Villarreal - Real Madrid : le test du feu pour confirmer l’accalmie | OneFootball

Villarreal - Real Madrid : le test du feu pour confirmer l’accalmie | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Le Journal du Real

Le Journal du Real

·24 gennaio 2026

Villarreal - Real Madrid : le test du feu pour confirmer l’accalmie

Immagine dell'articolo:Villarreal - Real Madrid : le test du feu pour confirmer l’accalmie

C’est le genre de soirée qui peut faire basculer une saison, dans un sens comme dans l’autre. Ce samedi, sous les coups de 21 heures, les regards de l’Espagne du football seront tournés vers la province de Castellón. Villarreal, solide troisième du championnat, reçoit son dauphin, le Real Madrid, pour l’affiche de la 21e journée de Liga.

Si l'écart au classement est de sept points (48 contre 41), la dynamique des deux équipes suggère un duel bien plus serré que la hiérarchie comptable ne le laisse paraître. Entre un "Sous-marin jaune" blessé par son naufrage européen et un Real Madrid en convalescence après une semaine de tempête interne, ce duel a des allures de finale avant l'heure. Voici les trois clés majeures pour décrypter ce sommet.


OneFootball Video


  1. A lire aussi : Marcelino : « Il nous faudra un match presque parfait pour battre le Real Madrid »

Le Real Madrid d'Arbeloa face à son premier grand vertige à l'extérieur

La victoire du week-end dernier face à Levante (2-0) a agi comme un anesthésiant nécessaire, mais personne à Valdebebas n'est dupe : le patient est encore fragile. Pour le Real Madrid, et plus particulièrement pour son entraîneur Álvaro Arbeloa, ce déplacement à Villarreal constitue le premier véritable "crash-test" depuis la prise de fonction du technicien. Gagner à domicile contre une équipe de milieu de tableau est une obligation ; s'imposer dans l'antre du troisième de Liga est un exploit qui forge une légitimité.

L’enjeu est colossal : il s'agit de prouver que l'équipe a du caractère hors de ses bases. Cette saison, les joueurs du Real Madrid ont souvent montré un visage friable loin de la capitale, manquant parfois d'agressivité dans les duels et de cohérence dans le repli défensif. Ce soir, face à une attaque redoutable (la troisième du championnat), la moindre errance se paiera cash.

Arbeloa sait que son crédit est en jeu. Une victoire avec la manière du Real Madrid enverrait un message retentissant au FC Barcelone et au reste de l'Europe : la crise est derrière nous, le patron est de retour aux affaires. La pression est d'autant plus forte que le Real Madrid n'a plus le droit à l'erreur s'il veut conserver sa couronne. Avec le rythme effréné imposé par les Catalans en tête, chaque point perdu est une balle de match offerte à l'adversaire.

Les cadres sont donc attendus au tournant. Vinicius Jr, souvent pris pour cible par les publics adverses, devra faire preuve d'une force mentale à toute épreuve pour ne pas sortir de son match et redevenir ce danger létal qui terrifie les défenses. De son côté, Jude Bellingham devra hausser le ton dans l'entrejeu pour dicter le tempo face à un milieu adverse dense et physique. Ce soir, le talent ne suffira pas ; il faudra mettre le bleu de chauffe et accepter de souffrir pour ramener les trois points.

Villarreal : le paradoxe du "Janus" et le retour du Roi d'Afrique

Pour comprendre la psychologie de l'adversaire du soir, il faut saisir le paradoxe qui habite Villarreal cette saison. L'équipe de Marcelino est une sorte de "Janus" à deux visages. Sur la scène continentale, c'est la débâcle : le club pointe à une humiliante avant-dernière place de la phase de ligue de la Ligue des Champions, avec un seul point au compteur et une élimination virtuelle actée après une nouvelle défaite contre l'Ajax cette semaine. Le moral pourrait être au plus bas.

Pourtant, en Liga, c'est une machine de guerre. Les résultats domestiques sont excellents, et la Cerámica est redevenue une forteresse difficilement prenable. Les joueurs de Marcelino voudront utiliser ce match de gala pour laver l'affront européen et prouver à leurs supporters que la saison est loin d'être finie. Ils savent qu'une victoire ce soir les ramènerait à seulement quatre longueurs de leur adversaire, relançant totalement la course à la deuxième place.

Pour accomplir cette mission, Villarreal enregistre un renfort de poids, qui change considérablement la donne tactique : le retour de Pape Gueye. Le milieu de terrain ne revient pas comme un simple joueur de l'effectif, mais comme un héros. Il vient tout juste de sacrer le Sénégal lors de la CAN 2026, où il a brillé de mille feux. Auteur d'une compétition majuscule avec trois buts en six matchs, il a été l'un des grands artisans du titre, marquant même le but décisif en finale face au Maroc (1-0).

Son retour est une bénédiction pour Marcelino. Gueye apporte ce qui a parfois manqué au Sous-marin jaune ces dernières semaines : de la puissance athlétique, de l'impact dans les duels et une projection vers l'avant dévastatrice. Face au milieu technique du Real Madrid, sa capacité à harceler le porteur et à casser les lignes par la course sera l'une des clés du match. Il arrive gonflé à bloc, prêt à surfer sur sa dynamique de champion pour faire tomber le géant madrilène.

Une guerre tactique à venir : absences, bloc bas et fantômes du passé

Ce duel sera aussi, et peut-être surtout, une bataille d'échecs entre deux bancs. Marcelino Garcia Toral est un vieux routier de la Liga, un expert du 4-4-2 compact et des transitions ultra-rapides. Cependant, il doit composer ce soir avec un casse-tête majeur : son milieu de terrain est décimé par les suspensions. Santi Comesaña, pièce maîtresse de l'équilibre, et le défenseur Mouriño sont tous deux suspendus pour accumulation de cartons jaunes.

Ces absences obligent Villarreal à se réorganiser. On peut s'attendre à voir Dani Parejo prendre les clés du camion, épaulé par le revenant Gueye ou peut-être Terrats, pour tenter de colmater les brèches. La stratégie des locaux risque d'être claire : laisser le ballon au Real Madrid, fermer l'axe à double tour pour frustrer les créateurs madrilènes, et exploser en contre-attaque grâce à la vitesse de joueurs comme Nicolas Pépé ou la malice de Gerard Moreno.

Marcelino sait que la défense madrilène, bien que talentueuse, peut être prise de vitesse dans son dos si le pressing n'est pas coordonné. Enfin, l'histoire récente plane au-dessus de cette rencontre. Les derniers Villarreal – Real Madrid ont souvent tourné au feu d'artifice offensif, loin des matchs fermés et tactiques.

Les supporters ont encore en mémoire le match fou de la saison passée, marqué par le quadruplé historique d'Alexander Sørloth (aujourd'hui parti, mais dont le fantôme rôde encore) ou les exploits de Chukwueze. Sur les dernières confrontations, les filets ont tremblé de part et d'autre avec une régularité effrayante. Arbeloa devra donc trouver l'équilibre précaire : attaquer pour gagner, sans s'exposer aux vagues jaunes qui ont si souvent noyé les espoirs madrilènes sur cette pelouse.

L'efficacité dans les deux surfaces, comme l'a souligné Marcelino en conférence de presse, sera le juge de paix suprême. Dans ce stade où le public pousse fort, le Real Madrid devra montrer qu'il a retrouvé non seulement ses jambes, mais aussi son sang-froid.

Visualizza l' imprint del creator