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·11 de abril de 2026

Après Girona, le Real Madrid est encore un peu plus dans la tourmente

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À la 62ᵉ minute, une frappe à l'entrée de la surface de Thomas Lemar a fait refroidir les tribunes du Bernabéu, rappelant brutalement la fragilité du Real Madrid. La crise qui s’installe à Valdebebas se confirme. En effet, après les revers contre Majorque et le Bayern, le club se retrouve sans victoire (1-1). Les ambitions de titre s’évaporent sous le poids d’une défense qui cède et d’une attaque en panne de collectif.

Pire encore, ce résultat nul repousse les hommes d'Álvaro Arbeloa à six longueurs du FC Barcelone, leader du championnat, alors que le club catalan compte même un match en moins. À quelques jours d'un déplacement couperet à Munich en Ligue des champions, le Real Madrid avance dans le brouillard. Entre un collectif grippé, une fébrilité défensive chronique et des polémiques arbitrales, retour sur les points clés de ce naufrage à domicile.


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  1. À lire également : Un duo Mbappé-Vini frustrant : les notes du Real Madrid face à Girona !

Un mirage offensif

L'annonce de la composition d'équipe avait pourtant de quoi faire frémir les travées du Santiago Bernabéu. Pour la première fois depuis trois longs mois, Álvaro Arbeloa avait enfin l'opportunité d'aligner son trio magique au coup d'envoi : Kylian Mbappé, Vinícius Júnior et Jude Bellingham. Mais, sur le terrain, cette accumulation de talents bruts s'est transformée en une bouillie tactique.

Malgré une possession de balle à son avantage (55 % contre 45 % pour Gérone), le Real Madrid a cruellement manqué d'idées. Le mal est profond : l'équipe s'en remet exclusivement à des exploits individuels. Aux abords de la surface catalane, les attaquants merengues ont systématiquement péché par excès d'individualisme, conservant le ballon beaucoup trop longtemps au lieu de faire vivre le cuir par des redoublements de passes.

Seul Brahim Díaz a semblé surnager dans ce marasme collectif. Le milieu offensif marocain a été l'élément le plus inspiré du premier acte, multipliant les ouvertures lumineuses (vers Mbappé à la 9e, puis Asencio à la 37e), mais ses caviars n'ont jamais été convertis. Le reste du temps, le jeu merengue est resté stérile, caractérisé par de mauvaises prises de décision dans le dernier tiers.

📊 Ies statistiques avancées de Real Madrid - Girona :

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Fede Valverde, l'arbre qui cache la forêt

Dans cette attaque en panne de confiance, c'est finalement un milieu de terrain qui a dû enfiler le costume de sauveur. Au retour des vestiaires, alors que Bellingham venait de gâcher une occasion en or massif à la suite d’une mauvaise passe (47e), Federico Valverde a pris les choses en main.

L'Uruguayen a expédié une lourde frappe plein axe de l'extérieur de la surface pour tromper Gazzaniga (51e). Une réalisation qui confirme son état de grâce absolu : le Halcón vient d'inscrire la bagatelle de 8 buts lors de ses 9 derniers matchs disputés, une statistique stratosphérique pour un milieu relayeur.

Mais, ce but majestueux ne saurait masquer le manque de réalisme affligeant des attaquants. Kylian Mbappé, qui a beaucoup dézoné sur le flanc droit en seconde période, a vécu une soirée particulièrement frustrante. Souvent signalé hors-jeu, averti pour un coup de coude dans un duel aérien avec Francés (35e), il est tombé sur un Paulo Gazzaniga des grands soirs (86e). Vinícius Jr, lui aussi, a buté à plusieurs reprises sur le portier argentin (31e, 56e). Quand on ne tue pas le match, on s'expose inévitablement à la punition.

Une défense du Real Madrid qui prend l'eau

L'autre immense chantier d'Álvaro Arbeloa se situe dans sa propre moitié de terrain. Si le Real Madrid a concédé l'égalisation sur un véritable bijou, une énorme frappe lointaine du Français Thomas Lemar (61e), cette vulnérabilité n'a plus rien d'un accident. La statistique est accablante : cela fait désormais 8 matchs consécutifs que le Real Madrid encaisse au moins un but par rencontre en Liga.

Face à Gérone, les signes de fébrilité ont été nombreux. Dès la 14e minute, Azzedine Ounahi a testé les réflexes de Lunin. Juste avant la pause (43e), le jeune Echeverri a mystifié Eduardo Camavinga d'un subtil crochet avant de voir sa frappe frôler le montant madrilène. Les largesses défensives, les sautes de concentration et les pertes de balle dangereuses aux abords de la surface témoignent d'une équipe coupée en deux, incapable de sécuriser son avance.

De la frustration avant d’aller à Munich

Pour rajouter un peu de piment à cette soirée morose, l'arbitrage de Javier Alberola Rojas a laissé un goût amer dans la bouche des Madrilènes. Dans un match placé sous le signe du vintage par la Liga (ballon collector, arbitres en tenue rétro grise et noire, maillot historique pour Girona), les décisions modernes de l’homme en noir ont fait fulminer le Bernabéu. « La VAR intervient quand ça l’arrange », a déclaré Álvaro Arbeloa après le match, soulignant la frustration du Real Madrid face aux appels contestés.

  1. À lire aussi : Arbeloa : « La VAR intervient quand ça l’arrange »

Kylian Mbappé s'est retrouvé au cœur des polémiques en fin de rencontre. Le capitaine des Bleus a d'abord vu ses réclamations ignorées après s'être effondré dans la surface à la 70e minute. Pire encore, dans les ultimes instants du match, l'attaquant français a été accroché par les jambes par un défenseur de Girona en pleine zone de vérité. L'arbitre n'a pas bronché, scellant définitivement ce triste match nul.

Ce résultat est catastrophique d'un point de vue comptable pour le titre, mais il l'est tout autant sur le plan psychologique. Le Real Madrid n'a rechargé aucun réservoir de confiance avant son échéance la plus capitale de la saison. Mercredi prochain, dans l'antre bouillante de l'Allianz Arena, le club merengue devra renverser le Bayern Munich (défaite 2-1 à l'aller) sans son roc Aurélien Tchouaméni. Avec une défense qui encaisse à chaque match et une attaque qui se cherche, Álvaro Arbeloa va devoir trouver une formule magique en moins de quatre jours.

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