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·21 luglio 2026
RC Lens - La passe d'arme continue entre Vincent Labrune et Joseph Oughourlian après les critiques émises par le président lensois

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·21 luglio 2026

Joseph Oughourlian et Vincent Labrune ne sont pas les meilleurs amis du monde. Très critique envers le président de la LFP, le dirigeant du RC Lens s’est de nouveau lâché concernant le bilan du patron de la Ligue de Football Professionnel : " C’est plus que Labrune, c’est l’échec de tout le conseil d’administration qu’il incarne. Je l’ai quitté car je ne voulais plus valider ces décisions grotesques et absurdes : aller avec DAZN en 2024, laisser détériorer le produit, considérer que l’Europe était plus importante que la L1... Le piratage est du ressort de la Ligue, elle n’a rien fait. J’ai une société espagnole dans les médias, la Ligue espagnole est venue me voir avec son offre, ce sont des cracks, les meilleurs du marché sur le contre-piratage. Chez nous, on est là les bras ballants, on se plaint, "l’État n’en fait pas assez, il faudrait que, il y a qu’à...". Quand vous atteignez de tels niveaux d’inégalité dans la répartition des droits TV, il faudrait peut-être revenir à des ratios normaux et revoir les critères, non ? Là non plus, la Ligue n’a rien fait. Donc le législateur intervient en désespoir de cause. Le plus saisissant, c’est de voir que certains clubs dits "petits et moyens" ne défendent pas leurs intérêts. Ce qui montre aussi les limites de la multipropriété."
Face à ces lourdes accusations, Vincent Labrune a rapidement répondu : "Je respecte Joseph Oughourlian et son engagement pour le RC Lens, mais je ne peux pas le laisser installer l’idée que les difficultés du football français seraient le résultat des seules décisions de la Ligue et de son conseil d’administration. La Ligue n’est pas une institution hors sol. La Ligue, ce sont les clubs. Les grandes décisions sont discutées pendant des heures, débattues, puis votées par les représentants des clubs professionnels. Beaucoup des décisions qu’il critique aujourd’hui ont été prises à une très large majorité, souvent avec lui d’ailleurs, et parfois même à l’unanimité."
Le président de la LFP a aussi refusé l’idée qu’il serait le seul décideur au sein de la Ligue : "On ne peut pas, à chaque fois qu’une décision devient difficile ou impopulaire, réécrire l’histoire en expliquant qu’elle aurait été imposée par quelques dirigeants. Ce n’est tout simplement pas la réalité du fonctionnement de nos instances." Avant d’ajouter : "Joseph Oughourlian semble considérer que tous ceux qui ne pensent pas comme lui sont soit incompétents, soit aveugles. Concernant la réforme qu’il défend, 22 clubs professionnels ont publiquement exprimé leur opposition au texte issu du Sénat. Ce n’est pas la position de la Ligue, c’est celle d’une très large majorité des clubs. Là encore, on peut être en désaccord. Mais on ne peut pas prétendre parler au nom du football français quand une majorité écrasante de ses acteurs dit exactement l’inverse."
Vincent Labrune ne s’est pas arrêté là et en a rajouté une dernière couche : "Quand tout est toujours la faute des autres, il devient difficile de distinguer la critique constructive de la posture. On peut contester une stratégie, on peut proposer des alternatives. C’est le débat démocratique. Mais on ne peut pas faire croire aux supporters, aux investisseurs et aux acteurs du football que la Ligue déciderait seule de tout. C’est faux. La vérité est plus simple. Les décisions du football français sont des décisions collectives. Les succès appartiennent à tout le monde. Les difficultés aussi. Ceux qui veulent gouverner doivent accepter cette réalité. Ceux qui préfèrent commenter peuvent toujours expliquer après coup qu’ils auraient fait mieux." Les relations entre les deux hommes risquent de mettre du temps avant de redevenir cordiales.







































