 en finale en 2024, NDLR)."
Sauf que pour parvenir à réaliser cette performance remarquable, les Lyonnaises devront se défaire de sérieux rivaux. À commencer par le FC Barcelone, finaliste six fois de rang en Europe. Le choc de samedi à Oslo (Norvège) s'annonce tendu et disputé. "En arriver là, c'est bien, mais on ne peut pas s'en satisfaire. Maintenant, si le Barça est meilleur, on retournera au travail pour combler ce qui nous manque. Dès le premier jour avec Jonatan Giráldez, dans l'échange qu'on a eu, j'ai compris que cette année, on allait pas blaguer, avec davantage d'exigence et de boulot. Mais on a encore rien fait, soulignait Wendie Renard. À nous de concrétiser l'aboutissement de toute la saison. Deux matchs, c'est rien, mais ce sont les plus importants."
Un discours d'ailleurs similaire à celui du coach. "On a la possibilité de tout remporter. On arrive au moment le plus crucial, c'était l'ambition. Toutefois, ce n'est pas assez. On aspire à plus, martelait l'Espagnol durant le point presse en milieu de semaine. Il y a donc de la motivation. Ce sera à nous de montrer le même niveau de compétitivité."
Avoir déjà obtenu deux titres (comme les Catalanes), et donc participé à deux finales, peut-il aider ? "Oui, forcément. Paris (l'adversaire lors des coupes) est un grand club, ce n'est pas toujours évident de l'affronter. Elles ont grandi depuis notre premier duel en septembre (6-1). Mais la Ligue des champions, c'est au-dessus dans l'intensité. On s'entraîne pour ça. C'est bien de savourer aussi, car soulever des trophées, ce n'est pas facile. Mais ensuite, il faut vite se reconcentrer avec ces deux objectifs à aller chercher. La saison n'est pas encore réussie. On a fait que la moitié", estimait Selma Bacha.
Et en cas de succès au pays d'Ada Hegerberg, le groupe aura-t-il encore les ressources pour glaner la Première Ligue ? N'aura-t-il pas tout mis, au risque d'une décompression, pour retrouver sa couronne européenne ? "Non, je ne pense pas, réfutait Melchie Dumornay. Si on gagne, on va profiter, mais ça nous donnera encore plus envie de finir en beauté contre le Paris FC qui a su nous mettre en difficulté par le passé." Chaque chose en son temps cependant. Barcelone sera une bête particulièrement coriace à terrasser.







































