Calciomio
·23 aprile 2026
« Un retard d’avion m’a sauvé » : les confessions bouleversantes de Sébastien Frey sur la dépression, la maladie et le rôle inattendu de Roberto Baggio dans sa vie

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·23 aprile 2026

Dans une longue interview accordée au Corriere della Sera, l’ancien gardien de but Sébastien Frey se confie sur les moments les plus douloureux de sa vie, entre dépression, maladie et frôlements avec la mort.
Frey, qui a évolué notamment à l’Inter, la Fiorentina et Parme, revient d’abord sur une période de grande fragilité psychologique survenue après son deuxième infortunio et la fin de son mariage. « Je rentrais le soir et tout était vide et sombre. Je n’arrivais plus à dormir. J’en suis sorti en demandant de l’aide à un psychologue. Seul, je n’y serais pas arrivé », confie-t-il. Il dénonce aussi le tabou qui régnait dans le football de l’époque : « Je n’en parlais pas à mes amis par peur que ça se sache. Le football n’était pas prêt : j’aurais été traité comme un faible. »
C’est dans ce contexte difficile que Roberto Baggio lui a tendu la main. « J’étais en stage avec la Fiorentina, je n’avais pas confiance en mon genou, j’étais en crise. J’ai appelé Roby. Il m’a introduit à la religion bouddhiste. Il m’a changé la vie. Il m’a donné une perspective faite de lucidité. »
En 2019, une maladie auto-immune le cloue au lit du jour au lendemain. « Un matin je me suis réveillé et je ne pouvais bouger que la tête. Le médecin m’avait prévenu : ‘Cela peut être mortel.’ J’avais même demandé à un notaire de préparer mon testament. » Il évoque aussi un autre moment où il a frôlé la mort, le 14 juillet 2016, lors de l’attentat de Nice. « J’aurais dû être là-bas pour fêter avec des amis, mais un retard d’avion m’a sauvé. »
Frey conclut sur une note apaisée : « Toutes ces expériences m’ont transmis quelque chose. La maladie m’a rendu plus sensible et conscient de la beauté de la vie. »
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