Le 11 Amiénois
·01 de agosto de 2026
Amiens SC : « Quand on m’a appelé, je n’ai pas hésité », l’entretien vérité de Mathis Colin

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·01 de agosto de 2026

Buteur lors du succès convaincant face au Red Star (3-1) pour boucler la préparation amicale de l’Amiens SC, Mathis Colin a réussi son été. Revenu dans son club formateur après un détour par le monde amateur, l’attaquant picard se confie sur son retour aux sources, les automatismes qui se créent, la concurrence offensive et l’impatience de débuter le championnat de National à Fleury.
Mathis, vous terminez les matchs de préparation sur une très bonne note avec ce succès (3-1) face au Red Star…
On aurait préféré ne pas prendre ce but en fin de match, mais voilà : on gagne 3-1 contre une Ligue 2 et on fait le plein de confiance avant le championnat, sans pour autant tomber dans l’excès. Nous commençons à prendre nos repères et nos automatismes. On assimile ce que le coach demande, on prend du plaisir à jouer ensemble et tous les feux sont au vert.
Vous avez un profil particulier, entre nouveau venu et ancien du club. Comment vivez-vous ce retour ?
J’ai envie de dire que je reprends mon cursus avec quatre ans de retard ! Mais je suis fier. Je suis repassé par les niveaux amateurs et c’est ma région, c’est mon club formateur. Quand on m’a appelé, je n’ai pas hésité. Je suis un ancien, mais aussi un nouveau : il y a des jeunes du centre de formation que je ne connaissais même pas. Ma mère habite à Saint-Maximin dans l’Oise, mes grands-parents sont ici, je suis un Isarien et un vrai Picard.
Revenez-vous avec un esprit de revanche ?
Non, pas du tout, ce serait de l’ego mal placé. Je pense avoir mérité d’être là après ma bonne saison l’année dernière. Je suis simplement content d’être revenu et j’ai envie de bien faire.
Avez-vous été un peu surpris d’être rappelé par l’Amiens SC ?
Oui, quand même. Je savais qu’avec l’ancienne direction, on ne m’aurait pas rappelé, mais avec la nouvelle, je me disais que ça pouvait arriver. Quand c’est arrivé, j’ai fermé les yeux sur tous les autres clubs.
Sur le plan personnel, on a le sentiment que la préparation s’est bien passée pour vous…
Oui, j’ai bien encaissé la charge de travail. On a fait huit matchs amicaux et des séances souvent doublées ; je ne pense pas que beaucoup de clubs en aient fait autant. Sur le terrain, on voit qu’on est en jambes et qu’ils n’étaient pas au-dessus de nous physiquement. Individuellement, j’ai pris mes repères.
Avec autant de nouvelles recrues, les automatismes sont déjà là à quelques jours de la reprise ?
Franchement, ça commence à se voir, même si on peut encore faire mieux. Le coach et la direction ont monté un groupe avec de bons humains avant tout, et c’est peut-être le plus important. On a envie de jouer ensemble et on y arrive.
Comment gérez-vous la concurrence dans un secteur offensif très étoffé ?
Très bien ! On a des profils très complémentaires : des joueurs plus grands et athlétiques pour garder le ballon dos au jeu, et d’autres de profondeur, de percussion et de vitesse. Tout le monde sait un peu tout faire. La concurrence est normale dans un club à ce niveau. Sans concurrence, un joueur ne serait pas meilleur. Ça nous force à nous donner à l’entraînement : si le copain est bon, il faut être bon aussi pour jouer. Ça nous tire tous vers le haut.
Il y a de l’impatience dans le groupe avant d’attaquer le championnat vendredi à Fleury ?
Les matchs amicaux, c’est bien pour prendre de la confiance, mais on veut du championnat et de la petite pression ! On a zéro point, comme tous les autres clubs. C’est vendredi qu’on va commencer à faire les comptes.
Beaucoup de joueurs vont découvrir ce championnat. Quel regard portez-vous sur le National ?
Franchement, on verra ! Fleury, je les ai déjà joués souvent en N2, leur équipe n’a pas énormément changé à trois ou quatre joueurs près. Je ne sais pas à quoi m’attendre, mais j’ai confiance en nous. Si on fait des prestations comme ça et qu’on joue tous ensemble, ça va bien se passer.
Propos recueillis par Romain PECHON







































