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·07 de maio de 2026

ASSE : "A Rodez, on a retrouvé nos stats physiques"

Imagem do artigo:ASSE : "A Rodez, on a retrouvé nos stats physiques"

L’ASSE va défier Amiens, ce samedi soir dans le Chaudron, à l’occasion de la 34ᵉ et dernière journée de Ligue 2. La victoire est obligatoire pour espérer doubler Le Mans et rejoindre directement l’élite. Trois défaites de suite, des questions qui s'accumulent, une pression maximale. Philippe Montanier a fait face à la presse ce jeudi avec un message clair : Rodez, c'est terminé. Ce qui compte, c'est Amiens.

Philippe Montanier ne voulait pas s'attarder. Le sujet Rodez, il l'a abordé, il l'a analysé, et il a voulu refermer le dossier immédiatement. «On a fait une conférence de presse sur Rodez jeudi. On a fait après le match. On va passer à autre chose quand même. Parce que moi je veux bien la refaire mais je viens pas. Je viens pas vous voir. C'est pour refaire ce qu'on a fait deux fois de suite à Rodez.»


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Le message est clair. Le coach stéphanois ne nie pas la défaite, ne minimise pas les erreurs. Mais il refuse de s'y complaire. «Rodez c'est fait, c'est fait. On a fait l'analyse après le match. On en revient un petit peu pour passer à Amiens. Ce qui m'intéresse, c'est surtout Amiens.»

ASSE : Des standards physiques retrouvés, une étincelle à saisir

Ce qui a retenu l'attention de Montanier dans cette défaite à Paul Lignon, ce n'est pas le résultat. C'est ce qu'il a vu dans les données physiques en fin de match. «Sur la fin de Rodez, on a retrouvé déjà nos stats physiques, c'est un des matchs les plus intenses qu'on ait joué avec les courses à haute intensité, le nombre de sprints. On a retrouvé nos standards athlétiques qu'on avait perdus sur les deux précédents matchs.»

Pourquoi ces standards avaient-ils été perdus sur les matchs précédents ? Le coach l'admet sans détour : «J'en sais rien. C'est le match, c'est les joueurs. Je n'ai pas d'explication, c'est un constat. Je ne pense pas qu'il y aurait de vérité absolue.»

Montanier ne cherche pas à tout expliquer, à tout justifier. Il observe, il constate, et veut avancer. Et ce qu'il a observé à Rodez en fin de match lui suffit pour aborder Amiens avec une forme d'optimisme mesuré : «C'était une petite étincelle qui me suffit pour bien préparer ce match d'Amiens.»

Essoufflés ? Montanier répond cash

La question était directe : l'ASSE donne-t-elle des signes d'essoufflement après trois défaites consécutives ? La réponse de Montanier l'est tout autant. «Non, puisque je viens de vous dire que physiquement on a fait plutôt les meilleurs matchs de la saison. Donc ça veut dire qu'on n'est pas essoufflés, qu'on n'est pas à bout de souffle.»

Il nuance tout de même : «On a manqué un peu de ressources sur certains matchs. Là, c'était plutôt satisfaisant sur les standards athlétiques, même si ce n'est pas suffisant, parce qu'il faut gagner des duels, il faut être efficace dans les deux surfaces, il y a beaucoup de paramètres pour gagner un match. Mais le fait d'avoir eu des bons standards athlétiques montre qu'on reste prêt.»

Le problème n'est donc pas physique. Il est technique et décisionnel. «Nos erreurs techniques nous coûtent cher ces derniers temps. Une efficacité offensive bien moindre par rapport à ce qu'on est capable de faire.» Et d'ajouter : «On a travaillé là-dessus cette semaine et l'examen sera samedi.»

L'imprévisibilité du football, seule vérité absolue

Montanier a glissé une réflexion qui résume bien l'état d'esprit du groupe en cette fin de saison. Quelqu'un lui a suggéré que les bonnes performances ne s'enchaînent pas toujours. Sa réponse était tranchante : «Pas toujours, puisque je viens de vous expliquer qu'on mène bien Dunkerque et qu'on est nuls à Bastia. Comme quoi, il n'y a pas de continuité dans la performance. Des fois, il n'y a pas de continuité. Avec les mêmes joueurs, le même entraînement, le même système de jeu. C'est le football. Malheureusement, il n'y a pas de vérité absolue.»

Cette lucidité sur l'imprévisibilité du football professionnel, c'est peut-être ce qui caractérise le mieux Montanier en ce moment. Pas de discours sur la dynamique, pas de grandes promesses. Une analyse froide, honnête, et une projection immédiate sur ce qui peut changer samedi.

Amiens dans le viseur de l'ASSE

«On a fait un super match contre Dunkerque. On a fait un match bidon contre Bastia. Chaque match à sa vérité.» Cette phrase résume la philosophie du coach en cette dernière semaine. Le passé ne garantit rien. Ni dans le mauvais sens, ni dans le bon.

Samedi, Geoffroy-Guichard à guichets fermés, l'ASSE reçoit Amiens. La dernière de saison régulière. Potentiellement la plus importante depuis des années. «Ce que je voulais transmettre par rapport à Rodez c'est que la fin a été plutôt mieux. Ce n'est pas suffisant, mais moi, c'était une petite étincelle qui me suffit.»

Une étincelle. Il n'en faut parfois pas plus pour embraser un Chaudron.

Source : conférence de presse Philippe Montanier

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