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·01 de agosto de 2026
ASSE : une séquence publiée par le club révèle un vrai défi pour Cathro

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La dernière vidéo publiée par l'AS Saint-Étienne a fait sourire les supporters. Julien Le Cardinal et Maxime Bernauer y mettent à l'épreuve Jakob Breum, Áron Csongvai et Joshua Duffus sur quelques expressions françaises, avec un succès très relatif. Derrière la séquence humoristique se cache une autre réalité : jamais le vestiaire stéphanois n'avait réuni autant de nationalités. Un défi quotidien pour Ian Cathro et son staff.
L'effectif de l'ASSE version 2026-2027 illustre parfaitement l'évolution du football moderne. Aux côtés des joueurs français évoluent des internationaux venus de toute l'Europe, mais aussi d'Afrique et d'Océanie. Danois, Hongrois, Portugais, Anglais, Néo-Zélandais, Géorgien, Autrichien, Sénégalais, Ghanéens, Algérien ou encore Israélien composent aujourd'hui un groupe où les échanges passent forcément par plusieurs langues. Si la vidéo du club met en avant les difficultés de certains nouveaux à prononcer quelques mots de français, elle rappelle surtout qu'à l'ASSE comme dans de nombreux clubs, un collectif doit d'abord apprendre à communiquer avant même de trouver ses automatismes sur le terrain. Une évolution de ces dernières années, bien loin du football qui avait cours avant que l'arrêt Bosman n'efface les frontières et les quotas d'étrangers imposés dans les championnats.
À l'ASSE, les Français restent nombreux, mais ils ne représentent plus l'unique référence du vestiaire. Jakob Breum est arrivé des Pays-Bas, Thierno Ballo d'Autriche, Áron Csongvai de Suède, Mamour Ndiaye de Norvège, Joshua Duffus d'Angleterre ou encore Ben Old de Nouvelle-Zélande. À eux s'ajoutent notamment Zuriko Davitashvili, Lucas Stassin, João Ferreira, Chico Lamba, Mahmoud Jaber, Augustine Boakye ou Ebenezer Annan.
Dans un tel contexte, l'anglais s'impose naturellement comme langue de travail. Plusieurs recrues le maîtrisent déjà, parfois mieux que leur langue d'origine lorsqu'elles ont évolué dans différents championnats européens. Même les échanges sur le terrain se font régulièrement dans cette langue. Lors de la rencontre face à Lausanne, Mamour Ndiaye alternait d'ailleurs entre le français et l'anglais pour organiser sa défense.
Cette réalité quotidienne ne concerne pas uniquement les joueurs. Depuis l'arrivée d'Eirik Horneland, mais plus généralement de KSV, le staff professionnel possède lui aussi une forte dimension internationale. L'entraîneur norvégien hier, tout comme son successeur écossais aujourd'hui, ont travaillé et travaillent quotidiennement avec plusieurs collaborateurs anglophones, ce qui facilite naturellement les échanges avec les nombreuses recrues étrangères.
Pour autant, le français conserve une place centrale dans la vie du groupe. Ian Cathro en a fait une priorité personnelle. Dès sa présentation, il avait expliqué vouloir s'exprimer le plus rapidement possible en français. Depuis plusieurs semaines, ses conférences de presse montrent une progression régulière, avec quelques interventions dans la langue de Molière.
Les joueurs étrangers bénéficient également de cours de français afin de faciliter leur intégration. L'apprentissage ne sert pas uniquement à la vie quotidienne. Comprendre les consignes, échanger avec les arbitres, répondre aux médias ou communiquer avec les supporters font aussi partie des attentes du club. Chacun avance toutefois à son rythme, selon son parcours et sa facilité d'adaptation. Pour certains, elle paraît toutefois plus compliquée que pour d'autres !
La séquence publiée par l'ASSE rappelle un enjeu qui reste un élément important dans la vie du groupe. Depuis le début de la préparation, Ian Cathro revient régulièrement sur l'importance des connexions entre les joueurs et de la communication sur le terrain. Dans un effectif aussi cosmopolite, créer ces automatismes passe aussi par la capacité à se comprendre rapidement, que ce soit en français, en anglais ou grâce à un vocabulaire commun construit au fil des semaines. C'est un travail souvent invisible, mais devenu indispensable dans un vestiaire où se côtoient plus d'une quinzaine de nationalités.


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