Le Journal du Real
·08 de fevereiro de 2026
Carreras et Mbappé prolongent la belle série du Real Madrid en Liga

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·08 de fevereiro de 2026

Longtemps bousculé, le Real Madrid a livré une prestation très terne à Mestalla. Incapables de produire du jeu pendant plus d’une heure, les hommes d’Arbeloa s’en sont remis à une montée décisive d’Alvaro Carreras pour faire sauter le verrou. Un succès qui pourrait compter au classement, mais qui laisse de vraies interrogations sur le contenu.
Dans un Mestalla toujours aussi piégeux, le Real Madrid a longtemps livré une copie inquiétante dans le jeu avant de trouver la faille grâce à un héros inattendu, Alvaro Carreras. Dans un match fermé, haché et pauvre techniquement, les Merengues ont affiché un visage très éloigné de celui d’un prétendant au titre, comme trop souvent cette saison. Les optimistes diront que c’est ce genre de victoires qui font gagner un championnat. Les plus sceptiques y verront des Merengues mis en difficulté par des Valenciens incapables de cadrer un seul tir.
Dès les premières minutes, on sait à quoi s’attendre. Peu d’intensité, très peu de créativité, et une impression étrange de voir deux équipes du ventre mou s’affronter plutôt qu’un candidat au titre. Le milieu madrilène peine à imposer son tempo et se montre incapable de casser les lignes. Sans liant, sans projection rapide, le Real ronronne. L’absence de Vinicius sur le côté gauche saute aux yeux : à la 32e minute, toujours aucune attaque sur le côté habituellement préférentiel du Brésilien selon la palette tactique de la Liga.
La première période se résume à une domination stérile. Malgré une grosse occasion pour David Jiménez à la 27e minute, parfaitement servi par Mbappé, le Real ne parvient pas à emballer la rencontre. Les transmissions sont lentes, les déplacements trop prévisibles, et Valence, sans être brillant, n’est jamais vraiment mis sous pression. Les Madrilènes poussent un peu en fin de mi-temps. À la pause (0-0), le sentiment est clair : c’est le match piège par excellence.
La seconde période ne change pas immédiatement le scénario. À l’heure de jeu, le contenu reste pauvre, et les inspirations rares. Puis, à la 65e minute, le déclic vient là où personne ne l’attendait. Carreras, latéral, se projette dans la surface sur une action anodine, profite d’un espace mal couvert et débloque la situation. Héros inattendu d’une soirée morose, il inscrit seulement son deuxième but avec le club. Un deuxième but contre… Valence, comme lors de la phase aller. Carreras semble aimer planter face aux Murciélagos. C’est un but capital tant les Madrilènes semblaient incapables de faire la différence par le jeu.
Après l’ouverture du score, la Maison Blanche ne se transforme pas en rouleau compresseur. À la 75e minute, Trent fait son retour après deux mois d’absence, remplaçant David Jimenez. Valence pousse très timidement. Et comme souvent cette saison, quand la Casa Blanca ne brille pas, une individualité vient punir l’adversaire. Dans le temps additionnel (91e), Kylian Mbappé profite d’un espace dans une défense déséquilibrée pour inscrire le but du break (0-2).
Le Real Madrid repart donc de Mestalla avec trois points précieux, acquis au mental plus qu’au jeu. Une victoire qui comptera dans la course au titre… mais qui confirme aussi que cette équipe vit sur un fil, capable de souffrir contre n’importe qui.









































