Le Journal du Real
·03 de março de 2026
Bernabéu en furie : le Real Madrid et Arbeloa face à un ultimatum

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·03 de março de 2026

Le bruit du public a atteint des décibels record dès les dernières minutes : sifflements, cris et chants de mécontentement ont envahi le stade. La soirée avait déjà des allures de tournant sportif, avec un Barça désormais à quatre points au classement. La réaction du Bernabéu a accentué le désastre. Le mécontentement s’est exprimé par vagues, d’abord au moment des changements.
La sortie de Thiago Pitarch, titularisé pour la première fois et auteur d’une prestation jugée correcte, a provoqué une bronca notable. Une partie du public estimait que d’autres cadres auraient dû céder leur place. Le Bernabéu a ensuite sifflé Dean Huijsen après une relance ratée, preuve d’une relation de plus en plus tendue entre le défenseur et les tribunes.
Au coup de sifflet final, la contestation s’est généralisée. Selon AS et Marca, la bronca a été massive et dirigée vers tous les niveaux du club. Des cris de « Florentino, dimisión » ont, une nouvelle fois, été entendus depuis certains secteurs du stade, signe que l’exaspération dépasse un simple match de championnat du lundi soir. Le public a commencé à quitter les tribunes dès la 85e minute, comme résigné devant l’incapacité de son équipe à revenir au score face à un Getafe discipliné et réaliste.
La frustration s’est prolongée jusque dans les dernières minutes, avec une fin de rencontre marquée par la nervosité. Huijsen, tout juste revenu de blessure, a écopé d’un avertissement synonyme de suspension pour le prochain match de Liga. Mastantuono, lui, a vu rouge pour un geste d’humeur envers l’arbitre.
Selon Diario AS, l’Argentin a été exclu pour avoir prononcé les mots : “Quelle honte ! Quelle p*tain de honte !”. Vinicius a également été averti pour contestation, tout comme Carreras un peu plus tôt. Résultat des courses : Carreras, Huijsen et Mastantuono seront absents pour le déplacement à Balaídos face au Celta ce vendredi.
🗣️ « Florentino, démission » : le public du Bernabéu en colère contre son président après la défaite du Real Madrid face à Getafe. 🎥 @ainoafrndz
Sportivement, le constat est sans appel. Deux défaites consécutives en championnat, un retard de quatre points sur le Barça et un Clasico à venir qui pourrait ne plus suffire si la réaction tarde. À cela s’ajoute l’approche du huitième de finale de Ligue des champions contre Manchester City, avec un effectif diminué et un Mbappé toujours incertain. Arbeloa a tenté de calmer le jeu en rappelant qu’ « au Real Madrid, personne ne se rend jamais ». Mais au vu de l’ambiance du Bernabéu, le message peine pour l’instant à trouver un écho.
Deux mois après, l'effet Arbeloa a complètement disparu. Les Merengues reviennent au point de départ avec un Bernabéu enervé et surtout très déçu par ses joueurs, qui se sont laissés endormir par une formation de Getafe qui n'a rien proposé et qui, sur un coup d'éclat, a réussi à prendre les trois points, pour la première fois depuis février 2008 face à la Maison Blanche.
📊 18 tirs, 77 % de possession, 673 passes tentées… À quoi bon quand tu es inoffensif, techniquement limité et sans la moindre envie ? Les statistiques de ce Real Madrid - Getafe :
Ce que les Madridistas ont montré est principalement un ras-le-bol : de la saison, de cette équipe, de la défaite, en globalité, du club. En début de saison, la direction avait annoncé comme objectif clair de renouer avec le Madridismo, mais en vérité, cette formation du Real Madrid n'en a jamais été aussi éloignée et, comme en janvier, à la prise de pouvoir d'Arbeloa, les joueurs ont subi les foudres du Bernabéu.
Alors qu'un mois de mars décisif, lançant le sprint final, démarre, chaque rencontre va devoir être jouée comme le match de la dernière chance. À 12 journées de la fin de LaLiga, la Maison Blanche est revenue à quatre points derrière le leader catalan, deux journées après avoir pris la tête du championnat.
Les fans merengues ont le droit d'être inquiets après ces dernières performances, mais le point sur lequel Arbeloa a raison, est que le Real Madrid va avoir besoin d'un Bernabéu acquis à sa cause pour gravir les montagnes, mais cela semble difficilement imaginable.









































