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·31 de maio de 2026

ASSE : "Le chantier semblait immense à l'arrivée de Kilmer. Il paraît désormais pharaonique"

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" LA PÉTANQUE À SIX BOULES" - ASSE

« Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas ; c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. » Sénèque


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La clôture des Comptes de Micheline (de la compta) ROAD TO LIGUE 1 = DANS LE CULULU.

« Après vérification du grand livre, du journal des ventes, du compte de résultat et de quelques factures restées coincées sous le bureau de Bernard, je vous confirme que l'exercice 2025-2026 est officiellement clôturé.À l'actif : quelques beaux déplacements, deux ou trois émotions sincères, un Cardinal, un Chaudron toujours fidèle et plusieurs hectolitres d'espoir consommés sans modération. Au passif : dix défaites, des points envolés au printemps, un barrage aller catastrophique et une ligne "chantier en cours" dont personne n'a retrouvé le permis de construire. Résultat net : déficit sportif significatif. L'exercice est clôturé. Les pertes sont constatées. Les leçons, elles, restent à amortir. Et rendez-vous en juillet pour ouvrir un nouveau compte : "Espoirs de montée" »

Salut les Groupies,

C’est le retour de votre cowboy JossRandall, pour la dernière de cette bien pénible saison, et après ce dernier acte raté, un de plus, en barrage retour à Nice.

Pour vous parler franchement … (Et Pourquoi ne le ferais-je pas, nous nous pratiquons depuis assez de temps pour n’avoir à nous cacher que l’essentiel, s’il fallait encore se faire des cachotteries avec le superflu, où irions-nous ?) …. La déception est là. Mais une déception calme. Fatiguée. Presque résignée. Et je ne sens même pas dans la tête ce petit grincement, triste comme le bêlement d’un agnelet sans mère.

Car pour être honnête, je crois que j'étais déjà déçu avant même le coup d'envoi à Nice. La montée ne s'est pas envolée sur la Côte d'Azur. Elle s'est envolée bien avant, pendant cette interminable fin de saison où l'ASSE a réussi l'exploit de transformer une position idéale en numéro de cascade sans filet.

Parce qu’au final, je constat est simple et c’est la sanction normale des compétitions sportives longues : notre ASSE n’est pas montée en L1 pour une raison toute simple. Elle n’avait pas le niveau pour ça. Terminarès.

Alors aujourd'hui, ce qui domine surtout, c'est l'usure. Celle d'une saison décevante, d'espoirs déçus, de promesses évaporées. Désormais, j'ai surtout besoin d'une chose : une coupure. Un break. Une mise en sommeil du dossier ASSE, avant sinon de finir interné à Saint-Jean-Bonnefonds.

PAS DE MIRACLE SUR LA RIVIERA POUR L'ASSE

Vous ne m’en voudrez pas si je passe rapidement sur ce match retour. OK, l'ASSE a été meilleure qu'à l'aller. Bon, en même temps, faire pire relevait davantage du défi artistique que de la performance sportive.

Les Verts ont montré un peu plus de visage, un peu plus d'envie, un peu plus de cohérence. Mais Nice a simplement joué comme une équipe de Ligue 1 face à une équipe de Ligue 2. Et le constat est tombé avec la délicatesse d'une enclume larguée depuis un hélicoptère : l'ASSE a fait illusion 45 minutes, mais elle était très en-dessous.

Très en-dessous dans les individualités. Très en-dessous dans les automatismes. Très en-dessous dans la maîtrise.

Et très en-dessous, aussi, sur le banc. Je sais qu’on aime bien taper sur PUEL à Sainté (et c’est probablement logique vu le bordel qu’il y a mis) mais en attendant vendredi, il a avalé le pauvre MONTANIER_L'ÉVIDENCE comme un goéland avale une sardine. Quelques ajustements d’organisation à la pause, deux changements bien sentis, et le match a basculé. En face, aucune réponse tactique. Aucune adaptation. Aucune rustine.

Certes, la sortie prématurée du CARDINAL_PACINO n'a rien arrangé. Le seul capable de gérer la profondeur quittait la scène. Derrière lui, Wahi s'est retrouvé face à BERN_HAPPY_AUER et NADÉ_RÉTRO_SATANAS. Et là, comment dire...

Quatre buts plus tard, tout le monde avait compris le scénario. Mais aucun regret sur cette rencontre. Les regrets sont ailleurs.

Les vrais regrets, ce sont ces cinq derniers matchs qui ont flingué toute une saison. Une équipe incapable de conclure quand la pression arrive, cela dit quelque chose. Manque de physique et trop de blessés importants ? Peut-être. Manque de talent dans toutes les lignes ? Evidemment. Manque de personnalité et de mental ? Assurément.

Mais quand CARDINAL_PACINO évoque à chaud un problème de professionnalisme et réclame du sang neuf, c'est autrement plus inquiétant. Traduisons : il faut virer les branleurs.

Et pour une fois, je crois que nous sommes nombreux à parler la même langue.

Mais avant de regarder les joueurs, il faudrait peut-être regarder un étage au-dessus.

LE CHANTIER, IL DEMARRE QUAND AU JUSTE ?

Depuis l'arrivée de Kilmer, on nous parle de chantier. Très bien. Mais quelqu'un pourrait-il nous préciser à quelle date est prévu le démarrage des travaux ?

Imaginez. Vous partez en vacances avec votre famille une année en juillet. Sur votre lieu de villégiature, vous apercevez un immense chantier. Des grues partout. Des sacs de ciment. Des poutres métalliques. Des engins de terrassement. Vous vous dites : « Dans un an, ça va avoir sacrément avancé. »

Un an plus tard, vous revenez au même endroit en vacances. Et les grues sont toujours là. Les sacs de ciment aussi. On a même ajouté d'autres grues, d'autres sacs de ciments, et quelques camions supplémentaires.

Mais aucune fondation n'a été coulée. Pas un mur porteur. Pas une dalle. Rien. Voilà exactement l'impression que me donne aujourd'hui l'ASSE. Le chantier semblait immense à l'arrivée de Kilmer. Il paraît désormais pharaonique.

Parce que les travaux ont été réalisés à l'envers.

On a acheté des moellons. Beaucoup de moellons (Comprendre : des joueurs). Sauf qu’ils n’ont pas tous la solidité ni la densité annoncées sur le prospectus du distributeur.

On a recruté des maçons de toutes nationalités : des préparateurs physiques, des préparateurs mentaux, des recruteurs, des coordinateurs, des superviseurs, des observateurs et probablement deux ou trois spécialistes du Feng-shui offensif.

Mais les fondations structurelles et organisationnelles du club, elles, sont restées dans le carton. Dans tous les clubs intelligents, il existe un président fort qui préside, un directeur sportif qui dirige et un entraîneur qui entraîne.

À l'ASSE, on a inventé autre chose. La partie de pétanque à six boules. Deux triplettes (Coucou à mon Guillaume de Suisse, qui se reconnaîtra, le décapiteur de platanes).

Une vieille, cabossée, rouillée, héritée de l'époque Romeyer-Caïazzo.

Une flambant neuve, sortie tout droit du catalogue Kilmer. Très lisse. Bien trop lisse. Elle brille magnifiquement quand le soleil tape dessus et semble persuadée que cela suffit à impressionner l'adversaire. Ah ça, pour briller, elle brille.

Mais pendant ce temps, personne ne sait où est passé le cochonnet. On ignore qui pointe.

On ignore qui tire. Et même si l'on sait parfaitement qui boit le pastis à Écullieu, cela ne nous aide pas énormément.

Les carreaux, quant à eux, sont devenus une espèce protégée.

Résultat : cela fait deux ans que ça ne fonctionne pas. Et que notre étonnement va pain-au-chocolat (ou croissant, si vous aimez les clichés). Et que cette organisation aussi lourdingue qu’inopérante grince comme l’essieu rouillé d’une vieille charrette surchargée.

Je ne suis pas toujours d'accord avec Romain Molina, dieu m’en garde. Mais sur ce sujet précis, je le rejoins. Dans un monde normal, une direction qui accumule autant d'échecs finirait par rendre des comptes. Et surtout se faire lourder. Malheureusement, je crains que ses vidéos ne soient ni sous-titrées en anglais ni diffusées à Toronto. Papy Larry risque donc de passer à côté du message.

Jusqu’ici, il est peu loquace, le Larry. Mais ça ne veut peut-être pas dire pour autant qu’il est d’accord. Espérons pour nous, et pour l’avenir, que sa devise est celle du camembert : Qui ne dit mot. Qu’on sent ! Et qu’on sentira ses décisions bientôt, car après tout, c’est avec son artiche que tous ces guignols jouent allègrement jusqu’ici !!

Et s'il pouvait déjà commencer par transformer cette pétanque à six boules en partie classique à trois, nous y verrions peut-être un peu plus clair.

VIVEMENT L’ARDOISE MAGIQUE

 Je termine cette saison avec beaucoup de fatigue et une vraie déception.

Les investissements de l'été dernier, les discours ambitieux et les promesses de transformation laissaient espérer davantage.

Et même une montée aurait probablement laissé un goût étrange. Monter après avoir perdu dix matchs sur trente-quatre et aussi peu dominé son sujet aurait ressemblé à une promotion gagnée au grattage. De quoi avoir le visage fermé comme le porte-monnaie d’un Ecossais.

Aujourd'hui, j'ai surtout besoin d'oublier cette équipe qui a si rarement mérité notre enthousiasme. Mais je connais la chanson. L'ardoise magique de mon enfance va encore fonctionner. Quelques semaines de repos. L’été qui arrive et qui va me faire un visage basané comme les valseuses d’un colonel de cavalerie. Un mercato. Deux ou trois rumeurs. Et tout repartira. En avant Simone !!

Parce que c'est comme ça. Parce qu’après tout, une saison, même ratée, ça n’est rien d’autre qu’un fétu de paille dans le vent de la vie.

Alors c'est avec plaisir que je vous retrouverai la saison prochaine, les Groupies !

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