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·25 de janeiro de 2026

ASSE : "Une défaite pleine, complète, à la Pyrrhus"

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ASSE : « Les défaites apprennent peu à ceux qui refusent d’écouter. » Albert Camus. « Le destin se rit des probabilités. » Pierre Dac

The Final Countdown de Micheline (de la compta) : ROAD TO LIGUE 1 = - 36 points


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« Salut les Gamins. Bon. On va faire court à nouveau, j’ai des bilans à boucler. Zéro point de plus ce week-end. La colonne “recettes” reste vide, net, sans astérisque. On est encore dans le wagon, mais il fume un peu, et la route est longue. La 2ème place ? Éloignée. La 4ème ? Trop proche du 7ème. Comptablement, ça commence à grincer.

Je note que certains joueurs sont déjà sur le fil, avec des blessures longues, et que d’autres travaillent beaucoup… pour rien. Comme quoi, parfois, le meilleur actif reste… celui qui est déjà hors service. Les marges sont faibles, les besoins énormes, et l’exercice s’annonce rude. Mais tant que ASSE reste en course, on peut sauver les colonnes “espoir” et “crédit moral”. Allez, je sauvegarde le fichier. À la prochaine échéance, les gamins. »

Salut les Groupies,

C’est le retour de votre cowboy JossRandall après cette nouvelle déception du weekend suite à ce SDR-ASSE du 24 janvier qui pique.

Cette chronique s'appelle donc "Une défaite à la Pyrrhus". Normalement c'est plutôt utilisé pour les victoires. Dans l’Antiquité, Pyrrhus, roi d’Épire, battait les Romains… mais y laissait tellement d’hommes qu’il finissait par déclarer : « Encore une victoire comme celle-là, et je suis perdu. » Depuis, on parle de victoire à la Pyrrhus quand on gagne en perdant presque tout.

À Reims, notre ASSE a innové : elle n’a même pas gagné. Elle a juste perdu, en s’abîmant au passage, en laissant des forces, des certitudes, des joueurs et sans doute un entraîneur sur le bas-côté. Une défaite pleine. Complète.

À la Pyrrhus.

Chapitre 1 – LA VIEILLE RENGAINE DU « PossÉder n’est pas gagner » - ASSE

On a beau retourner le match dans tous les sens, le secouer comme un vieux thermomètre à mercure, le verdict reste le même : REIMS-ASSE s’est terminé par une défaite 1-0, logique dans le score, moins dans le scénario, et cruelle dans la symbolique.

58% de possession, quinze tirs, cinq cadrés, et toujours cette impression tenace d’un football qui ronronne comme un diesel mal réglé par −3 degrés. Ça tient la balle, ça tricote, ça passe latéral, ça revient derrière, ça regarde le tableau d’affichage comme on regarde un réveil bloqué à 6h43.

En face, Reims n’a pas cherché à faire joli. Ils ont fait ce que le football récompense depuis un siècle : courir plus, taper plus fort, gagner les duels. La domination adverse fut avant tout physique mais aussi mentale. Une équipe voulait jouer, l’autre voulait gagner.

Là où notre ASSE jouait au baby-foot de salon, Reims faisait du déménagement de piano sans gants. Et quand on perd les bras de fer, on finit toujours par lâcher quelque chose. Un but, en l’occurrence.

Le plus rageant, c’est que les faits de jeu avaient pourtant décidé de nous tendre la main. GAUTIER_LARSOUILLEUR évite miraculeusement l’expulsion dans les premières minutes — carton orange, arbitrage clément, soupir collectif — et surtout, nos Verts jouent à onze contre dix pendant trente-cinq minutes. Trente-cinq minutes. Une éternité footballistique. Suffisamment pour renverser un match, écrire une histoire, ou au minimum égaliser. Mais non, l’ASSE a donné l’impression étrange d’être celle qui évoluait en infériorité numérique, comme si le carton rouge adverse avait pesé sur ses propres mollets.

Ajoutez à ça des résultats favorables le week-end pour les concurrents directs — Troyes, Red Star — et vous obtenez la frustration complète, le bingo du supporter blasé. L’occasion était belle de frapper un coup. Mais nous, on a préféré continuer à caresser la balle dans le sens du poil, sans jamais lui tirer les cheveux.

Au final, l’ASSE ne méritait peut-être pas de perdre ce match. Mais à aucun moment elle n’a mérité de le gagner. Tout juste le temps de constater, comme la semaine dernière, que les gamins auront été une nouvelle fois parmi les meilleurs, ce qui – au-delà du côté rafraichissant de l’histoire – n’est sur le fond pas une bonne nouvelle. Et pas un bilan flatteur pour KSV.

Chapitre 2 – Les augures ne mentent jamais - ASSE

Dans la mythologie romaine, les augures lisaient l’avenir en observant le vol des oiseaux. À Saint-Étienne, on n’a pas d’oiseaux sacrés, mais on sait reconnaître les signes quand ils s’accumulent comme des nuages bas sur Geoffroy-Guichard. Les mauvais augures, ce sont ces matchs où tout est réuni pour gagner… et où tu perds quand même. Ces soirées où le destin te fait de l’œil avant de te faire un croche-pied.

Quand tu peux revenir deuxième à quatre points du premier, et que tu termines finalement quatrième, à sept points, avec seulement deux longueurs d’avance sur le septième, ce n’est plus un accident, c’est un message.

Quand tu évites une expulsion dans les cinq premières minutes, que tu joues à onze contre dix pendant trente-cinq, et que tu ressors avec l’impression étrange que le terrain penchait contre toi, les augures se raclent la gorge. Notre ASSE connaît trop bien ces scénarios pour faire semblant de ne pas comprendre.

Et puis il y a les blessures. JABERCROMBIE (Merci #LaGonfle @zoeducayla) et CHICO_LAMBA_LLAGE_CADEAU qui tombent, l’un après l’autre, comme deux dominos mal alignés. Deux joueurs majeurs, absents pour un bon moment, et ce rappel brutal : l’effectif est mal construit. Trop court. Trop fragile. JABERMEISTER a probablement trop joué par rapport à son potentiel physique, faute de rotation possible, pressé comme un citron jusqu’à la dernière goutte. Résultat : le citron, comme les Caves, se rebiffe. Et c’est au final l’ASSE qui paye l’addition d’une saison bricolée.

L’obligation de repositionner FERREIRA_ROCHER (bonjour le retour des soirées de l'Ambassadeur, toujours pas un succès !) en défense centrale achève le tableau. Enfin… l’obligation … Était-ce vraiment la seule solution ? PEDRO_L’ÂNE ne pouvait-il pas assurer le poste axial après la sortie de CHICO_LAMBA_RASDUCHOIX ? Question posée, réponse envolée. Là encore, les augures lèvent un sourcil. Quand les plans A, B et C se résument au plan D, c’est rarement bon signe pour notre club.

Sans tomber dans la superstition de bas étage propre au monde du foot, il faut bien reconnaître que là, les signes s’empilent. Et s’il est clair que le comique nait souvent de la répétition, en l’occurrence, ça ne fait pas rire. Du tout.

Chapitre 3 – Horneland OU « la Chronique d'une mort annoncÉe »

Aucun scoop là-dedans, et il n’y avait pas besoin d’avoir lu l’excellent roman éponyme de Gabriel García Márquez pour le savoir, notre fumeur de saumon commençait depuis quelques temps à être dans l’œil du cyclone. Mais c’est aussi propre au foot, quand ça va moins bien, l’idée de génie, c’est toujours de changer de coach, comme si ça assurait que tes percherons se transforment d’un coup en pur-sang arabes.

Mais oui, pour EIRIK_LE_VIKING, ça sent la fin. Même lui ne s’en cache plus. HORNELAND_ROVER reconnaît aux micros de BeIn Sports que l’équipe ne progresse plus, et quand un entraîneur commence à parler comme un type qui fait ses cartons, c’est que le bail touche à son terme.

Samedi, il a été un peu moins « BORNELAND » que d’habitude, vous avez vu ? Il a tenté un truc après la sortie prématurée de JABERLIPOPPETTE. Un double-pivot, GÉRARD_DE_TARDIEU, capot ouvert, avec un PAUL_LARGUEZ_LES_EYMARD harcelé pour rester à hauteur, et le très « technique »  MOUEFFEK_LA_POLICE propulsé en numéro dix (ça vaaaaaaaaaaa …. On peut déconner quand même ou quoi-t-est-ce que ??!!). Sur le papier, peut-être. Sur le terrain, beaucoup moins. Un MOUEFFEK_MOUÉRAISIN toujours impliqué, certes, mais incapable de réussir plus d’une passe offensive sur quatre dans ce rôle. Résultat : un entrejeu embouteillé, des transitions inexistantes, et une animation offensive aussi imprévisible qu’un épisode rediffusé.

Ensuite il s’est dit que passer en 4-2-4 à milieu raccourci à 11 contre 10 - alors que tu ne touchais déjà plus un ballon au milieu alors que tu étais 3 - était une idée brillante. Dans sa tête probablement, mais dans les faits, on a vu. Propre.

Et puis ces changements à la 88e minute. Deux. À ce moment-là, ce n’est plus de la gestion, c’est de l’archéologie. On en pense quoi ? Ben qu’ils arrivent trop tard, comme souvent.

Pendant ce temps-là, les augures, encore eux, hochent la tête. Car il se murmure que le destin de HORNELAND_DOWN_UNDER se joue aujourd’hui, à l’Étrat, lors d’une réunion au sommet (NON, pas au sommet. À l’Étrat, on te dit !!!!).

Après tout, c’est assez logique. Et courant dans le monde du foot, pas la première fois que l’ASSE se prend pour le premier LECORNU venu en utilisant le « 49.3 » de virage de coach.

Mais attention … ne nous trompons pas de cible. On ne change pas les rayures d’un zèbre. Avec ce même effectif, et même avec un nouvel état d’esprit, sans recrues nombreuses et majeures à certains postes, le résultat risque d’être identique. L’ASSE peut changer d’entraîneur, de discours, de ton, de tableau blanc.

Mais sans matière, la sculpture restera brute.

Mon nouveau DG Groupe a un Mantra avec lequel il nous les brise menu, d’ailleurs. Il répète à l’envie que « quand tu perds un business, en interne, c’est toujours la faute de tout le monde, pas seulement du commercial qui a géré le dossier ».

Et mon Bartosz, c’est tout sauf un pégreleux. Il sait qu’un naufrage total est rarement le fait d’un seul homme.

Alors c’est sûr, il est plus facile de changer un mec (et ça coute moins cher aussi) que 10, 20 ou 40. Mais tout le monde dans la maison verte devrait réfléchir à ça, KSV boys inclus. KSV Boys d’abord, même.

CONCLUSION

En gros, les plus pessimistes d’entre nous diront que même si on ne s’attendait à rien de spécial, et bien on est quand même déçus. Cette équipe n'a aucune excuse. C'est simplement honteux.

Et que tout ça ne sent pas bon pour la suite. Les perspectives de L1 s'éloignent, mais finalement, est-ce qu'on a pour le moment quelque chose à y faire, alors qu'on ne domine déjà pas l'étage inférieur ? Là est la question, comme aurait dit Shakespeare s’il avait parlé français au lieu de son charabia à la con, auquel mon Hool’s ne pique pas une, en plus, c’est bien histoire de faire chier le monde, quoi.

Les augures avaient prévenu. Le ciel était bas, les signes évidents, et le match de Reims n’a fait que confirmer ce que beaucoup redoutaient déjà. L’ASSE avance, mais à reculons. Et quand on marche ainsi, on finit toujours par trébucher. Parce qu’au fond, ce club vit de symboles, de cycles, de promesses jamais tout à fait tenues. L’ASSE a raté plus qu’un match samedi : elle a laissé passer un MOMENT. Et les moments manqués, en fin de saison, se paient toujours comptant.

Car quand les signes s’accumulent, ce n’est plus du hasard. L’ASSE est à un carrefour, probablement le dernier de la saison. Et pour l’instant, elle clignote sans jamais tourner.

Les oiseaux ont choisi leur direction. Reste à savoir si notre Direction saura enfin les suivre.

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