Le Journal du Real
·05 de abril de 2026
Carreras, Mendy ou Fran Garcia : à qui le pouvoir au Real Madrid ?

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·05 de abril de 2026

Le sifflet qui a mis fin à la présence d’Alvaro Carreras sur le terrain a déclenché une véritable tempête tactique au Real Madrid : le latéral gauche, autrefois pilier inébranlable, se retrouve partagé entre Ferland Mendy et le prometteur Fran Garcia, alors que la Ligue des champions et les médias amplifient chaque décision du staff.
Tout a commencé par une suspension d’Alvaro Carreras sur la pelouse du Celta de Vigo. Contraint de déclarer forfait en raison d’une accumulation de cartons jaunes, l’ancien joueur de Benfica a cédé sa place à Ferland Mendy. Le Français a alors fait irruption sur le devant de la scène pour la quatrième fois de la saison, la deuxième en tant que titulaire. Mais, les ennuis se sont poursuivis pour le latéral gauche numéro un.
Carreras a subi une blessure au mollet qui l'a contraint à renoncer au match aller des huitièmes de finale face à Manchester City, ainsi qu'à la rencontre de Liga contre Elche. Avant de figurer sur le banc des remplaçants au match retour contre le club anglais et lors du grand derby madrilène face à l’Atletico de Madrid, juste avant la trêve internationale, au profit de Fran Garcia.
Synonyme d’un message fort envoyé par Alvaro Arbeloa et d’une décision loin d’être anodine puisque cette relégation au banc de touche dépasse le simple souci physique. En effet, son mode de vie extra-sportif a fortement déplu Valdebebas, qui estime que le joueur a adopté une série d'habitudes jugées incompatibles avec l'exigence du vestiaire madrilène. La sentence est alors tombée : son statut de titulaire indiscutable a alors volé en éclats.
🚨 Carreras était remplaçant contre Manchester City et son attitude en dehors du terrain inquiète le club. Au Real Madrid, son comportement en dehors des terrains ne fait pas l'unanimité. Personne ne le remet en question en termes de professionnalisme, mais il développe des
On pensait la flamme définitivement éteinte, sans la moindre lueur d’étincelle, réduite à un simple souvenir. Celle d’un joueur torturé par les blessures à répétition et un état physique défaillant pour performer au plus haut niveau. L’antithèse de la régularité par excellence. Ce qui est toujours le cas.
La trêve internationale n’a pas suffi pour le remettre complètement sur pied, lui qui est touché par une lésion musculaire au biceps fémoral de la jambe droite. Absent de la liste des convoqués face à Majorque pour le compte de la 30ème journée de Liga, le Français semble très incertain pour le match aller contre le Bayern Munich.
Mais, une seule mi-temps contre Manchester City a de nouveau laissé entrevoir le roc défensif qu’il était lors de l’ère Ancelotti, parfaitement taillé pour répondre aux exigences du grand rendez-vous européen. Bien solide dans ses duels face aux attaquants des Skyblues, Savinho et Semenyo, l’ancien Lyonnais a rappelé que les vieilles recettes étaient parfois les meilleures à la surprise générale.
Ce dernier s’est montré impressionnant en l’espace de seulement 45 minutes avec au compteur 100% de tacles réussis, une interception, trois ballons récupérés et ¾ des duels gagnés.
En dépit de ses pépins physiques à répétition, Ferland Mendy pourrait devenir Monsieur Ligue des champions dans cette dernière ligne droite. Le club madrilène considère que le joueur formé au Havre est une arme prépondérante pour accéder au dernier carré de la C1. Ainsi, le staff médical du Real Madrid a fait preuve d’une très grande précaution à son égard, le contraignant même au repos forcé alors que le joueur souhaitait ardemment fouler la pelouse lors du match retour contre Manchester City, à l’Etihad Stadium.
Préservé lors des matchs de championnat en raison de son profil peu judicieux face aux équipes espagnoles, qui n'apporte pas assez de variété, notamment sur le plan offensif, Arbeloa pourrait ponctuellement miser sur son profil défensif lors des soirées européennes.
Par conséquent, il est possible que Mendy réintègre directement le onze de départ sans qu’il n’ait de continuité au match retour de la double confrontation, pour tenter de contrarier les assauts de Micheal Olise dans un Allianz Arena qui s’annonce électrique pour le Real Madrid.
Pour réussir l’exploit d’éliminer l’ogre bavarois, grande favorite, le Real Madrid aura besoin d’une solidité défensive implacable avec des joueurs expérimentés et Ferland Mendy répond à ce critère. Dans ce genre de rencontres où le moindre détail peut vite coûter très cher, les inconstances d’Alvaro Carreras et de Fran Garcia ne rassurent pas.
Ce dernier a bien façonné sa casquette d’athlète de haut niveau par sa musculature impressionnante, sa vivacité et son endurance. Inépuisable, il est capable de multiplier les courses vers l’avant et de répéter ce mouvement permanent de va-et-vient typique au poste de latéral. Mais quid de son expression par le jeu ?
Privilégier Fran Garcia dans le onze de départ permet de livrer un message : celui de favoriser l’intensité à la précision. L’ancien pensionnaire du Rayo Vallecano manque de justesse pour finaliser les actions et multiplie les mauvais choix dans le dernier tiers du terrain. À l’image de ses centres imprécis où personne ne figure à la retombée. Il convient de noter que le joueur espagnol souffre de l’absence d’un avant-centre classique, capable d’ajuster le gardien adverse par un jeu de tête.
Lors de sa première saison, Joselu était présent mais tous deux étaient remplaçants. Si ses statistiques sont plutôt correctes pour un latéral gauche en l’espace de 3 saisons (11 passes décisives et 3 buts), Fran Garcia n’est pas un joueur qui force la décision, qui décide du score. À l’inverse de Carreras qui, par un trou de souris, était parvenu à faire gagner son équipe sur la pelouse de Valence lors d’une rencontre âpre et verrouillée (0-2).
Fran Garcia est-il vraiment un latéral gauche ? Le numéro 20 du club merengue a connu le fameux rêve américain en qualité de piston gauche. Lors du Mondial des clubs, l’ex-canterano n’était pas bridé par son travail défensif et son explosivité en attaque faisait alors sens.
En janvier dernier, Fran Garcia s’apprêtait à quitter le Real Madrid pour s’aventurer en prêt du côté de la Premier League, à Bournemouth. Alors qu’il avait fait ses adieux à ses coéquipiers puisque son départ relevait d’une imminence, l’état-major madrilène avait bloqué l’opération à la dernière minute. La direction madrilène avait vu juste : Arbeloa devait impérativement compter sur le joueur pour pallier les absences de Carreras et Mendy lors du match aller contre Manchester City.
Ce mois de mars est une alerte pour Alvaro Carreras qui doit se ressaisir et mériter sa place de numéro un. Avec les lacunes de Fran Garcia et la fragilité physique de Ferland Mendy, le boulevard est pourtant tout tracé. La défaite du Real Madrid ne lui a pas permis de marquer des points et Arbeloa pourrait bien décider de choisir une autre option face au Bayern, ce mardi.









































