Le Journal du Real
·13 de abril de 2026
Après Girona, le doute persiste autour d'Eduardo Camavinga

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·13 de abril de 2026

Le Real Madrid a raté une occasion précieuse ce week-end en concédant un nul face à Gérone, une rencontre qui éloigne un peu plus les Merengues du titre national. Mais au-delà du résultat, c’est la performance collective qui inquiète, notamment celle d’Eduardo Camavinga. Aligné en sentinelle à la place d’un Tchouaméni suspendu pour le déplacement à Munich, le Français n’a pas su répondre aux attentes, laissant planer un doute sur sa capacité à occuper ce poste clé dans les grands rendez-vous.
Arrivé à Madrid à 18 ans en provenance de Rennes, Camavinga représentait l’avenir, un pari sur le talent brut et l’intensité. Quatre ans plus tard, l’enfant prodige semble avoir perdu cette insouciance qui faisait de lui un joueur à part. Ses performances, plus irrégulières, traduisent les difficultés d’un milieu en quête de repères. La rencontre face à Gérone en a été l’illustration : juste techniquement, mais trop neutre dans l’impact et souvent absent dans les transitions défensives.
Depuis son arrivée, Carlo Ancelotti a tenté de façonner un joueur polyvalent, capable d’évoluer dans plusieurs zones du terrain. Tantôt piston gauche, tantôt relayeur, parfois sentinelle, Camavinga a souvent rendu service à l’équipe. Mais cette utilisation multiple l’a peut-être empêché de s’installer durablement dans une fonction précise. À 23 ans, son évolution semble avoir atteint une forme de stagnation, un constat préoccupant pour un joueur censé incarner l’avenir du milieu merengue.
Face à Gérone, ses statistiques parlent d’elles-mêmes : 58 passes réussies sur 61, mais très peu d’initiatives offensives (aucune passe clé, seulement 18 dans la zone décisive) et un rendement défensif insuffisant (trois ballons récupérés). S’il a su conserver le ballon, il n’a pas influé sur le jeu madrilène. Plus inquiétant encore, son manque de lecture sur le but de Lemar où il tarde à sortir du marquage, confirmant ainsi ses lacunes tactiques dans un rôle de milieu défensif pur. À l’approche du déplacement à Munich, ce constat plane comme une ombre sur la préparation du Real.
Au sein du club, la situation du Français commence à faire débat. Sans remettre en cause son engagement ni son potentiel, les dirigeants constatent que Camavinga n’a pas franchi le cap attendu cette saison. Dans un effectif où la concurrence est féroce avec Valverde, Bellingham ou encore Tchouaméni, ses prestations inégales l’exposent naturellement à une remise en question.
De plus, Thiago Pitarch, grâce à ses performances répétées lors du mois de mars merengue, semble lui être passé devant dans la hiérarchie. Lui qui avait annoncé « être le plus à l'aise en tant que sentinelle » lors d'une conférence de presse à Lisbonne en barrage de Ligue des champions, les différents tests ont prouvé que son laxisme en défense est bien trop rédhibitoire pour jouer à ce poste. Mais alors, que faire de Camavinga ?
Mercredi, à l’Allianz Arena, Eduardo Camavinga jouera plus qu’un simple match retour de Ligue des champions. Sans Tchouaméni, il sera le gardien de l’équilibre madrilène dans un duel qui ne pardonne pas. Une prestation solide pourrait relancer la confiance d’Arbeloa autour de lui ; à l’inverse, une nouvelle erreur risquerait de conforter les doutes à son sujet. Les projecteurs seront braqués sur ce jeune milieu que Madrid espérait voir devenir un pilier.
L’histoire récente du club a prouvé qu’un match peut tout changer. Il y a 2 ans, c’est en remplaçant au pied levé un Tchouaméni blessé que Camavinga avait brillé lors de la finale contre Dortmund, s’attirant les louanges du vestiaire et des supporters. Aujourd’hui, l’équation est la même, mais la donne psychologique est différente : il devra prouver qu’il n’est pas qu’un joueur de promesses, mais bien un homme de grands rendez-vous. À Munich, il devra se montrer sous son meilleur jour.









































