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·22 de março de 2026
ASSE : "des artistes, qui ont transformé Geoffroy-Guichard en salle de spectacle"

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·22 de março de 2026

"LA BALADE DES GENS HEUREUX" - ASSE
« Quand on tire, on raconte une histoire. »
Michel Platini
The Final Countdown de Micheline (de la compta) : ROAD TO LIGUE 1 = -17 points
« Salut les gamins. Tableur ouvert. Et là : +3 d’un coup. J’ai vérifié deux fois. Plus que six lignes. Le passif fond, le bénéfice pointe le nez. Ça commence à sentir la clôture propre.
Quatre buts : jolie rentrée. Quatre buts, c’est plus de la trésorerie, c’est un feu d’artifice fiscal. Derrière, rien ne fuit. Comptes carrés, signature validée. Attention quand même : six écritures, ça peut vite déraper. Mais bon… si ça crédite comme ça, je garde le champagne au frais. »
Salut les Groupies,
C’est le retour de votre cowboy JossRandall après ce superbe #ASSEFCA du 21 mars. Et quel bonheur de vous retrouver après un tel match. Parce qu’en quelques années, on en a connu des soirées au cours desquelles on aurait pu s’emmerder encore d’avantage, mais pas sans l’aide d’un chirurgien diplômé pour nous plonger dans le coma. Et bien samedi, c’était tout l’inverse !
Il y a en effet des soirs comme ça où les comptes se règlent sans huissier, à coups de lucarnes et de transversales bien senties. Ce 4-0, c’est plus qu’une victoire : c’est une revanche sur la trempette infâme du match aller, un 0-4 rincé jusqu’à l’os, dont mes baskets et mon âme – les deux meurtries – se souviennent encore froidement. Samedi, l’ASSE a rendu la monnaie avec intérêts, dans une soirée sublime, match référence de maîtrise offensive. Un feu d’artifice sur la pelouse, prolongé sur le parvis Sud où les GA, privés de Kop, ont allumé le ciel comme pour signer le récépissé : payé, encaissé, merci, bonsoir.
On attendait une réaction, après le nul de Grenoble, on a eu un opéra. Une première mi-temps comme on n’en avait plus vu depuis des lustres — et pas des lustres à pétrole, non, du lustre en cristal, celui qui éclaire les grandes soirées. L’ASSE a joué juste, vite, fort, et surtout intelligent. Pression constante, technique au-dessus du panier, passes chirurgicales avec très peu de déchet : les Verts ont transformé les 40 mètres d’espace que l’adversaire avait curieusement décidé de nous laisser, en terrain de jeu grandeur nature.
En face, ça reculait comme un parapluie troué. Plus troué qu’un ennemi d’Al Capone.
Il aura fallu une mi-temps entière à La Girafe Guyot pour comprendre qu’il fallait descendre le bloc de vingt mètres pour éviter la noyade. Mais à ce moment-là, en moins de temps qu’il n’en faut à un cuistot parkinsonien pour monter des blancs en neige, la barque avait déjà pris trois torpilles. 3-0 à la pause, et encore, sans vouloir trop se remouiller la compresse au point de paraître prétentieux, ça sentait le 4 ou 5-0 sans forcer le talent.
Mais je pense que samedi contre cet ASSE-là, il n’y avait rien à faire, à part espérer que la facture finale ne soit pas aussi chargée qu’un mulet de contrebandier espagnol.
Parce que du talent, il y en avait partout. Un ballet parfaitement orchestré où chaque danseur connaissait sa partition, et même les pas improvisés. L’ASSE a offert 45 minutes de pur plaisir, une symphonie collective où ressortir un soliste relève de la mauvaise foi.
Alors faisons comme à l’École des Fans de l’époque de ma jeunesse : Allez, Hop ! Tout le monde a 10.
Mais quand même, un petit coup de projecteur sur quelques acteurs premium de ce très bon film.
PEDRO_L’ÂNE, mais qu’est-ce qu’il est bon ce gamin. Et surtout, intelligent et calme à 20 ans comme un briscard de 35. Constamment épatant, quel que soit le poste, il est bon. Le Maréchal des Logis Chef @RBruyas91267 m’en sera témoin, puisqu’il était assis à côté de moi : j’avais annoncé quelques minutes avant le 1-0 un but de la tête de PEDRO. Et comme je suis content pour lui d’avoir vu juste. A l’heure des bilans, ce gamin ne sera pas loin de la médaille de la bonne surprise de l’année.
Et évidemment, mention au tableau des médailles à STASSIN_LA_DEMI-LUNE, pour son énorme match. Je me doutais qu’il voudrait fêter la première sélection avec les DIABLES ROUGES, celle qui a tant fait parler et tant de gens, par une partie majuscule dans un Chaudron qui a pu parfois ne pas être tendre avec ses états d’âme. Maestro. Une passé dé, une passe quasi-dé et un but. Et quel but ! Pas sûr qu’il y ait tant de n°9 en France qui ait le bagage technique pour réussir ça. Bravo Jeune Homme.
Et sur le podium aussi, CARDONA_QUE_L’AMOUUUUR ! Enfin !! C’est presqu’un soulagement. Si capillairement, rien n’est réglé, sur le pré en revanche, on a retrouvé un CARDONA tranchant, et surtout décisif par deux fois ! On se souvient qu’il avait été l’artisan majeur des derniers matchs de la montée 2024. Et s’il nous refaisait le coup en 2026 ?
Et on pourrait en citer d’autres … BOAKYE_PROFITE_LE_CRIME pour son activité, tous les ballons grattés, son intelligence de jeu et sa technique, ZURIKO_DAVID_EST_CHEVELU encore décisif offensivement mais que j’ai presqu’envie de mentionner plutôt pour sa participation au jeu collectif (qui l’eut cru ???!!) et notamment défensif. Et enfin le toujours inspiré CARDINAL_PACINO, mais aussi BEN_L’ONCLE_OLD, qui a fini sur les genoux (ce qui est bon signe) pour ses huit poumons, sa nouvelle roublardise, et sa capacité à mordre les mollets.
Enfin des artistes, des vrais, qui ont transformé Geoffroy-Guichard en salle de spectacle.
Et pendant que ça brillait sur la pelouse, ça pétaradait dehors. Le Kop Sud, exilé mais pas résigné, avait posé ses valises sur le parvis avec écran géant et passion XXL. Résultat : même sans être dans le Chaudron, ils étaient là, audibles, visibles, et surtout indispensables. L’ASSE a joué avec douze cœurs, dont quelques-uns tiraient des fusées derrière Jean Snella, qui par magie s’est éclairé à la fin du match comme une Ambassade de France en Afrique un 14 juillet.
Bravo et merci pour ça aussi.
Et puis il y a le chef d’orchestre. MONTANIER_L’ÉVIDENCE, comme on l’appelle désormais sans trembler du menton. Une compo en 3-4-3 sortie du chapeau, et pas pour faire joli. Une vraie réflexion derrière : s’adapter à l’adversaire, exploiter ses failles, et surtout, proposer autre chose.
Alors quoi ? Analyse vidéo poussée (oui, certains regardent les matchs des adversaires …. Oui, oui, ça se fait. Incroyable, non ??).
Ou alors simple constat lucide qu’en l’absence de JABERLIPOPETTE, le double pivot habituel manquait de consistance ? Et que dans le 4-2-3-1 habituel, le milieu jouait déjà à finalement à deux… et l’équipe à dix. Tant le fait que MOUEFFEK_LA_POLICE et/ou MILADY_LA_NOVICE sont chacun bien trop faibles pour ce niveau et que ça finit par se voir autant qu’une tache de graisse sur la cravate d’un marié.
Et que du coup, autant l’officialiser et gagner une arme offensive supplémentaire ?
Résultat : plus de largeur, plus de présence devant, et paradoxalement, pas plus de trous derrière. L’ASSE version 3-4-3 a montré qu’elle savait évoluer sans se renier. Et ça, mes amis, c’est la marque des équipes qui grandissent.
On peut aussi y voir un ballon d’essai pour intégrer un certain CHICO_LAMBA_RRAS_DU_CHOIX sur les derniers matchs, sans tout casser. Glisser PEDRO_L’ÂNE en piston droit en lieu et place du revenant, celui qui n’aura pour une fois pas été BATTU_APPIAH_DE_COUTURE, et ainsi libérer des espaces, varier les circuits… Bref, réfléchir, tester, ajuster. Des mots qu’on n’avait pas toujours l’habitude d’associer au banc stéphanois ces derniers temps.
Et comme le dit le coach lui-même, maîtriser plusieurs systèmes, c’est avoir toujours une longueur d’avance. Samedi, l’ASSE a prouvé qu’elle pouvait penser le jeu autant que le jouer. Et ça, c’est une nouvelle petite pierre bien placée dans la chaussure déjà bien chargée d’un certain Erick BORNELAND, pauvre gland se prenant pour un chêne.
En résumé, si j’ai été un temps surpris à l’annonce de la compo, à la fin je hoche la tête (étant trop bien élevé pour branler le Chef) et je dis simplement Bravo Monsieur. Propre.
Une fois encore, je savoure comme rarement. Car au risque de me répéter, sur toutes ces dernières années, j’en ai connu quelques-unes des soirées au stade ressemblant à des veillées funèbres dans un couvent de Dominicains. Alors même si la vérité de samedi soir n’est celle que de samedi soir, laissez-moi pour un temps frétiller comme un cochon à l’approche d’une truffe.
D’autre part avant le match, le contexte n’était pas cadeau : tous les concurrents avaient gagné, il fallait répondre. L’ASSE n’a pas seulement répondu, elle a récité. Une victoire avec la manière, de celles qui marquent les esprits et renforcent les certitudes.
Rien n’est encore complètement fait, car personne ne lâche. Mais avec une telle copie, l’ASSE envoie un message clair : il faudra compter sur elle jusqu’au bout. Et franchement, vu comme ça joue, on signe tout de suite pour la suite.
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