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·08 de julho de 2026

Ancelotti va rester à la tête du Brésil malgré l'échec au Mondial

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L'aventure de Carlo Ancelotti avec le Brésil est loin d'être terminée. Malgré la défaite surprenante face à la Norvège, le Brésil préfère miser sur la stabilité plutôt que de repartir de zéro après une nouvelle désillusion mondiale.

Selon les informations de Fabrizio Romano, le technicien italien restera bien à la tête de la Seleção. Un choix fort de la Confédération brésilienne, qui intervient alors qu'on aurait pu s'attendre déjà à un changement, mais la fédération souhaite inscrire Ancelotti dans un véritable projet à long terme.


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Un bilan à nuancer malgré la désillusion

L'élimination est forcément un échec pour une sélection qui vise systématiquement le titre mondial. Pour autant, faire de Carlo Ancelotti le principal responsable serait sans doute réducteur. L'Italien n'a pris les commandes du Brésil que récemment en 2025, héritant d'une sélection qui a changé plusieurs fois de sélectionneur au cours du même cycle mondial.

Avant son arrivée, la Seleção avait déjà perdu une grande partie de sa continuité, alternant les projets sans jamais construire une véritable identité de jeu. Surtout, Ancelotti a dû composer avec un effectif loin d'être celui des grandes générations brésiliennes. Le pays qui alignait autrefois Ronaldo, Rivaldo, Ronaldinho, Kaká ou encore Cafu ne dispose plus aujourd'hui d'une telle densité de stars à leur meilleur niveau.

Vinícius Júnior reste évidemment un joueur de classe mondiale, mais il n'a pas toujours été accompagné par un collectif capable de faire la différence. Rodrygo et Éder Militão, deux cadres du Real Madrid, étaient absents du tournoi en raison de blessures.

Neymar, revenu dans le groupe, n'avait plus les jambes pour porter l'équipe pendant quatre-vingt-dix minutes, tandis que Raphinha a lui été écarté des terrains après une lésion musculaire de la cuisse droite face à Haïti. Dans ces conditions, la marge de manœuvre du sélectionneur était forcément limitée.

Une reconstruction plutôt qu'une révolution

La décision de maintenir Ancelotti traduit surtout la volonté du Brésil de rompre avec une habitude devenue contre-productive : changer d'entraîneur au moindre échec. Depuis Tite, qui était au poste entre 2016 et 2022, la Seleção peine à retrouver une véritable stabilité.

Chaque élimination s'accompagne d'un nouveau projet, sans laisser le temps au sélectionneur d'installer ses idées ni de construire un groupe sur plusieurs saisons. Cette fois, le discours est différent. Les dirigeants brésiliens souhaitent bâtir autour d'Ancelotti jusqu'au Mondial 2030, convaincus que son expérience et sa capacité à gérer les grands rendez-vous finiront par porter leurs fruits.

Le principal chantier concerne désormais le renouvellement de l'effectif. Plusieurs cadres approchent de la fin de leur carrière internationale, tandis qu'une nouvelle génération doit encore franchir un cap. Endrick, Estêvão ou encore d'autres jeunes talents devront progressivement prendre davantage de responsabilités pour accompagner Vinícius dans les années à venir.

Le temps comme meilleur allié d'Ancelotti

S'il y a bien une qualité qui a marqué toute la carrière de Carlo Ancelotti, c'est sa capacité à instaurer un climat de confiance pour pérenniser le succès. S'il a souvent prouvé qu'il pouvait gagner dès son arrivée, comme au Real Madrid, sa véritable force réside dans sa faculté à faire évoluer ses équipes sans jamais rompre leur équilibre. C'est en installant des cadres de travail sereins et en adaptant ses principes aux forces en présence, plutôt qu'en imposant une révolution dogmatique, qu'il parvient à tirer la confiance de ses joueurs sur le long terme.

Le Brésil semble vouloir lui offrir cette même confiance. L'élimination contre la Norvège restera une immense déception, mais elle peut aussi servir de point de départ à un nouveau cycle. Ancelotti lui-même a évoqué cette idée en expliquant que cette défaite devait être considérée comme « le premier pas d'un nouveau cycle » pour la Seleção.

Le défi est immense, mais les dirigeants brésiliens estiment qu'il serait incohérent de juger un entraîneur arrivé récemment sur un tournoi disputé avec un effectif diminué et encore en pleine reconstruction.

Le rendez-vous est donc déjà pris pour les prochaines échéances. Avec davantage de temps, un groupe plus complet et une nouvelle génération appelée à mûrir, Carlo Ancelotti aura désormais l'occasion de prouver que la confiance accordée par la fédération était le bon choix.

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